Selon France 24, l’Inde traverse en ce printemps 2026 une crise climatique d’une ampleur exceptionnelle, marquée par des vagues de chaleur historiques et des pénuries d’eau aiguës dans plusieurs régions du pays. Fin avril, 98 des 100 villes les plus chaudes du monde se situaient en Inde, où les températures maximales quotidiennes ont régulièrement dépassé les 46 °C entre mi-avril et mai. Les autorités locales évoquent 37 décès officiellement recensés liés à la canicule, mais les associations locales estiment que ce bilan est très en deçà de la réalité.

Ce qu'il faut retenir

  • 98 des 100 villes les plus chaudes du monde étaient situées en Inde à la fin avril 2026, selon France 24.
  • Les températures maximales ont dépassé 46 °C dans plusieurs régions entre mi-avril et mai 2026.
  • Le pays, le plus peuplé du monde, fait face à des pénuries d’eau sévères dans plusieurs États.
  • Les 37 décès officiels liés à la canicule sont jugés sous-évalués par les associations locales.
  • L’absence d’accès à la climatisation dans les zones défavorisées aggrave la situation sanitaire.

Des températures extrêmes et des risques sanitaires accrus

Les épisodes de chaleur observés en Inde cette année dépassent les seuils habituels, avec des pics à plus de 46 °C dans des régions comme le Rajasthan, le Pendjab ou encore l’Uttar Pradesh. Pour les populations les plus vulnérables, l’absence d’accès à la climatisation ou à des espaces frais peut devenir « une question de vie ou de mort », souligne un expert cité par France 24. Les personnes âgées, les travailleurs en extérieur et les habitants des bidonvilles sont particulièrement exposés aux risques de déshydratation, de coups de chaleur ou d’insolation. Les hôpitaux locaux rapportent une hausse des admissions pour troubles liés à la chaleur, bien que les chiffres officiels restent limités.

Pénuries d’eau : une crise qui s’ajoute à la chaleur

À la vague de chaleur s’ajoute une crise hydrique qui touche plusieurs États indiens. Des régions comme le Maharashtra, le Tamil Nadu ou encore le Karnataka subissent des pénuries d’eau aiguës, aggravées par la baisse des niveaux des nappes phréatiques et la mauvaise gestion des ressources. Les restrictions d’eau sont devenues courantes dans de nombreuses villes, où les habitants doivent composer avec des coupures quotidiennes. « Les pénuries d’eau aggravent les effets de la canicule, rendant la situation encore plus insupportable pour les populations », a expliqué un responsable d’une ONG locale à France 24. Les agriculteurs, déjà fragilisés par des années de sécheresse, voient leurs récoltes menacées.

Un bilan humain probablement sous-estimé

Si les autorités indiennes ont recensé 37 décès directement liés à la canicule, les associations de défense des droits humains estiment que le vrai bilan pourrait être « plusieurs fois supérieur ». « Les chiffres officiels ne reflètent pas la réalité des zones rurales ou des quartiers défavorisés, où les décès ne sont pas toujours déclarés ou attribués à la chaleur », a déclaré une militante des droits humains interrogée par France 24. Les décès sont souvent comptabilisés comme des « morts naturelles » ou attribués à d’autres causes, faute de diagnostics précis. Les températures extrêmes, combinées à l’humidité élevée dans certaines régions, créent un environnement propice aux complications sanitaires.

Et maintenant ?

Les prévisions météorologiques indiquent que les températures pourraient rester élevées jusqu’à la fin du mois de juin, avec un risque de nouveaux épisodes de canicule dans le nord du pays. Les autorités locales ont annoncé des mesures d’urgence, comme la distribution d’eau potable et l’ouverture de centres de rafraîchissement, mais leur efficacité reste limitée dans les zones les plus touchées. La question de l’adaptation au changement climatique, déjà cruciale en Inde, se pose avec une urgence accrue. Des discussions sont en cours au niveau national pour renforcer les infrastructures de gestion de l’eau et améliorer la résilience des populations face aux vagues de chaleur.

Face à cette crise, la société civile et les organisations internationales appellent à une réponse coordonnée, incluant des investissements dans les énergies renouvelables et des politiques de prévention ciblées. Reste à voir si ces mesures seront suffisantes pour atténuer les effets d’un phénomène qui, selon les experts, risque de s’aggraver dans les années à venir.

Les températures exceptionnelles en Inde en 2026 s’expliquent par une combinaison de facteurs : un phénomène météorologique naturel (comme un anticyclone persistant), le réchauffement climatique global et des conditions locales aggravantes, comme la déforestation ou l’urbanisation mal maîtrisée. Les experts soulignent que ces vagues de chaleur deviennent plus fréquentes et intenses avec le changement climatique.