En l’espace de neuf ans, les statistiques officielles révèlent une évolution contrastée des violences subies par les mineurs en France. Selon Le Monde, le nombre de victimes mineures d’infractions à caractère sexuel a progressé de **156 %**, tandis que celui des violences physiques a augmenté de **112 %** entre 2016 et 2025. À l’inverse, les atteintes aux biens enregistrent une baisse de **50 %** sur la même période.
Ce qu'il faut retenir
- Le nombre de victimes mineures d’infractions sexuelles a progressé de 156 % depuis 2016.
- Les violences physiques envers les mineurs ont augmenté de 112 % en neuf ans.
- Les atteintes aux biens reculent de 50 % sur la même période.
- Ces chiffres proviennent de données du ministère de l’Intérieur.
Une hausse alarmante des infractions sexuelles
Les données du ministère de l’Intérieur, publiées par Le Monde, mettent en lumière une progression spectaculaire des infractions à caractère sexuel impliquant des mineurs. Entre 2016 et 2025, le nombre de victimes a été multiplié par plus de deux, passant de X cas à Y cas. Autant dire que cette tendance reflète une réalité préoccupante pour les autorités et les associations spécialisées.
Les infractions sexuelles incluent, selon les catégories légales, les agressions, les harcèlements et les atteintes à la pudeur. Cette hausse pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs, dont une meilleure déclaration des faits par les victimes ou leur entourage, mais aussi par une augmentation réelle des violences.
Les violences physiques en forte augmentation
Parallèlement, les violences physiques envers les mineurs ont connu une progression tout aussi marquée. Avec une hausse de **112 %**, le nombre de victimes mineures a presque doublé en neuf ans. Les coups et blessures volontaires, ainsi que les violences familiales, constituent une part significative de ces statistiques.
Les services de protection de l’enfance et les associations de lutte contre les maltraitances alertent régulièrement sur les conséquences de ces violences, notamment en termes de santé physique et psychologique des jeunes concernés.
Les atteintes aux biens en net recul
À l’opposé de ces tendances, les atteintes aux biens subies par les mineurs enregistrent une baisse significative de **50 %** depuis 2016. Cette diminution pourrait s’expliquer par des mesures de prévention accrues dans les établissements scolaires ou par une évolution des comportements délinquants.
Cependant, cette baisse ne doit pas occulter la gravité des autres violences, dont l’augmentation reste un sujet de préoccupation majeur pour les pouvoirs publics.
Contacté par Le Monde, le ministère de l’Intérieur n’a pas encore réagi officiellement à ces chiffres. Cependant, des sources internes évoquent déjà des pistes pour renforcer la lutte contre les violences envers les mineurs, notamment via des campagnes de sensibilisation et un meilleur accompagnement des victimes.
Les données du ministère de l’Intérieur regroupent les agressions sexuelles, les harcèlements, les atteintes à la pudeur et les viols commis sur des mineurs. Ces catégories sont définies par le code pénal français.
Plusieurs hypothèses sont avancées : une meilleure prévention dans les écoles, une évolution des stratégies délinquantes, ou encore une modification des comportements des victimes qui porteraient moins plainte pour ces infractions. Aucune étude ne confirme à ce stade une cause unique.