Dans l’est de La Réunion, la reconstruction de deux lignes haute tension détruites par le cyclone Garance en mars 2025 entre dans sa phase finale. Ce chantier d’envergure, estimé à 19 millions d’euros, doit s’achever d’ici la fin de l’année 2026, selon Ouest France. Les intempéries avaient alors détruit vingt et un pylônes sur une distance de cinq kilomètres, provoquant des coupures d’électricité prolongées dans plusieurs communes de l’île.
Ce qu'il faut retenir
- Un an et demi après le passage du cyclone Garance en mars 2025, vingt et un pylônes et deux lignes haute tension sur cinq kilomètres restent à reconstruire dans l’est de La Réunion.
- Le chantier, lancé après la catastrophe, s’élève à 19 millions d’euros et doit s’achever avant la fin de l’année 2026.
- Les travaux visent à rétablir un réseau électrique résilient face aux aléas climatiques, un enjeu crucial pour l’autonomie énergétique de l’île.
- Les communes de l’est, régulièrement exposées aux cyclones, devraient retrouver une alimentation stable une fois les infrastructures remises en service.
Un cyclone dévastateur et ses conséquences sur le réseau électrique
Le 12 mars 2025, le cyclone Garance, classé en catégorie 3, a frappé violemment l’est de La Réunion. Ses vents dépassant les 200 km/h ont balayé les infrastructures électriques, endommageant irrémédiablement vingt et un pylônes. Ces structures, essentielles au transport de l’électricité produite notamment par les centrales thermiques et hydrauliques de l’île, ont cédé sur un tronçon de cinq kilomètres. Résultat : des milliers de foyers et d’entreprises ont subi des coupures prolongées, certaines durant plusieurs semaines.
Selon les autorités locales, la remise en état du réseau est devenue une priorité absolue. « La reconstruction de ces lignes est indispensable pour sécuriser l’approvisionnement électrique de l’île et éviter de nouvelles perturbations majeures », a indiqué un responsable d’EDF Réunion, cité par Ouest France. Le chantier a été confié à des entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques, sous la supervision de l’État et de la Région.
Un chantier colossal pour renforcer la résilience du réseau
Avec un budget de 19 millions d’euros, financé en partie par l’État et l’Union européenne, ce projet s’inscrit dans une logique de reconstruction durable. Les nouveaux pylônes, conçus pour résister à des vents jusqu’à 250 km/h, seront installés avec des fondations renforcées et des matériaux haute résistance. « Nous avons tiré les enseignements du cyclone Garance. Ces pylônes sont désormais dimensionnés pour des événements climatiques encore plus intenses », a expliqué un ingénieur du projet.
Les travaux, lancés en janvier 2026, ont nécessité une coordination étroite entre les équipes techniques, les autorités locales et les populations riveraines. Des réunions publiques ont été organisées pour informer les habitants des contraintes liées au chantier, comme les coupures temporaires d’électricité ou les restrictions d’accès à certaines zones. « Autant dire que l’adhésion des habitants a été déterminante pour mener à bien ce projet dans les délais impartis », a souligné un élu local.
Un enjeu majeur pour l’autonomie énergétique de l’île
La Réunion, territoire non interconnecté au réseau métropolitain, dépend à plus de 60 % des énergies fossiles pour sa production électrique. Les lignes en reconstruction, qui relient notamment la centrale thermique du Port à Saint-Benoît, jouent un rôle clé dans la stabilité du réseau. Leur remise en service permettra de réduire la dépendance aux groupes électrogènes et de limiter les risques de black-out en cas de cyclone.
Les autorités espèrent que ces travaux s’inscrivent dans une démarche plus large de transition énergétique. « À terme, ces infrastructures doivent faciliter l’intégration des énergies renouvelables, comme l’éolien ou le solaire, dont le développement est encouragé par la Région », a précisé un porte-parole de la DIRM (Direction Interrégionale de la Mer). La reconstruction de ces lignes s’accompagne en effet de réflexions sur l’adaptation du réseau aux nouvelles sources de production.
La reconstruction des lignes haute tension détruites par le cyclone Garance marque une étape importante pour La Réunion. Au-delà de la simple remise en état, ce chantier illustre les défis auxquels font face les territoires insulaires face au changement climatique. Pour les habitants de l’est, c’est aussi l’assurance de retrouver une stabilité électrique, indispensable à leur quotidien comme à leur économie.
Les travaux ont nécessité une planification minutieuse, notamment en raison des contraintes logistiques liées à l’île. Les matériaux, souvent importés, ont dû être acheminés avec soin, tandis que les conditions météorologiques ont parfois ralenti les chantiers. De plus, les normes de résistance imposées aux nouveaux pylônes ont prolongé les phases de conception et de validation.