À Perpignan, dans le sud de la France, le festival international du photojournalisme Visa pour l’Image se tient jusqu’au 13 septembre 2026. Comme chaque année, l’événement met en lumière des reportages de guerre, des crises humanitaires et des bouleversements géopolitiques à travers le monde. Parmi les travaux exposés, celui du photojournaliste franco-syrien Abdulmonam Eassa se distingue par son approche à la fois crue et humaine. Ses clichés, réalisés pour Le Monde entre octobre 2024 et décembre 2025, documentent la guerre au Soudan sous un angle peu médiatisé : celui des femmes préparées à des rôles militaires dans certains centres du pays.

Ce qu'il faut retenir

  • Abdulmonam Eassa, photojournaliste franco-syrien, a couvert la guerre au Soudan entre octobre 2024 et décembre 2025 pour Le Monde.
  • Son reportage, exposé à Visa pour l’Image à Perpignan, révèle l’existence de centres où des femmes sont formées à la guerre.
  • Le festival, qui se déroule du 29 août au 13 septembre 2026, met en avant des images poignantes de la crise soudanaise.
  • Les clichés d’Eassa montrent à la fois l’horreur du conflit et la résilience des populations locales.

Un regard brut sur la guerre au Soudan

Le conflit au Soudan, qui dure depuis plusieurs années, a plongé le pays dans une crise humanitaire majeure. Les images d’Abdulmonam Eassa, présentées lors de l’édition 2026 de Visa pour l’Image, offrent un éclairage inédit sur cette guerre. Plutôt que de se concentrer uniquement sur les combats ou les destructions, le photojournaliste a choisi de documenter l’impact du conflit sur la société soudanaise, en particulier sur les femmes. Ses clichés, réalisés en octobre 2024 et décembre 2025, révèlent des scènes où des femmes sont préparées à des rôles militaires dans certains centres du pays.

Selon les informations rapportées par RFI, ces centres, souvent méconnus des médias internationaux, jouent un rôle ambigu. Si certains y voient une forme de résistance face à l’oppression, d’autres y décèlent une militarisation croissante de la société civile. Abdulmonam Eassa a expliqué à RFI : « Ces images montrent une réalité complexe, où la survie et la résistance prennent des formes inattendues. » Son travail met en lumière non seulement la violence du conflit, mais aussi la manière dont les Soudanais, malgré tout, maintiennent des liens humains.

Visa pour l’Image, un festival dédié à l’actualité visuelle

Fondé en 1989, Visa pour l’Image est l’un des rendez-vous incontournables du photojournalisme mondial. Chaque année, il rassemble des professionnels du secteur à Perpignan pour exposer des reportages couvrant les grands enjeux de notre époque. Cette édition 2026, qui se déroule du 29 août au 13 septembre, ne fait pas exception. Parmi les thèmes abordés figurent les conflits armés, les migrations forcées et les crises sanitaires.

Le reportage d’Abdulmonam Eassa s’inscrit dans cette lignée en apportant un témoignage visuel rare sur la guerre au Soudan. Ses photographies, exposées dans le cadre du festival, sont accompagnées d’un texte explicatif qui replace son travail dans le contexte plus large du conflit. « On ne peut pas comprendre la guerre sans voir ceux qui la subissent », a-t-il souligné auprès de RFI.

Et maintenant ?

Alors que la guerre au Soudan se poursuit sans perspective immédiate de résolution, les travaux comme ceux d’Abdulmonam Eassa pourraient jouer un rôle clé dans la sensibilisation internationale. Le festival Visa pour l’Image, en exposant ces images, contribue à maintenir l’attention sur des crises souvent reléguées au second plan. Pour les prochains mois, les organisateurs du festival ont annoncé des débats sur l’éthique du photojournalisme en zone de conflit, un sujet qui prend une importance croissante à mesure que les guerres se prolongent.

Quant à Abdulmonam Eassa, il continue de documenter les crises humanitaires à travers le monde. Ses prochains reportages devraient se concentrer sur les conséquences des conflits en Afrique subsaharienne, un sujet qu’il connaît bien pour y avoir déjà travaillé par le passé.

Cette édition de Visa pour l’Image rappelle une fois encore que le photojournalisme reste un outil essentiel pour comprendre les réalités du monde, même les plus difficiles.

Le festival Visa pour l’Image a pour mission de mettre en lumière les grands reportages photographiques couvrant l’actualité mondiale, notamment les conflits, les crises humanitaires et les enjeux géopolitiques. Il vise à sensibiliser le public et à soutenir le travail des photojournalistes.