La cour d’appel de Paris examinera, le 2 juin 2026, une demande de réouverture de l’information judiciaire pour viol visant le réalisateur Luc Besson, définitivement close en juin 2023. Selon Le Monde, le parquet général a apporté son soutien à cette initiative, portée par la plaignante Sand Van Roy. Celle-ci a transmis de nouvelles analyses ADN « de nature à corroborer » sa version des faits, un élément qui relance ainsi une affaire judiciaire qui semblait close depuis trois ans.

Ce qu'il faut retenir

  • La cour d’appel de Paris étudiera le 2 juin 2026 une demande de réouverture de l’enquête pour viol contre Luc Besson.
  • Le parquet général a confirmé son appui à la requête de la plaignante, Sand Van Roy.
  • De nouvelles analyses ADN, présentées comme déterminantes, ont été fournies pour étayer les accusations.
  • L’information judiciaire avait été définitivement close en juin 2023.

Une affaire judiciaire relancée par des preuves ADN

L’affaire Luc Besson, qui avait été classée sans suite en 2023, connaît un nouveau rebondissement grâce à l’intervention du parquet général. Ce dernier a décidé de soutenir la demande de réouverture formulée par Sand Van Roy, une ancienne assistante du réalisateur. Selon les éléments rapportés par Le Monde, les nouvelles analyses ADN présentées par la plaignante auraient permis d’identifier des traces biologiques en lien avec les faits reprochés. Ces éléments, jugés « de nature à corroborer » sa version, ont convaincu le parquet de l’opportunité de rouvrir le dossier.

Cette décision intervient après plusieurs années de procédure judiciaire et de tensions entre les parties. En 2018, Sand Van Roy avait porté plainte contre Luc Besson pour viol, évoquant des faits survenus en 2004. Le réalisateur avait toujours nié les accusations, qualifiant les allégations de « calomnieuses ». Après une enquête préliminaire, le parquet de Paris avait classé l’affaire sans suite en 2021, avant qu’un recours ne soit déposé et finalement rejeté en 2023.

Un soutien institutionnel inattendu

Le soutien apporté par le parquet général à la demande de Sand Van Roy marque une étape significative dans cette affaire. Jusqu’ici, les autorités judiciaires avaient systématiquement refusé de donner suite à ses recours. Pourtant, cette fois, le parquet a considéré que les nouvelles preuves, notamment les analyses ADN, justifiaient une réévaluation du dossier. « Les éléments transmis présentent un caractère nouveau et sérieux », a indiqué une source proche du dossier à Le Monde.

Cette position du parquet général pourrait s’expliquer par la pression médiatique et publique qui entoure l’affaire depuis plusieurs années. Luc Besson, figure majeure du cinéma français, est une personnalité protégée par des soutiens influents, ce qui avait jusqu’ici joué en sa faveur. Pourtant, les accusations de Sand Van Roy, étayées par des preuves matérielles, semblent avoir pesé dans la balance. La cour d’appel de Paris aura désormais la lourde tâche de trancher sur la recevabilité de cette demande de réouverture.

Et maintenant ?

La prochaine audience, prévue le 2 juin 2026, déterminera si l’information judiciaire peut être rouverte. Si la cour d’appel donne son accord, une nouvelle enquête devra être menée, ce qui pourrait entraîner des auditions supplémentaires et une réévaluation des éléments à charge. Dans l’hypothèse où l’enquête serait relancée, les conséquences pourraient être majeures pour Luc Besson, tant sur le plan judiciaire que médiatique. Reste à voir si les nouvelles preuves présentées par Sand Van Roy suffiront à convaincre les magistrats.

Quoi qu’il en soit, cette décision rappelle que certaines affaires judiciaires peuvent connaître des rebondissements même après plusieurs années de procédure. La cour d’appel aura donc la responsabilité de statuer en toute indépendance, en pesant le poids des nouvelles preuves et les droits de toutes les parties impliquées.

Selon les informations rapportées par Le Monde, le parquet général a considéré que les nouvelles analyses ADN présentées par Sand Van Roy présentaient un caractère « nouveau et sérieux ». Ces éléments n’avaient pas été pris en compte lors du classement initial de l’affaire en 2023, ce qui justifie désormais une réévaluation du dossier.