Un nouvel incendie s’est déclaré vendredi dans le massif du Gros Bessillon, dans le Var, attisé par des rafales de mistral particulièrement violentes. Selon Le Figaro, ce feu, reparti quatre jours après avoir été considéré comme éteint, a déjà ravagé près de 1 000 hectares supplémentaires en seulement six heures. Environ 2 500 habitants, principalement dans les communes de Correns et Montfort-sur-Argens, ont été contraints de quitter leur domicile.

Ce qu'il faut retenir

  • 1 000 hectares supplémentaires parcourus en six heures, portant le bilan à 5 500 hectares détruits depuis le début de l’incendie.
  • 2 500 habitants évacués, dont une partie réside dans les zones de Correns et Montfort-sur-Argens.
  • Le feu, décrit comme « plus rapide qu’un cheval au galop » par le préfet du Var, s’étend sous l’effet de vents orageux et de rafales de mistral.
  • 720 pompiers mobilisés sur place, soutenus par des renforts annoncés samedi. 14 appareils aériens (six hélicoptères bombardiers d’eau, six Canadair et deux Dash) sont également déployés pour lutter contre les flammes.
  • Une habitante évacuée évoque un paysage « d’apocalypse », avec des fumées épaisses recouvrant le ciel et une scène comparée à « un temps de guerre ».

Un incendie reparti après quatre jours d’accalmie

L’incendie du massif du Gros Bessillon, considéré comme maîtrisé jeudi, a repris de plus belle vendredi en raison d’un phénomène de rafales de mistral combiné à des vents orageux. Selon le préfet du Var, Simon Babre, les braises encore incandescentes ont été attisées par ces conditions météorologiques extrêmes, permettant au feu de se propager à une vitesse inhabituelle. « Le feu va plus vite qu’un cheval au galop et défie l’entendement », a-t-il précisé lors d’une conférence de presse.

Les autorités locales ont dû revoir leur stratégie en urgence. Dès vendredi, 2 500 personnes ont été évacuées, principalement dans les secteurs de Correns et Montfort-sur-Argens, où les flammes menacent désormais des habitations. Les pompiers, déjà en première ligne, ont dû adapter leurs moyens pour faire face à l’ampleur du sinistre.

Une mobilisation humaine et matérielle sans précédent

Sur le terrain, les 720 pompiers engagés dans l’opération ont été renforcés samedi par des effectifs supplémentaires, comme l’a annoncé le préfet. Les moyens aériens, jugés indispensables pour ralentir la progression des flammes, ont été massivement déployés. Au total, 14 appareils – dont six hélicoptères bombardiers d’eau, six Canadair et deux Dash – arrosent en continu les zones les plus exposées. Ces engins, capables de larguer jusqu’à 6 000 litres d’eau par sortie, jouent un rôle clé dans la lutte contre l’incendie.

Les habitants, évacués en urgence, ont trouvé refuge dans des centres d’accueil improvisés. Parmi eux, Christelle, une résidente de la zone touchée, a témoigné de l’ampleur des dégâts et de la solidarité qui s’organise. « C’est vraiment l’apocalypse. On se croirait en temps de guerre, entre les flammes, c’est impressionnant », a-t-elle déclaré. Malgré l’urgence, elle participe aux côtés d’autres bénévoles à la préparation des repas pour les pompiers, refusant de quitter les lieux tant que la situation n’est pas stabilisée.

« C’est vraiment l’apocalypse. On se croirait en temps de guerre, entre les flammes, c’est impressionnant. »
Christelle, habitante évacuée, sur les scènes de chaos observées dans le Var

Un contexte météorologique aggravant

L’épisode actuel s’inscrit dans une séquence climatique particulièrement défavorable. Les rafales de mistral, caractéristiques de la région, ont atteint des intensités records ces derniers jours, alimentant les foyers résiduels et favorisant la propagation rapide des flammes. Selon les météorologues, ces conditions devraient persister encore 48 heures, compliquant considérablement les opérations de lutte contre l’incendie.

Les autorités rappellent que le Var, comme d’autres départements du sud de la France, est régulièrement confronté à des incendies estivaux, mais l’ampleur de celui-ci et sa reprise après une période d’accalmie en font un événement exceptionnel. Les spécialistes pointent du doigt le réchauffement climatique, qui aggrave la sécheresse des sols et prolonge la saison des feux de forêt.

Et maintenant ?

Les autorités espèrent contenir l’incendie d’ici mardi, à condition que les conditions météorologiques s’améliorent. Pour l’heure, les pompiers maintiennent une surveillance accrue sur les zones évacuées, où des habitants pourraient être autorisés à rentrer chez eux si la situation le permet. Une cellule de crise a été mise en place pour évaluer les dégâts et organiser les retours progressifs des habitants.

Par ailleurs, une enquête sera ouverte pour déterminer les causes exactes de la reprise du feu après quatre jours d’extinction. Les résultats pourraient éclairer les futures stratégies de prévention dans une région où les risques d’incendie restent élevés.

Ce nouvel incendie survient alors que la France fait face à une série de feux de forêt cet été, notamment en Gironde, où un mégafeu reste « toujours contenu » mais non maîtrisé. La multiplication de ces événements interroge sur la gestion des risques naturels dans un contexte de changement climatique marqué par des étés de plus en plus secs et chauds.

D’après Le Figaro, la reprise du feu s’explique par un phénomène de rafales de mistral combiné à des vents orageux. Ces conditions ont attisé des braises encore incandescentes, permettant au feu de se propager à nouveau. Le préfet du Var, Simon Babre, a qualifié la progression du feu de « plus rapide qu’un cheval au galop », soulignant l’impact décisif de la météo sur l’évolution du sinistre.