D'après Le Figaro - Politique, Gilles Simeoni, qui vient d'être élu maire de Bastia, a fait un geste symbolique en ôtant l'écharpe tricolore sitôt après l'avoir reçue. Ce geste a été présenté comme une manière de rappeler le sens de son engagement pour l'autonomie de la Corse, qui n'est pas un « combat contre la République française », dont il déclare « respecter les symboles ».

Le nouveau maire de Bastia, qui retrouve un fauteuil auquel il avait renoncé en 2016 pour présider la Collectivité de Corse, a expliqué dans son premier discours son choix de ne porter que brièvement l'écharpe tricolore, adressant à l'État un ultimatum sur l'autonomie de la Corse. Alors qu'il présidait son premier conseil municipal à Bastia depuis son élection en tant que maire, et avant de désigner ses adjoints, l'autonomiste Gilles Simeoni a brièvement revêtu l'écharpe tricolore avant de la retirer, tandis que la plupart de ses adjoints ont refusé de la porter.

Ce qu'il faut retenir

  • Gilles Simeoni a été élu maire de Bastia et a ôté l'écharpe tricolore sitôt après l'avoir reçue.
  • Il a expliqué que ce geste était une manière de rappeler le sens de son engagement pour l'autonomie de la Corse.
  • Il a adressé un ultimatum à l'État sur l'autonomie de la Corse, estimant que l'État n'a pas avancé assez vite dans le sens espéré.

Le contexte

Le Figaro - Politique rapporte que Gilles Simeoni a déjà accepté de porter l'écharpe tricolore en 2014 après sa première élection comme maire de Bastia. À cette époque, il avait déclaré : « Voici douze ans, le samedi 5 mars 2014, j'avais fait le choix de porter symboliquement l'écharpe tricolore, et expliquais ainsi ce choix dans mon discours d'installation : 'dans quelques minutes, un nationaliste corse, en sa qualité de maire de Bastia, ceindra l'écharpe tricolore pour rendre un hommage solennel à nos morts, qui sont les morts de chaque famille corse. [...] Je disais à l'époque : il reste beaucoup à faire, le chemin sera encore long, incertain, parsemé d'obstacles et d'embûches, mais les plus longues marches commencent par un pas, et ce pas nous l'avons fait ensemble'. »

Mais, selon Gilles Simeoni, depuis lors, l'État n'a pas avancé assez vite dans le sens espéré. Il a donc décidé de poser un ultimatum à l'État sur l'autonomie de la Corse, en déclarant : « Douze années ont passé depuis que j'ai prononcé ces mots. [...] Le port de l'écharpe tricolore était, au-delà du message de réconciliation adressé aux Corses, une manière de dire à l'État que notre combat n'est pas contre la République française, dont nous respectons les symboles et partageons les valeurs universelles qui sont aussi celles de la Corse. Notre combat est contre l'injustice et la négation de ce que nous sommes collectivement, c'est celui d'un petit peuple qui veut être reconnu et construire son destin, et demande à la République française s'il y a de la place en son sein, oui ou non, pour qu'elle reconnaisse ce droit. Le port bref de cette écharpe tricolore en 2026 est cette fois-ci une façon de rappeler à l'État qu'après les douze années qui viennent de s'écouler, le moment est venu pour lui de donner sa réponse. »

Les prochaines étapes

La réforme constitutionnelle sur le statut d'autonomie de la Corse doit être examinée par les sénateurs à compter du mois de mai. Il reste à voir comment l'État répondra à l'ultimatum posé par Gilles Simeoni et si les deux parties parviendront à un accord sur l'autonomie de la Corse.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines et les mois à venir seront déterminants pour l'avenir de la Corse et de ses relations avec l'État. La réforme constitutionnelle sur le statut d'autonomie de la Corse sera examinée par les sénateurs en mai, et il faudra attendre pour voir comment les choses évolueront. Pour l'instant, Gilles Simeoni a posé un ultimatum à l'État, et il reste à voir comment celui-ci répondra.

Il est difficile de prédire comment les choses se passeraient, mais il est clair que les prochaines étapes seront cruciales pour l'avenir de la Corse. Les Corses attendent avec impatience la réponse de l'État, et il est important que les deux parties parviennent à un accord qui prend en compte les besoins et les aspirations de la Corse.

En conclusion, l'élection de Gilles Simeoni comme maire de Bastia et son geste symbolique en ôtant l'écharpe tricolore ont posé un ultimatum à l'État sur l'autonomie de la Corse. Les prochaines semaines et les mois à venir seront déterminants pour l'avenir de la Corse et de ses relations avec l'État.