Au moins neuf personnes ont été tuées et une dizaine d’autres enlevées lors d’une nouvelle attaque attribuée au groupe islamiste ADF dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon les chiffres communiqués par la société civile, l’assaut a visé la localité de Makumo, située dans le territoire de Mambasa, en Ituri. RFI rapporte ces informations ce mardi 12 mai 2026.

Ce qu'il faut retenir

  • Au moins neuf morts et une dizaine d’enlevés lors de l’attaque des ADF à Makumo (Ituri).
  • La localité de Mambasa avait déjà été touchée par une attaque similaire la semaine précédente.
  • Les ADF, groupe islamiste actif dans la région, sont une fois de plus désignés comme responsables de ces violences.
  • L’Ituri, province déjà fragilisée par l’insécurité chronique, endure une nouvelle vague de violences.

Une attaque ciblée dans une région sous tension

La localité de Makumo, située dans le territoire de Mambasa, est devenue la cible d’une nouvelle offensive des ADF (Allied Democratic Forces), un groupe armé d’obédience islamiste actif dans l’est de la RDC depuis plusieurs années. Selon les données de la société civile locale, neuf personnes ont péri lors de l’attaque, tandis qu’une dizaine d’autres ont été enlevées par les assaillants. RFI, qui cite ces sources, souligne que l’événement s’inscrit dans une série de violences récurrentes dans cette zone déjà éprouvée par des décennies de conflits armés.

L’Ituri, province du nord-est de la RDC, est régulièrement le théâtre d’affrontements entre groupes armés, milices locales et forces de sécurité. La région, riche en ressources naturelles, reste instable malgré les tentatives de stabilisation menées par les autorités congolaises et les missions de maintien de la paix.

Un territoire déjà endeuillé par des violences récentes

Cette attaque survient à peine une semaine après un autre assaut attribué aux ADF dans la même zone. Selon les informations rapportées par RFI, ce précédent incident avait également fait des victimes, bien que le nombre exact de morts et de blessés n’ait pas été précisé dans l’immédiat. Ces événements rappellent la persistance des menaces posées par les groupes armés dans l’est du pays, malgré les opérations militaires en cours contre eux.

Les ADF, initialement actifs en Ouganda avant de se replier en RDC, sont accusés par les Nations unies et plusieurs ONG de commettre des exactions à l’encontre des civils, incluant enlèvements, meurtres et pillages. Leur présence dans la région d’Ituri contribue à alimenter un climat de terreur et à fragiliser davantage la sécurité locale.

Des conséquences humanitaires et sécuritaires lourdes

Chaque attaque de ce type aggrave la crise humanitaire dans une région déjà marquée par la pauvreté, le déplacement forcé des populations et l’accès limité aux services de base. Les autorités locales et les organisations humanitaires peinent à venir en aide aux populations touchées, en raison des restrictions d’accès imposées par l’insécurité persistante. RFI indique que les secours s’organisent, mais que la rapidité d’intervention reste limitée par les risques encourus.

Les enlèvements, en particulier, alimentent un climat de peur parmi les habitants. Les familles des disparus, souvent sans nouvelles pendant des jours, se retrouvent dans une situation d’incertitude totale. Les ADF sont connus pour utiliser ces méthodes afin de semer la terreur et d’étendre leur emprise sur les territoires qu’ils contrôlent.

Et maintenant ?

Dans les prochaines heures, les autorités congolaises devraient renforcer les patrouilles militaires dans la zone de Mambasa afin de sécuriser les populations et tenter de localiser les disparus. Une réunion d’urgence est également attendue avec les représentants locaux et les partenaires internationaux pour évaluer les besoins humanitaires et sécuritaires immédiats. Reste à voir si ces mesures suffiront à rétablir un semblant de calme dans une région où la violence semble s’enraciner.

Les prochains jours seront déterminants pour comprendre l’ampleur des dégâts humains et matériels causés par cette attaque, ainsi que pour évaluer la réponse des autorités face à cette escalade de violences.

L’enjeu, désormais, est de prévenir une nouvelle dégradation de la situation, alors que les populations civiles paient un lourd tribut dans ce conflit sans fin.