Alors que la rentrée sportive bat son plein, l’attention se porte aussi sur la reprise, ce vendredi 4 septembre, de l’Arkema Première Ligue, le championnat de France féminin de football. Mais au-delà des compétitions professionnelles, c’est l’ensemble de la filière amateur qui enregistre une progression significative, comme le rapporte RFI.

Ce qu'il faut retenir

  • En 2025, la Fédération française de football (FFF) comptait 250 000 licenciées, un record historique pour les joueuses, dirigeantes, éducatrices et arbitres féminines.
  • L’institution s’est fixé pour objectif de doubler ce nombre d’ici 2028, soit un total de 500 000 inscrites.
  • Cette ambition passe par une meilleure visibilité des équipes féminines dès les catégories jeunes, avec des initiatives comme la Vinci Mixed Cup, tournoi international mixte organisé depuis dix ans.

Avec 250 000 licenciées en 2025, la Fédération française de football (FFF) bat un nouveau record en matière d’engagement féminin dans le football amateur. Ce chiffre inclut les joueuses, mais aussi les dirigeantes, éducatrices et arbitres, reflétant une dynamique globale. Selon nos confrères de RFI, cette progression s’inscrit dans une volonté affichée de l’institution de doubler ce nombre d’ici 2028, en misant sur la détection et l’accompagnement des jeunes talents.

Pour atteindre cet objectif ambitieux, la FFF mise sur la visibilité des équipes féminines dès le plus jeune âge. « L’idée est de montrer que le football féminin existe à tous les niveaux, y compris dans les petits clubs », explique un responsable de la Fédération. Cette stratégie s’appuie sur des dispositifs comme le Vinci Mixed Cup, un tournoi international mixte qui rassemble chaque année, depuis une décennie, des jeunes joueuses et joueurs. L’événement, organisé sous l’égide de Vinci, illustre une volonté de mixité et d’inclusion dans le football de base.

Le football féminin amateur profite également d’un contexte plus large. Les succès récents de l’équipe de France féminine, notamment lors de l’Euro 2025, ont contribué à populariser la discipline auprès du grand public. « Ces performances ont un effet d’entraînement, notamment chez les jeunes filles qui voient désormais le football féminin comme une voie crédible », souligne un éducateur en district. La médiatisation croissante des compétitions féminines, y compris au niveau amateur, renforce cette tendance.

« Doubler le nombre de licenciées en trois ans est un défi, mais les indicateurs sont au vert. Les clubs sont de plus en plus nombreux à créer des sections féminines, et les joueuses sont mieux accompagnées qu’avant. » — Un responsable de la Fédération française de football, cité par RFI

Et maintenant ?

Pour concrétiser cet objectif, la FFF devrait annoncer dans les prochains mois un plan d’action détaillé, incluant des subventions supplémentaires pour les clubs et des formations spécifiques pour les encadrantes. Une campagne de communication est également prévue pour le printemps 2027, afin de cibler les jeunes filles et leurs familles. La prochaine édition de la Vinci Mixed Cup, prévue en juin 2027, pourrait servir de vitrine à cette dynamique.

Reste à voir si cette mobilisation portera ses fruits, alors que les défis logistiques et financiers persistent dans certains territoires. L’enjeu sera aussi de maintenir l’engouement au-delà des pics médiatiques, pour ancrer durablement le football féminin dans le paysage sportif français. Une chose est sûre : la FFF compte bien faire de 2028 une année charnière.