L’artiste Guillaume Valenti présente à Paris une nouvelle série de peintures, intitulée « Rayonnages synchronisés », à la galerie Parliament. Selon Libération, ces œuvres représentent des bibliothèques organisées avec une précision presque mécanique, offrant un aperçu de l’univers intime et conceptuel de l’artiste.

Cette exposition, qui se tient du 12 mai au 14 juin 2026, propose une dizaine de toiles où chaque détail des étagères, des livres et des objets disposés reflète une réflexion sur la mémoire, le temps et la construction de soi. « Ces bibliothèques sont des autoportraits déguisés », explique Valenti dans un entretien accordé à Libération. « On y retrouve mes obsessions, mes influences, mais aussi les vides, ces espaces qui en disent autant que les livres présents. »

Ce qu'il faut retenir

  • L’exposition « Rayonnages synchronisés » de Guillaume Valenti est visible à la galerie Parliament à Paris jusqu’au 14 juin 2026.
  • Une dizaine de peintures représentant des bibliothèques minutieusement organisées y sont exposées.
  • L’artiste y voit des autoportraits déguisés, mêlant mémoire, influences et vides.
  • Selon Libération, ces œuvres interrogent la construction de soi à travers des objets symboliques.

Une série qui interroge l’intimité à travers l’accumulation

Dans ses toiles, Guillaume Valenti joue avec la tension entre ordre et désordre. Les bibliothèques qu’il peint ne sont pas de simples décors : elles deviennent des récits visuels où chaque livre, chaque titre, chaque positionnement raconte une histoire. « Côté technique, j’ai travaillé avec des systèmes de mesure précis pour que chaque élément soit à sa place », précise-t-il. « Mais côté émotionnel, c’est tout le contraire : ces œuvres sont des accumulations de fragments de vie. »

Les couleurs dominantes oscillent entre des tons chauds, évoquant la nostalgie, et des aplats froids, rappelant l’aspect froid des archives. « J’ai voulu créer un équilibre entre la rigidité des étagères et la fluidité des souvenirs », confie l’artiste. Ces contrastes visuels reflètent la dualité de son processus créatif, entre contrôle et spontanéité.

Une galerie au cœur de la scène artistique parisienne

La galerie Parliament, située dans le 11e arrondissement de Paris, s’est imposée ces dernières années comme un lieu dédié à l’art contemporain conceptuel. « Nous avons choisi de montrer cette série de Guillaume Valenti car elle incarne une approche à la fois visuelle et philosophique », indique la directrice de la galerie, Sophie Moreau. « Ses œuvres invitent le spectateur à se perdre dans les détails pour mieux se retrouver. »

L’exposition s’inscrit dans un cycle plus large consacré aux artistes explorant la notion de « traces », qu’elles soient matérielles, mémorielles ou abstraites. « Avec Valenti, c’est la trace de l’objet qui prime, bien plus que l’objet lui-même », ajoute Moreau. La galerie propose également un catalogue édité pour l’occasion, incluant des textes critiques et des photographies des œuvres.

Et maintenant ?

Après Paris, la série « Rayonnages synchronisés » pourrait être présentée à l’étranger dès l’automne 2026, selon des discussions en cours avec plusieurs institutions européennes. Les prochaines étapes pour Guillaume Valenti incluent également la préparation d’une résidence artistique aux États-Unis, où il compte explorer de nouvelles formes d’expression liées à l’archivage et à la perte. Pour l’instant, les visiteurs parisiens peuvent découvrir cette série jusqu’au 14 juin, avec des visites guidées prévues chaque samedi.

Cette exposition s’ajoute à une année déjà riche pour Valenti, qui a vu ses œuvres acquises par plusieurs collections privées en France et en Allemagne. Une reconnaissance qui confirme son positionnement comme l’un des artistes contemporains les plus en vue de sa génération.

« Je vois mes bibliothèques comme des autoportraits parce qu’elles reflètent mes choix, mes oublis et mes obsessions. Chaque livre placé ici, déplacé là, représente une partie de moi, mais aussi ce que j’ai laissé de côté. C’est un miroir brisé, en quelque sorte, où chaque fragment compte. » a-t-il expliqué à Libération.