Près d'une soixantaine de plaintes pour menaces ont été déposées contre Philippe Védovini, le grand-père d'Émile, depuis sa garde à vue en mars 2025. Le petit garçon, disparu en 2023 dans le quartier du Haut-Vernet, n'a jamais été retrouvé. Selon BFM - Faits Divers, ces plaintes visent aussi bien les réseaux sociaux que des courriers anonymes, certains émanant de régions éloignées comme Caen, Brest ou Paris.

Les avocats de la famille Vedovini envisagent désormais de solliciter une protection judiciaire pour leurs clients. Ces derniers subissent des accusations publiques répétées, allant jusqu'à des tentatives d'incendie contre leur résidence secondaire. Les tensions restent vives, trois ans après la disparition du jeune Émile.

Ce qu'il faut retenir

  • 60 plaintes déposées contre Philippe Védovini depuis mars 2025, dont une quinzaine pour menaces sur les réseaux sociaux et une cinquantaine pour courriers anonymes.
  • Le grand-père, sorti libre sans charge après sa garde à vue, fait l'objet de qualifications diffamatoires comme « assassin » ou « pédophile ».
  • En mai 2026, un incendie criminel a partiellement détruit leur résidence secondaire dans les Alpes-de-Haute-Provence.
  • Un homme de 78 ans, sans lien avec la famille, a été condamné à deux ans de prison pour cette tentative d'incendie.
  • En septembre 2025, une femme a été condamnée à 2 000 euros d'amende pour diffamation envers Philippe Védovini.
  • Un signalement récent a été effectué par la grand-mère d'Émile lors d'une messe à Aix-en-Provence, évoquant la présence d'un individu suspect.

Une avalanche de menaces depuis 2025

Philippe Védovini, grand-père d'Émile, est la cible d'une vague de menaces depuis sa garde à vue en mars 2025. Selon son avocate, maître Isabelle Colombani, « il y a de plus en plus de menaces contre mon client depuis les gardes-à-vue de mars 2025 ». Les messages, souvent anonymes, proviennent de toute la France, comme en témoignent les plaintes déposées par le grand-père.

Parmi les accusations portées, certaines visent directement son activité professionnelle. Des courriers anonymes l'accusent d'attouchements sur ses patients dans son cabinet de kinésithérapie, situé dans les Bouches-du-Rhône. D'autres messages, publiés sur les réseaux sociaux, qualifient Philippe Védovini d'« assassin » ou de « pédophile ».

Des actes de violence et des condamnations

La situation a dégénéré en mai 2026 avec une tentative d'incendie visant la résidence secondaire des grands-parents d'Émile, située au Haut-Vernet dans les Alpes-de-Haute-Provence. Roland W., un homme de 78 ans sans lien avec la famille, a été interpellé et condamné le 7 juillet 2026 à deux ans de prison avec mandat de dépôt par le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains. Lors de son audition, il a affirmé croire que « les coupables [de la mort d'Émile] se trouvent dans la famille ».

Cette condamnation s'ajoute à celle, en septembre 2025, d'une femme reconnue coupable de diffamation envers Philippe Védovini. Elle avait utilisé une fausse identité de secrétaire municipale pour l'accuser publiquement d'être responsable de la disparition d'Émile et d'autres faits graves. Le tribunal correctionnel de Marseille l'a condamnée à 2 000 euros d'amende et à des dommages et intérêts.

Un climat d'insécurité persistant

Les grands-parents d'Émile dénoncent un climat de plus en plus dangereux. Dans un message adressé à BFM - Faits Divers le 17 mai 2026, Anne et Philippe Vedovini expliquaient : « Aujourd'hui, nos enfants et nous-mêmes sommes en danger car après les gardes-à-vue, nous avons été broyés et jetés en pâture dans les médias et il restera toujours des personnes soucieuses de nous faire du mal. »

Le 7 juin 2026, Anne Vedovini a signalé à la gendarmerie de Roquevaire la présence d'un individu suspect lors d'une messe à la chapelle des Pénitents Gris d'Aix-en-Provence. Selon elle, cette personne cherchait à identifier les fidèles et à obtenir des informations sur elle et son mari.

Menaces en ligne et intimidations ciblées

Le 12 mars 2026, maître Isabelle Colombani a déposé plainte après des menaces de mort publiées sur Facebook et X (ex-Twitter). Le parquet de Draguignan a confirmé l'ouverture d'une enquête. L'avocate a révélé que l'auteur des messages avait notamment divulgué l'adresse de son cabinet de kinésithérapie ainsi que celle des tribunaux où elle plaide. « Cette personne a pu indiquer qu'elle voulait ma mort par égorgement », a-t-elle précisé.

Ces actes s'inscrivent dans un contexte où Philippe Védovini, bien que sorti libre de sa garde à vue en mars 2025 sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui, reste au cœur de suspicions persistantes. Sa disparition en 2023, dans des circonstances non élucidées, alimente toujours les spéculations les plus diverses.

Et maintenant ?

Les avocats des grands-parents d'Émile pourraient solliciter une protection judiciaire dans les prochaines semaines. Par ailleurs, les enquêtes en cours, notamment celle ouverte après les menaces de mars 2026, pourraient aboutir à de nouvelles condamnations. Enfin, la famille attend toujours des réponses sur les circonstances exactes de la disparition d'Émile, dont l'instruction se poursuit. Le procès de Roland W. pour l'incendie criminel de mai 2026 a marqué une première étape judiciaire, mais d'autres décisions pourraient intervenir d'ici la fin de l'année.

Les tensions restent vives, et la situation des grands-parents d'Émile illustre les difficultés rencontrées par les familles dans les affaires criminelles non résolues. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l'évolution des protections judiciaires et des enquêtes en cours.

Philippe Védovini a été placé en garde à vue en mars 2025, puis libéré sans charge. Pourtant, sa disparition en 2023 dans des circonstances troubles, ainsi que les spéculations médiatiques et publiques, continuent d'alimenter des accusations infondées. Selon son avocate, « les réseaux sociaux et les rumeurs persistent à le désigner comme responsable, malgré l'absence de preuves ».

Les avocats des grands-parents d'Émile pourraient demander aux deux juges d'instruction en charge de l'affaire une protection renforcée, incluant une protection judiciaire ou des mesures de surveillance spécifiques. Maître Isabelle Colombani a indiqué que cette option était « à l'étude » pour les prochaines semaines.