La plateforme française de covoiturage BlaBlaCar annonce ce mardi son arrivée dans vingt nouveaux pays, portant à 41 le nombre de territoires où elle est désormais disponible. Selon Le Figaro, cette expansion, facilitée par l’intelligence artificielle, marque la première vague d’entrées sur de nouveaux marchés pour l’entreprise depuis une décennie.

Ce qu'il faut retenir

  • 41 pays desservis après cette expansion, contre 21 précédemment, dont une première en Afrique avec le Maroc.
  • L’intelligence artificielle a permis de réduire le temps d’expansion de dix ans à quelques mois, avec des coûts d’investissement réduits.
  • 150 millions d’utilisateurs transportés en 2025, dont une majorité via le covoiturage, selon les chiffres de la plateforme.
  • Objectif : développer une base d’utilisateurs avant d’appliquer des frais de service, une fois l’offre et la demande suffisamment stables.
  • L’expansion concerne principalement l’Amérique latine, l’Asie et l’Europe, avec une première en Afrique.

Une croissance accélérée par l’intelligence artificielle

BlaBlaCar a exploité les capacités de l’IA pour mener à bien ce déploiement sans précédent. « Analyse des données du marché local, traduction et adaptation de l’application, marketing numérique et ciblage publicitaire », détaille un représentant de l’entreprise. Toutes ces étapes ont été réalisées depuis Paris, sans nécessiter de présence physique sur place.

Fondée en 2006, BlaBlaCar a mis dix ans à s’implanter dans une vingtaine de pays. Cette fois, l’entreprise a réussi à couvrir vingt nouveaux territoires en seulement quelques mois, avec des investissements « nettement moindres » qu’auparavant. Nicolas Brusson, PDG de BlaBlaCar, souligne dans un communiqué : « En nous développant dans vingt nouveaux marchés, nous offrons un potentiel de pouvoir d’achat considérable, et jusqu’ici inexploité, à des millions d’automobilistes. »

Des marchés ciblés pour une stratégie de long terme

L’entreprise française a choisi de se concentrer sur des régions où le covoiturage pourrait répondre à des besoins économiques pressants. En Amérique latine, en Asie et en Europe, BlaBlaCar compte capitaliser sur la hausse des prix des carburants, liée notamment au conflit au Moyen-Orient. Une situation qui renforce l’attractivité des solutions de mobilité partagée.

Côté Afrique, le lancement au Maroc représente une première pour la plateforme. Selon les déclarations de BlaBlaCar à l’AFP, l’objectif n’est pas de générer des revenus immédiats dans ces nouveaux marchés. L’entreprise privilégie pour l’instant le développement d’une base d’utilisateurs solide. Les frais de service ne seront appliqués qu’une fois l’offre et la demande suffisamment équilibrées, afin d’assurer une expérience utilisateur optimale.

Un modèle économique repensé grâce à l’IA

L’utilisation de l’intelligence artificielle a permis à BlaBlaCar d’optimiser chaque étape de son expansion. La traduction automatique des interfaces, l’adaptation culturelle des contenus et le ciblage précis des campagnes publicitaires ont réduit les coûts et les délais. « Nous avons pu agir rapidement et efficacement, sans avoir à recruter des équipes locales dans chaque pays », explique un porte-parole de l’entreprise.

Cette stratégie s’inscrit dans une volonté de démocratiser le covoiturage à l’échelle mondiale. Avec 150 millions d’utilisateurs transportés en 2025, BlaBlaCar revendique une croissance continue depuis sa création. En 2026, l’entreprise mise sur ces nouveaux marchés pour renforcer sa position de leader dans le secteur de la mobilité partagée.

Et maintenant ?

À court terme, BlaBlaCar devrait continuer à surveiller l’évolution de sa base d’utilisateurs dans les vingt nouveaux pays avant d’envisager une monétisation plus poussée. La plateforme pourrait également étendre son modèle à d’autres formes de mobilité partagée, comme le transport de colis, déjà évoqué par l’entreprise en 2025. Une annonce officielle pourrait intervenir d’ici la fin de l’année.

Une expansion qui s’inscrit dans un contexte économique tendu

Le déploiement de BlaBlaCar coïncide avec une période de hausse des prix des carburants, liée en partie aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Cette situation a pour effet d’accroître l’intérêt des automobilistes pour des alternatives moins coûteuses, comme le covoiturage. En proposant ses services dans des régions où le pouvoir d’achat est un enjeu majeur, l’entreprise française se positionne comme un acteur clé de la mobilité durable.

Si les résultats dans ces nouveaux marchés restent à confirmer, BlaBlaCar mise sur une croissance progressive, en misant sur la fidélisation de ses utilisateurs avant toute tentative de rentabilisation. Une approche prudente, mais qui pourrait s’avérer payante à long terme.

BlaBlaCar n’a pas communiqué la liste complète des vingt nouveaux pays. Selon Le Figaro, l’expansion concerne principalement des pays d’Amérique latine, d’Asie et d’Europe, ainsi que le Maroc en Afrique. Une annonce plus détaillée pourrait intervenir dans les prochaines semaines.

Avec cette expansion, BlaBlaCar confirme sa volonté de s’imposer comme un acteur global de la mobilité partagée. L’utilisation de l’IA comme levier de croissance pourrait inspirer d’autres entreprises du secteur à adopter des stratégies similaires pour accélérer leur développement à l’international.