Un employé d’un lycée du nord du Japon a été interpellé par la police nippone pour le massacre de trente hamsters commis dans un établissement de type love hotel, quelques semaines après avoir déjà été placé en détention pour un acte similaire ayant fait vingt victimes. Selon nos confrères de BMF - International, cette nouvelle affaire porte à au moins cinquante le nombre de rongeurs tués par cet homme en quelques mois seulement.
L’homme, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a profité de la complicité de deux femmes pour perpétrer ces actes dans des hôtels de courte durée, destinés principalement aux couples. Selon Hiroyuki Nasu, responsable de la police de la ville de Miyako, où s’est déroulée une partie des faits, les mises à mort ont eu lieu « à la fin du mois de mars » dans un établissement situé dans cette même ville, située au nord de l’archipel. Une femme de vingt ans a notamment été arrêtée dans le cadre de cette affaire, tandis qu’une autre complice, âgée de dix-neuf ans, avait déjà été interpellée en juillet dernier.
Ce qu'il faut retenir
- Un employé de lycée japonais arrêté pour avoir tué trente hamsters dans un love hotel à Miyako.
- Il avait déjà été incarcéré en juillet pour un massacre similaire ayant fait vingt victimes en février.
- Les deux femmes complices, âgées de 19 et 20 ans, ont également été arrêtées.
- Les vidéos des mises à mort ont été retrouvées sur le téléphone du suspect, ainsi que des échanges évoquant la préparation des actes.
- La police japonaise cherche à déterminer si d’autres actes similaires n’ont pas été commis.
Des mises à mort filmées et préparées en amont
Les investigations menées par les autorités ont révélé que le suspect avait filmé les mises à mort des hamsters, des vidéos qui ont été saisies lors de son interpellation. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces enregistrements servaient à documenter les actes, mais aussi à partager les images avec ses complices. Les échanges de messages entre l’homme et ses deux collaboratrices montrent en effet qu’ils organisaient méthodiquement leurs « séances » dans ces hôtels.
« Où allons-nous tuer les hamsters et nous amuser ? », pouvait-on lire dans l’un des messages consultés par la police. Cette formulation, rapportée par Hiroyuki Nasu, suggère une dimension ludique et préméditée dans la commission de ces actes. Les enquêteurs tentent désormais de déterminer si ces vidéos et ces messages ont été diffusés ou partagés en dehors du cercle restreint des trois individus.
Un premier massacre en février, suivi d’une arrestation en juillet
Le suspect avait déjà été placé en détention en juillet 2026 pour un premier massacre de hamsters, survenu en février dans un établissement hôtelier de la préfecture d’Iwate. À l’époque, il avait agi avec la complicité d’une jeune femme de dix-neuf ans. Les autorités avaient alors saisi des éléments similaires, notamment des vidéos et des échanges préparatoires, confirmant la récidive de l’individu.
Cette récurrence des faits interroge sur la santé mentale du suspect, mais aussi sur les mécanismes de contrôle des établissements hôteliers. Les love hotels, souvent situés en périphérie des grandes villes, offrent un cadre discret qui pourrait faciliter ce type d’actes. Les enquêteurs n’ont pas encore précisé si ces lieux étaient choisis pour leur isolement ou s’ils représentaient un choix délibéré de la part des protagonistes.
Une enquête en cours pour écarter tout risque de récidive
La police japonaise a indiqué qu’elle poursuivait activement ses investigations pour vérifier si d’autres actes similaires n’ont pas été commis par le suspect ou ses complices. Les autorités examinent notamment les périodes non couvertes par les deux affaires déjà élucidées, ainsi que d’éventuels liens avec d’autres établissements ou individus.
« Nous allons explorer toutes les pistes pour nous assurer que personne d’autre n’est impliqué ou n’a subi des préjudices », a précisé Hiroyuki Nasu. Les trois personnes arrêtées ont été placées en garde à vue dans l’attente de leur jugement, tandis que les locaux des établissements concernés font l’objet d’une inspection approfondie.
Cette affaire soulève par ailleurs des questions sur la gestion des établissements hôteliers au Japon, où ces lieux, bien que légaux, restent souvent perçus comme des espaces de non-droit. Les associations de protection animale pourraient demander des mesures supplémentaires pour encadrer ces pratiques, notamment en matière de surveillance vidéo ou de signalement des comportements suspects.