Un rassemblement s’est tenu hier, lundi 31 août 2026, devant le tribunal de Dunkerque, à l’initiative des proches de deux exilés morts lors d’une tentative de traversée vers l’Angleterre. Selon nos confrères de Libération, Jasmeet Singh, un Indien de 28 ans, et Nagmeldin Adam, un Soudanais de 35 ans, ont péri en mer dans la Manche, mais leurs corps n’ont toujours pas été restitués à leurs familles, cinq mois après les faits.
Ce qu'il faut retenir
- Jasmeet Singh (28 ans, Inde) et Nagmeldin Adam (35 ans, Soudan) ont trouvé la mort en mer dans la Manche en mars 2026 lors d’une traversée vers l’Angleterre.
- Leur décès remonte à plus de cinq mois, mais leurs corps ne sont toujours pas restitués à leurs familles pour organiser des funérailles.
- Un rassemblement a été organisé lundi 31 août 2026 devant le tribunal de Dunkerque par leurs proches pour réclamer la restitution des corps.
- Les familles dénoncent un délai « trop long » et exigent que les procédures administratives soient accélérées.
Les circonstances de leur décès restent floues, mais les deux hommes faisaient partie d’un groupe d’exilés tentant de rejoindre le Royaume-Uni depuis les côtes françaises. Leurs familles, venues d’Inde pour Jasmeet Singh et du Soudan pour Nagmeldin Adam, se heurtent à des lenteurs administratives pour récupérer les dépouilles. « On attend depuis cinq mois, c’est insupportable », a déclaré un membre de la famille de Jasmeet Singh, cité par Libération.
Le rassemblement de lundi visait à sensibiliser l’opinion publique et les autorités sur cette situation. Les proches ont brandi des portraits des deux hommes et des banderoles portant des messages comme « Rendez-nous nos morts » ou « Justice pour Jasmeet et Nagmeldin ». Selon les organisateurs, les démarches pour rapatrier les corps sont bloquées par des procédures judiciaires et administratives, sans explication claire des autorités françaises.
Les associations d’aide aux migrants et aux exilés ont également apporté leur soutien à la mobilisation. « C’est une question de dignité humaine », a souligné une militante de l’association Utopia 56, présente lors du rassemblement. Elle a rappelé que les familles ont le droit de donner une sépulture à leurs proches, conformément aux traditions culturelles et religieuses.
Côté autorités, aucune communication officielle n’a encore été publiée sur le sujet. Interrogé par Libération, le parquet de Dunkerque s’est contenté d’indiquer que les dossiers étaient en cours d’examen, sans préciser de délai. La question de la restitution des corps des migrants décédés en mer reste un sujet récurrent, souvent lié à la lenteur des procédures judiciaires et aux divergences entre les pays concernés.
Pour les familles, l’attente est devenue intenable. « Chaque jour qui passe est une souffrance », a confié un proche de Nagmeldin Adam, ajoutant que les traditions soudanaises exigent des rites funéraires rapides. Sans restitution des corps, les proches ne peuvent ni organiser les obsèques ni faire leur deuil, ce qui aggrave leur détresse.
Les familles et les associations évoquent des lenteurs administratives et judiciaires. Les corps sont sous scellés dans l’attente d’une enquête, mais aucun délai précis n’a été communiqué par le parquet de Dunkerque. Les proches dénoncent un manque de transparence et d’urgence dans le traitement du dossier.