Ce lundi 1er juin, l’émission BFM Bourse, présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business, a mis en lumière un chiffre colossal : l’intelligence artificielle de Google traite chaque mois un volume de données équivalent à 3,2 quadrillions de tokens. Une performance qui illustre l’ampleur des ressources mobilisées par les modèles d’IA les plus avancés, alors que le secteur technologique continue de croître à un rythme soutenu.
Ce qu'il faut retenir
- 3,2 quadrillions de tokens traités chaque mois par l’IA de Google, un volume record qui reflète l’explosion des données utilisées dans l’apprentissage automatique.
- L’émission BFM Bourse, diffusée quotidiennement sur BFM Business, consacre régulièrement des sujets liés à l’économie et aux technologies, avec des invités experts du secteur financier.
- Plusieurs analystes et économistes, dont Alexandre Baradez (IG France) et Marc Girault (HMG), ont participé aux débats, abordant des thèmes comme la valorisation des entreprises technologiques ou les seuils techniques des marchés.
- Les invités ont souligné l’importance des valeurs technologiques, notamment dans le cadre de l’événement Choose France, où des entreprises comme Schneider Electric ont été mises en avant.
- Le portefeuille BFM-Responsable a surperformé les marchés européens cette semaine, porté par des valeurs tech et le redressement du secteur du tourisme.
Un volume de données inédit pour l’IA de Google
Selon BFM Business, les systèmes d’IA de Google manipulent chaque mois un volume de données équivalent à 3,2 quadrillions de tokens. Pour donner un ordre de grandeur, un quadrillion représente un milliard de milliards, soit un « 1 » suivi de 24 zéros. Autant dire que ce chiffre dépasse l’entendement pour le grand public, mais il reflète l’échelle des infrastructures nécessaires pour entraîner et faire fonctionner les modèles les plus avancés, comme ceux utilisés dans les outils de recherche, la traduction automatique ou les assistants conversationnels.
Cette annonce intervient alors que les géants de la tech investissent massivement dans l’IA générative et les infrastructures cloud. Les tokens, unités élémentaires de texte traitées par les modèles, sont au cœur de cette dynamique. Plus les modèles sont complexes, plus le volume de données nécessaires à leur apprentissage et à leur optimisation augmente.
BFM Bourse, un rendez-vous quotidien pour décrypter l’économie et la tech
L’émission BFM Bourse, diffusée chaque jour de la semaine entre 16h et 17h sur BFM Business, est devenue une référence pour les investisseurs et les professionnels du secteur. Ce lundi 1er juin, plusieurs invités de marque ont pris part aux débats, abordant des sujets variés, de la valorisation des entreprises à l’impact de l’IA sur les marchés.
Parmi eux, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG France, a évoqué la décote de 45 % de la tech chinoise par rapport à la tech américaine, attribuée à l’obsession des investisseurs pour les valeurs technologiques outre-Atlantique. Une analyse qui s’inscrit dans un contexte de tensions commerciales persistantes entre les États-Unis et la Chine, ainsi que d’un recentrage des flux d’investissement vers les États-Unis.
De son côté, Marc Girault, co-fondateur de HMG, a mis en lumière une idée reçue dans l’émission Bullshitomètre : « Les actions cotées reflètent la santé des entreprises » — un propos qu’il a qualifié de « faux ». Selon lui, les valorisations boursières intègrent des facteurs bien plus larges que la seule santé financière des entreprises, comme les anticipations de croissance ou les tendances sectorielles.
Les valeurs technologiques au cœur des débats
Plusieurs invités ont mis en avant le rôle central des entreprises technologiques dans la performance des marchés. Frédéric Rozier, co-responsable de la gestion de portefeuille chez Mirabaud, a détaillé la performance du portefeuille BFM-Responsable, qui a surperformé les marchés européens cette semaine. Cette performance s’explique notamment par la présence de valeurs technologiques, mais aussi par le redressement du secteur du tourisme et de l’aérien, deux domaines fortement impactés par la pandémie.
Bertrand Lamielle, directeur général de Portzamparc Gestion, a quant à lui analysé les opportunités offertes par les annonces de la 9ème édition de Choose France, un événement annuel visant à attirer les investissements en France. Parmi les valeurs mises en avant, Schneider Electric a retenu son attention, ainsi que VusionGroup, dont l’action a connu une forte hausse en bourse.
Les seuils techniques et les alertes traders
Romain Daubry, consultant pour Bourse Direct, a également participé aux débats en abordant les seuils techniques incontournables sur les marchés. Il a notamment évoqué la configuration de Capgemini, une entreprise dont l’action est suivie de près par les traders en raison de son exposition aux secteurs de la tech et du conseil. Ces seuils, souvent liés à des niveaux de support ou de résistance, jouent un rôle clé dans la prise de décision des investisseurs.
Ces analyses techniques s’ajoutent aux débats macroéconomiques, comme ceux menés par Christian Parisot, économiste et conseiller chez Aurel BGC, ou Alexandre Hezez, stratégiste indépendant. Tous deux ont discuté des perspectives des marchés financiers, dans un contexte marqué par l’incertitude économique et les tensions géopolitiques.
Quant aux entreprises françaises, leur capacité à tirer parti de l’événement Choose France sera un indicateur clé de leur attractivité. Les prochains mois diront si les annonces faites lors de cette édition permettront de renforcer leur positionnement face à la concurrence internationale.
Un token est une unité de texte traitée par les modèles d’intelligence artificielle. Il peut s’agir d’un mot, d’une partie de mot ou d’un caractère de ponctuation. Les tokens servent à décortiquer et analyser les données textuelles pour entraîner les modèles ou générer des réponses.
Plusieurs facteurs expliquent cette décote de 45 %, selon Alexandre Baradez d’IG France. D’abord, les investisseurs privilégient les valeurs technologiques américaines en raison de leur maturité et de leur domination sur des segments clés comme l’IA ou le cloud. Ensuite, les tensions géopolitiques entre les États-Unis et la Chine, ainsi que les risques réglementaires, pèsent sur la confiance des marchés.