Une crue éclair survenue au Népal a causé d’importants dégâts matériels et humains, notamment dans la région de l’ouest du pays. Selon BMF - International, les autorités locales recensent la destruction d’au moins 19 établissements scolaires, aggravant les défis déjà majeurs en matière d’accès à l’éducation pour des milliers d’enfants. Les pluies diluviennes, caractéristiques de la mousson, ont transformé des zones habitées en véritables pièges, entraînant des pertes humaines et des disparitions.
Ce qu'il faut retenir
- La crue a détruit 19 écoles, privant des milliers d’enfants de leur accès à l’éducation.
- Les autorités népalaises évoquent une dizaine de victimes et plusieurs disparitions, sans chiffre officiel consolidé à ce stade.
- Shanker Gairhe, un humanitaire local, indique que « avant, il y avait un village de plus de 1 200 habitants » dans une zone désormais ravagée.
- Les pluies de mousson, aggravées par le changement climatique, accentuent les risques de catastrophes naturelles au Népal.
Une région dévastée par les eaux
Les intempéries, survenues ces dernières 48 heures, ont touché principalement les districts ruraux de l’ouest du Népal, où les infrastructures restent fragiles. Shanker Gairhe, coordinateur d’une ONG locale, décrit une situation apocalyptique : « Avant, il y avait un village de plus de 1 200 habitants. Aujourd’hui, il ne reste presque rien. Les maisons ont été emportées, les champs sont inondés et les routes coupées. » Selon lui, les dégâts pourraient encore s’aggraver si les pluies persistent. Les services de secours, déjà en sous-effectif, peinent à intervenir dans les zones les plus reculées.
Les écoles détruites, dont certaines servaient également de centres communautaires, laissent des centaines de familles sans solution immédiate pour scolariser leurs enfants. « La rentrée scolaire, prévue début septembre, va être compromise pour des milliers d’élèves », précise un responsable du ministère de l’Éducation. Les classes devraient être relogées dans des bâtiments provisoires, comme des temples ou des centres administratifs, faute de structures adaptées.
Des familles en deuil et des disparus
Un père, dont la fille de 12 ans a disparu dans la crue, a confié son désarroi à un journaliste local : « C’est très très triste. On ne sait même pas où chercher. » Les autorités n’ont pas encore publié de bilan définitif, mais les premiers retours font état d’une dizaine de morts et de plusieurs personnes portées disparues. Les opérations de recherche se poursuivent sous une pluie battante, compliquant les travaux des secouristes. « Les rivières gonflées charrient des débris qui rendent toute progression dangereuse », a expliqué un porte-parole des services d’urgence.
Dans les hôpitaux de la région, les blessés affluent, principalement pour des fractures ou des blessures liées à des chutes de débris. Les stocks de médicaments et de denrées alimentaires commencent à s’épuiser, tandis que les réseaux téléphoniques sont coupés dans plusieurs zones. Les autorités ont lancé un appel à l’aide internationale pour faire face à l’urgence humanitaire.
L’éducation, une victime collatérale des catastrophes climatiques
Cette catastrophe illustre une fois de plus les conséquences indirectes des changements climatiques sur les populations vulnérables. Au Népal, où les saisons des pluies deviennent de plus en plus imprévisibles, les écoles sont régulièrement endommagées ou détruites. « Depuis cinq ans, on constate une augmentation de 30 % des dégâts dans les infrastructures éducatives », souligne Shanker Gairhe. Les fonds alloués à la reconstruction sont souvent insuffisants, et les programmes de prévention peinent à suivre.
Les ONG locales appellent à une mobilisation internationale pour soutenir la reconstruction des écoles et mettre en place des systèmes d’alerte précoce. « Sans éducation, ces enfants n’auront aucune chance de briser le cycle de la pauvreté », insiste-t-il. Les donateurs sont invités à contribuer via des fonds dédiés, mais la lenteur des procédures administratives freine les opérations sur le terrain.
Cette catastrophe rappelle aussi l’urgence d’investir dans des infrastructures résistantes et des plans de prévention adaptés. Reste à voir si les promesses faites après les précédentes inondations, en 2024, seront suivies d’effets. Les familles touchées, elles, attendent des réponses rapides pour reconstruire leur quotidien.
Les districts ruraux de l’ouest du Népal, notamment ceux de la province de Karnali, sont les plus affectés. Les villages en bordure des rivières ont subi les dégâts les plus importants.
Les écoles détruites seront remplacées par des structures temporaires, comme des temples ou des centres administratifs. Le ministère de l’Éducation a annoncé un plan de relocalisation d’urgence, mais les détails restent à préciser.