Deux experts ont estimé ce mardi 1er septembre 2026, lors du procès de l’équipe soignante ayant accompagné Diego Maradona jusqu’à son décès en novembre 2020, que la star argentine, alors en plein sevrage d’alcool, « n’était pas dans son état normal » et n’aurait jamais dû être hospitalisée à domicile. Selon nos confrères de Ouest France, les spécialistes ont souligné qu’une prise en charge en centre de réhabilitation aurait été plus adaptée à sa situation.

Ce qu'il faut retenir

  • Diego Maradona était en phase de sevrage alcoolique lors de son hospitalisation à domicile, un état jugé incompatible avec cette prise en charge par deux experts.
  • Les spécialistes ont recommandé une hospitalisation en centre de réhabilitation plutôt qu’un retour à domicile pour sa convalescence.
  • Le procès porte sur les conditions de suivi médical de la légende du football, décédée en novembre 2020.
  • Les déclarations des experts interviennent lors de l’audience du 1er septembre 2026, près de six ans après le drame.

Un état de santé incompatible avec une hospitalisation à domicile

Les deux experts, dont l’identité n’a pas été révélée par Ouest France, ont livré leur analyse devant le tribunal argentin chargé d’examiner les responsabilités dans la mort de Diego Maradona. « Il n’était pas dans son état normal », ont-ils déclaré, rappelant que la phase de sevrage alcoolique nécessitait une surveillance médicale constante et un environnement adapté. « Une hospitalisation en centre spécialisé était indispensable », ont-ils insisté, tout en précisant que le retour à domicile, même encadré, présentait des risques trop importants pour la santé de la star.

Des conditions de convalescence jugées insuffisantes

Les experts ont également pointé du doigt les conditions de la convalescence à domicile, où Maradona avait été transféré après une première hospitalisation. Selon eux, l’absence de cadre médical strict et de personnel formé en permanence a pu contribuer à aggraver son état. « Les protocoles de sevrage ne peuvent pas être appliqués de manière rigoureuse dans un cadre domestique », ont-ils expliqué, ajoutant que les risques de rechute ou de complications étaient alors multipliés. Ces déclarations renforcent les critiques déjà formulées à l’encontre de l’équipe médicale en place à l’époque.

Un procès qui s’étire près de six ans après le drame

Ce procès, qui s’est ouvert il y a plusieurs mois, vise à établir d’éventuelles négligences ou manquements dans le suivi de Maradona. La star argentine, icône mondiale du football, est décédée le 25 novembre 2020 à l’âge de 60 ans, des suites d’un arrêt cardiaque. Les causes exactes de sa mort restent encore débattues, mais son état de santé fragile, aggravé par des années d’addiction à l’alcool et aux substances, avait déjà été largement documenté. Les audiences se poursuivent pour déterminer si les protocoles médicaux ont été respectés ou si, au contraire, des erreurs ont été commises.

Et maintenant ?

Les prochaines audiences devraient permettre d’auditionner d’autres experts et témoignages, afin d’éclairer davantage les conditions dans lesquelles Maradona a été pris en charge. Une décision du tribunal n’est pas attendue avant plusieurs mois, voire la fin de l’année 2026, en fonction de l’avancée des débats. Les familles des médecins et soignants mis en cause ont déjà fait savoir qu’elles contestaient fermement les conclusions des experts, promettant une défense détaillée. Autant dire que le dossier reste plus que jamais ouvert.

En attendant, ce procès ravive les souvenirs douloureux d’une figure du sport mondial, dont la santé déclinante avait déjà suscité de nombreuses interrogations avant son décès.

Les critiques portaient principalement sur le choix de l’hospitalisation à domicile, jugée inadaptée compte tenu de l’état de sevrage du patient, ainsi que sur l’absence de surveillance médicale constante et de cadre spécialisé en centre de réhabilitation.