Un couple de Vendée subit depuis près de deux ans un harcèlement systématique de la part d’un corbeau homophobe. Jean-Luc et son conjoint, qui souhaitent rester anonymes, viennent de déposer une nouvelle plainte après avoir reçu une lettre anonyme le dimanche 2 août 2026. Selon Ouest France, ce courrier s’ajoute à une série d’actes malveillants qui s’étendent sur une période prolongée.
Ce qu'il faut retenir
- Quatorze plaintes déposées en deux ans par le couple en Vendée.
- Le harcèlement inclut menaces de mort, intrusions à domicile et lettres anonymes.
- La dernière lettre a été reçue le 2 août 2026.
- Les victimes n’ont pas été identifiées par la police malgré les plaintes répétées.
- Le profil du corbeau laisse supposer une motivation homophobe.
Selon les informations recueillies par Ouest France, le couple vit dans un climat de tension permanente depuis le printemps 2024. Les faits, consignés dans les plaintes successives, décrivent une escalade dans l’intimidation. Menaces de mort, intrusions non autorisées dans leur domicile et correspondance anonyme constituent les principaux éléments de ce harcèlement. La dernière lettre, reçue il y a une semaine, a été transmise aux autorités pour analyse.
Les enquêteurs de la gendarmerie de Vendée n’ont, à ce stade, identifié aucun suspect. Ouest France précise que les investigations se poursuivent, notamment pour tenter de retracer l’origine des missives et des intrusions. Jean-Luc et son conjoint ont indiqué à la presse qu’ils ne comprennent pas l’origine de cette persécution, d’autant que leur vie personnelle et professionnelle n’a révélé aucune faille exploitable par un tiers malveillant.
« On ne comprend pas pourquoi on est ciblés de cette manière. Ça n’arrête pas depuis deux ans, et on se sent de plus en plus isolés », a confié Jean-Luc à Ouest France.
Le couple a choisi de médiatiser leur situation après avoir épuisé les recours locaux. Leur avocat, contacté par Ouest France, a souligné l’urgence d’une intervention des autorités pour mettre fin à ce cycle de violences psychologiques. Les associations LGBT+ locales ont également réagi, appelant à une prise de conscience collective face à ce type de harcèlement ciblé. « Ces actes relèvent d’une logique de terreur, et il est crucial que la société y réponde avec fermeté », a déclaré une porte-parole de l’association Vendée LGBT.
Ce cas illustre une tendance plus large en France, où les signalements de harcèlement homophobe ont augmenté de 12% entre 2024 et 2025, selon les données du ministère de l’Intérieur. Les associations appellent à renforcer les dispositifs de protection pour les victimes, tandis que les autorités insistent sur la nécessité d’une coopération renforcée entre les forces de l’ordre et les communautés locales. Ouest France rappelle que toute personne victime de harcèlement ou de discriminations peut contacter le 3919, numéro national d’écoute pour les violences sexistes et sexuelles.
Après avoir déposé quatorze plaintes sans résultat concret, le couple a décidé de rendre publique leur situation pour sensibiliser l’opinion et inciter les autorités à agir plus rapidement. Leur avocat a confirmé que cette médiatisation visait à obtenir une protection accrue et à accélérer les investigations.