Comme le rapporte BFM - Politique, Marine Le Pen a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, malgré la persistance de son procès en appel concernant l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national (RN). Cette décision, actée lors d’un déplacement prévu mercredi avec Jordan Bardella, intervient dans un contexte judiciaire et politique particulièrement tendu.
Ce qu'il faut retenir
- Marine Le Pen a officiellement lancé sa campagne pour la présidentielle 2027, affirmant qu’elle fera campagne « sans bracelet électronique » malgré sa condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires.
- Le RN a annoncé que Marine Le Pen et Jordan Bardella effectueront un déplacement commun dès mercredi pour marquer le début de leur campagne.
- En parallèle, le procès en appel du RN se poursuit, avec des réactions politiques vives, notamment de la part de François Ruffin ou Jean-Luc Mélenchon.
- Plusieurs responsables politiques, dont Manon Aubry et Léa Balage El Mariky, ont critiqué la stratégie de la candidate, qualifiant le RN de « parti de voleurs et de menteurs ».
- Laure Lavalette, porte-parole du RN, a estimé que le seul risque encouru par Marine Le Pen serait de remporter l’élection.
Une candidature officiellement lancée malgré les controverses judiciaires
Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux et relayée par BFM - Politique, Marine Le Pen a confirmé qu’elle se présenterait à l’élection présidentielle de 2027. Elle a précisé qu’elle mènerait sa campagne « sans bracelet électronique », en référence à sa condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires du RN. Cette affaire, qui concerne l’emploi présumé fictif d’assistants parlementaires européens, a déjà conduit à sa condamnation en première instance en 2023. Le procès en appel, toujours en cours, ajoute une dimension judiciaire à cette campagne.
Le RN a rapidement organisé un déplacement commun entre Marine Le Pen et Jordan Bardella pour marquer le lancement officiel de la campagne. Selon les informations de BFM - Politique, ce déplacement est prévu dès mercredi, symbolisant l’unité de la formation politique autour de sa candidate.
Les réactions politiques se multiplient, entre soutien et critiques acerbes
La candidature de Marine Le Pen a suscité de vives réactions dans le paysage politique français. François Ruffin, député de la Somme, a dénoncé lors du procès en appel du RN « des distributions d’emplois fictifs, à tout l’entourage, comme des pains au chocolat ». Une formule choc qui a marqué les esprits, selon les comptes-rendus de BFM - Politique.
Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise, a réagi à la condamnation de Marine Le Pen en la qualifiant de « minable dans cette gesticulation pour se défausser ». De son côté, Manon Aubry, députée européenne du groupe La France Insoumise, a déclaré : « On savait que le Rassemblement national était un parti de voleurs, désormais, c’est aussi un parti de menteurs ».
Le RN face à ses détracteurs et à la justice
Les avocats de Marine Le Pen ont défendu leur cliente en soulignant qu’elle « ne lâche rien » dans son pourvoi en cassation. Léa Balage El Mariky, députée écologiste, a pour sa part affirmé que la culpabilité de Marine Le Pen est « actée », selon les échanges rapportés par BFM - Politique.
Jean-René Cazeneuve, député « Ensemble pour la République » du Gers, a quant à lui déclaré : « Je n’imagine pas une minute que Marine Le Pen se présente » en raison de son procès. Une prise de position qui contraste avec l’optimisme affiché par le RN, où Laure Lavalette a estimé que le seul risque pris par Marine Le Pen est de gagner l’élection présidentielle.
Une affiche de campagne dévoilée pour symboliser la Renaissance
En parallèle de sa déclaration de candidature, Marine Le Pen a dévoilé son affiche de campagne, intitulée « Pour la France, la Renaissance ». Ce slogan, accompagné d’une photographie de la candidate, vise à incarner un nouveau départ pour le pays, selon les explications fournies par le RN et reprises par BFM - Politique.
Les premières réactions à cette annonce ne se sont pas faites attendre. Eric Ciotti et Eric Zemmour, figures de la droite et de l’extrême droite, ont réagi à chaud à l’annonce de la candidature de Marine Le Pen, bien que les détails de leurs déclarations n’aient pas été précisés dans les comptes-rendus de BFM - Politique.
Les prochaines étapes incluent les débats télévisés prévus pour l’automne 2026, ainsi que les décisions judiciaires attendues d’ici la fin de l’année. Reste à voir comment Marine Le Pen parviendra à concilier sa campagne électorale avec les enjeux judiciaires qui pèsent sur elle.
Le procès en appel du RN dans l’affaire des assistants parlementaires est toujours en cours. Une décision pourrait intervenir d’ici la fin de l’année 2026, selon les informations rapportées par BFM - Politique. Par ailleurs, un éventuel pourvoi en cassation pourrait prolonger le processus judiciaire.