Une affaire aux multiples rebondissements secoue Monaco et Kiev depuis le dépôt d’un colis piégé ayant grièvement blessé un oligarque ukrainien. Selon Franceinfo – Faits divers, la principale suspecte, Anastasia Berezovska, 39 ans, a été retrouvée morte près de la capitale ukrainienne avant que deux hommes ne soient arrêtés et n’avouent son assassinat. Ces éléments, révélés ce 7 juillet 2026, ouvrent de nouvelles pistes sur l’organisation de cette tentative d’homicide.

Ce qu’il faut retenir

  • Anastasia Berezovska, suspectée d’avoir déposé un colis piégé à Monaco le 29 juin 2026, a été retrouvée morte, criblée de balles, dans la banlieue de Kiev le 7 juillet 2026.
  • Deux hommes, dont un officier du renseignement ukrainien en activité et un ancien agent des forces de l’ordre, ont été arrêtés et ont reconnu leur implication dans son assassinat.
  • Les autorités ukrainiennes évoquent des traces de torture et une détention dans une maison située près de Kiev, filmée par un policier.
  • Berezovska avait quitté Monaco quelques heures après l’explosion, pour gagner l’Allemagne puis l’Ukraine, où elle est arrivée le 1er juillet 2026.
  • Les deux hommes arrêtés affirment avoir agi de leur propre chef, sans révéler l’identité des commanditaires présumés de la tentative de meurtre contre l’oligarque Vadim Ermolaev.

Une suspecte sous surveillance avant l’attentat

Le 29 juin 2026, quatre heures avant l’explosion de son colis piégé à Monaco, Anastasia Berezovska avait été filmée dans une boutique de téléphonie proche de la Principauté. Selon les images récupérées par les enquêteurs, elle achetait une batterie externe sans montrer aucun signe de stress. « Ça m’a un peu étonné quand j’ai vu que c’était elle la suspecte. Elle est rentrée, elle a fait ses ‘courses’, elle est repartie », a déclaré le vendeur à Franceinfo. Peu après l’attentat, qui a grièvement blessé l’oligarque Vadim Ermolaev et sa famille, Berezovska a quitté Monaco pour l’Italie, puis l’Allemagne, où elle vivait depuis 2022, avant de rejoindre sa famille en Ukraine le 1er juillet.

Des aveux sous la pression des preuves

Deux jours après la découverte de son corps près de Kiev, les autorités ukrainiennes ont annoncé l’arrestation de deux hommes impliqués dans sa mort. Selon le parquet de Kiev, ces derniers auraient reconnu les faits et avoué avoir versé des crypto-monnaies ainsi que réalisé des virements à Berezovska. Pour autant, ils n’ont pas encore révélé l’identité des commanditaires de la tentative d’assassinat contre l’oligarque Ermolaev. « Ils affirment avoir agi de leur propre chef, sans livrer pour l’instant d’autres détails », a précisé un porte-parole du parquet.

Les images diffusées par la justice ukrainienne montrent une maison située en banlieue de Kiev, où Berezovska aurait été détenue. Dans cette pièce sombre, des outils sont posés contre un mur et des traces de sang sont visibles sur une bâche au sol. « Il s’agit de la maison d’un des auteurs présumés de l’assassinat », a souligné le parquet.

Un profil troublant pour les suspects

Les deux hommes arrêtés présentent un profil inattendu : l’un est officier du renseignement ukrainien toujours en activité, tandis que l’autre est un ancien agent des forces de l’ordre. Leur lien avec Berezovska, ainsi que les méthodes utilisées, laissent planer des doutes sur l’origine réelle de cette opération. Pour la justice ukrainienne, la question reste entière : Berezovska était-elle manipulée à distance, ou a-t-elle agi seule avant d’être éliminée ? « La femme de 39 ans était-elle pilotée à distance par ces hommes ? », s’interroge un enquêteur sous couvert d’anonymat.

Un oligarque visé, un réseau à démêler

Vadim Ermolaev, l’un des hommes les plus riches d’Ukraine, a été grièvement blessé lors de l’explosion de son colis piégé le 29 juin à Monaco. Bien que les autorités monégasques n’aient pas communiqué sur l’état de santé des victimes, l’affaire a pris une dimension internationale, impliquant désormais des territoires ukrainiens et allemands. Les enquêteurs tentent de reconstituer le parcours de Berezovska, de son achat anodin en boutique de téléphonie à sa fuite vers l’Ukraine, où elle a été interceptée puis exécutée.

Les investigations se poursuivent pour identifier les véritables commanditaires de cette tentative d’homicide. Si les deux suspects arrêtés affirment avoir agi seuls, les autorités ukrainiennes et monégasques n’excluent pas l’hypothèse d’un réseau plus large. « Qui sont les véritables commanditaires de la tentative de meurtre contre l’un des hommes les plus riches d’Ukraine ? », s’interroge encore le parquet de Kiev.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes de l’enquête devraient se concentrer sur l’analyse des virements en crypto-monnaies et des échanges téléphoniques des deux suspects arrêtés. Une perquisition approfondie de la maison située près de Kiev pourrait également fournir des éléments supplémentaires sur les méthodes utilisées et l’organisation du réseau. D’ici la fin du mois de juillet, les autorités ukrainiennes devraient rendre publics les premiers résultats des expertises médico-légales réalisées sur le corps de Berezovska. À Monaco, la procédure judiciaire contre les éventuels complices locaux de l’attentat devrait également avancer.

Cette affaire, qui mêle crime organisé, renseignement et tentative d’assassinat transnationale, reste sous haute surveillance. Les liens entre les différents protagonistes et les motivations profondes de cet attentat pourraient être clarifiés dans les semaines à venir.

Selon les autorités ukrainiennes, Berezovska aurait été éliminée pour éviter qu’elle ne parle ou ne révèle l’identité des commanditaires. Son assassinat pourrait s’inscrire dans une logique d’élimination des témoins gênants, comme en témoignent les traces de torture retrouvées sur son corps.

Les deux hommes, dont un officier du renseignement ukrainien en activité, ont reconnu avoir payé Berezovska via des virements et des crypto-monnaies. Ils affirment avoir agi de leur propre chef, mais les enquêteurs cherchent à vérifier s’ils faisaient partie d’un réseau plus large.