La surpopulation carcérale est un problème qui persiste dans de nombreux pays européens, selon Euronews FR. Le Conseil de l’Europe a publié un rapport récent mettant en évidence cette question, qui concerne plusieurs pays, dont la Turquie, la France, la Croatie, l’Italie, Malte, Chypre, la Hongrie, la Belgique et l’Irlande, qui ont des prisons surchargées.

Ce rapport, basé sur des données fournies par les services pénitentiaires des 46 États membres du Conseil de l’Europe, montre que le nombre de détenus pour 100 places disponibles est passé de 94,7 à 95,2 entre le 31 janvier 2024 et le 31 janvier 2025, malgré des disparités régionales.

Ce qu'il faut retenir

  • La surpopulation carcérale est un problème persistant dans de nombreux pays européens.
  • Le Conseil de l’Europe a publié un rapport récent mettant en évidence cette question.
  • Le nombre de détenus pour 100 places disponibles est passé de 94,7 à 95,2 entre le 31 janvier 2024 et le 31 janvier 2025.
  • La Turquie, la France, la Croatie, l’Italie, Malte, Chypre, la Hongrie, la Belgique et l’Irlande ont des prisons surchargées.
  • Le Portugal a un taux d’occupation de 103,4 % et est revenu à une situation de surpopulation pour la première fois en six ans.

Les chiffres clés

Au total, au 31 janvier 2025, 1 107 921 personnes étaient détenues dans les 46 États membres du Conseil de l’Europe, soit une hausse de 8,5 % par rapport à l’année précédente. Cela correspond à un taux moyen d’incarcération de 110 détenus pour 100 000 habitants.

La proportion de femmes dans les établissements pénitentiaires est passée de 4,8 % à 5,2 %, la Hongrie, la Tchéquie, Malte et la Suède enregistrant les plus fortes augmentations parmi les pays de plus de 500 000 habitants.

Les causes de la surpopulation carcérale

Le rapport met également en évidence une présence accrue de ressortissants étrangers dans les systèmes pénitentiaires, ainsi qu’une augmentation du nombre de prisonniers de plus de 65 ans.

Le Portugal, au même titre que l’Italie, affiche l’âge moyen le plus élevé, avec 42 ans, devant le Monténégro, l’Estonie et la Serbie, qui ont un âge moyen de 41 ans.

Les taux d’incarcération restent plus élevés en Europe de l’Est, notamment en Turquie, en Azerbaïdjan, en Moldavie et en Géorgie, tandis que la Hongrie, la Pologne, la Tchéquie et la Slovaquie figurent parmi les pays de l’Union européenne qui emprisonnent le plus.

Les conséquences de la surpopulation carcérale

La surpopulation carcérale a des conséquences graves sur les conditions de vie des détenus, ainsi que sur leur santé et leur réinsertion dans la société.

Le secrétaire général de l’Association portugaise de soutien aux détenus, Vítor Ilharco, souligne que les détenus portugais ont « faim » et que les cantines des prisons sont très chères.

Il dénonce également les mauvaises conditions matérielles et d’hygiène des prisons portugaises, ainsi que la présence de ressortissants étrangers dans les systèmes pénitentiaires.

Et maintenant ?

Le Conseil de l’Europe avertit que, à l’avenir, il faudra prendre en compte des « besoins souvent complexes » liés aux « soins de santé, aux maladies chroniques, au déclin cognitif et à la mobilité réduite ».

Les pays européens devront donc trouver des solutions pour répondre à ces besoins et améliorer les conditions de vie des détenus, tout en réduisant la surpopulation carcérale.

La situation de la surpopulation carcérale en Europe est complexe et nécessite une approche globale pour être résolue.