Le 19 juillet 2020, Denis Martin, ancien dirigeant du groupe PSA pour l’Asie, s’évapore dans la nature à Aubussargues, une petite commune du Gard située à une trentaine de kilomètres de Nîmes. Agé de 63 ans, il s’était installé dans cette région avec son épouse deux ans plus tôt, au moment de sa retraite. Le couple vivait dans une propriété cossue entourée d’oliviers et de verdure, tandis que deux fils, issus du premier mariage de Denis Martin, vivaient également sur place. Selon Le Figaro, son épouse a déclaré aux gendarmes qu’il était parti faire un footing vers 10 heures, sans son téléphone, ses lunettes ni son chien, un compagnon habituel lors de ses sorties.

Ce qu’il faut retenir

  • Denis Martin, ancien dirigeant de PSA pour l’Asie, a disparu le 19 juillet 2020 à Aubussargues (Gard), alors âgé de 63 ans.
  • Il aurait quitté son domicile pour un footing sans son téléphone, ses lunettes ni son chien, selon les déclarations de son épouse aux gendarmes.
  • L’épouse a évoqué une possible dispute conjugale aux deux fils de Denis Martin, issus d’un premier mariage, précisant qu’un conflit aurait éclaté vers 5 heures du matin.
  • L’affaire a été classée sans suite par le parquet de Nîmes en janvier 2025, une décision contestée par l’avocat des fils, Me Félix Allary, pour qui « une disparition ne se classe pas, elle s’élucide ».
  • Le couple était sur le point de divorcer au moment des faits, mais vivait toujours ensemble.

Une disparition aux circonstances troubles

Selon les éléments recueillis par Le Figaro, Denis Martin, alors retraité depuis deux ans, avait choisi de s’installer dans le Gard avec son épouse après une carrière internationale au sein du groupe PSA. Les gendarmes ont été alertés par son épouse vers midi, après que celle-ci a réalisé que son mari n’était pas rentré de sa sortie matinale. L’absence de son téléphone, de ses lunettes et de son chien, habituellement présents lors de ses promenades, a immédiatement suscité des interrogations. Son épouse a d’abord évoqué un état dépressif chez Denis Martin, puis, lors d’un appel aux deux fils du dirigeant, a mentionné une dispute conjugale survenue vers 5 heures du matin.

Les circonstances de cette disparition restent floues. L’hypothèse d’une fuite volontaire, d’un accident ou d’un acte criminel a été avancée, sans qu’aucune piste ne soit privilégiée officiellement. Le fait que Denis Martin ait quitté son domicile sans ses effets personnels habituels a nourri les spéculations, tandis que l’absence de traces ou de demande de rançon a rendu toute enquête particulièrement complexe. Le couple, en instance de divorce, vivait sous le même toit, ce qui a ajouté une dimension supplémentaire à l’incompréhension entourant cette disparition.

Un classement contesté par la famille

Le parquet de Nîmes a officiellement classé l’affaire en janvier 2025, au motif que « les investigations n’ont pas permis de déterminer les circonstances exactes de la disparition ». Une décision que conteste vivement Me Félix Allary, l’avocat des deux fils de Denis Martin. Dans un entretien rapporté par Le Figaro, l’avocat a fermement critiqué ce classement, déclarant : « Une disparition ne se classe pas, elle s’élucide. Les zones d’ombre persistent, et nous continuons à demander que les recherches soient poursuivies. »

Pour la famille, plusieurs éléments restent inexpliqués. L’absence de téléphone, de lunettes et de chien, ainsi que la mention d’une dispute conjugale non documentée par les forces de l’ordre, alimentent les doutes sur la version initiale des faits. Les fils de Denis Martin, nés de son premier mariage, ont toujours exprimé leur inquiétude quant à l’absence de réponses claires. Leur avocat insiste sur la nécessité de rouvrir le dossier, soulignant que les investigations menées jusqu’à présent n’ont pas permis d’écarter définitivement l’hypothèse d’un acte criminel.

Un contexte familial marqué par les tensions

Les déclarations de l’épouse de Denis Martin aux gendarmes et à ses beaux-fils révèlent un contexte familial tendu. Le couple était en instance de divorce au moment de la disparition, et une dispute aurait éclaté vers 5 heures du matin, selon les propos rapportés par l’épouse aux deux fils. Ces éléments, bien que non confirmés par des preuves tangibles, ont été pris en compte dans le cadre de l’enquête. L’absence de Denis Martin pendant plusieurs heures avant que son épouse n’alerte les autorités a également été soulignée par les enquêteurs.

Côté procédural, le classement de l’affaire en janvier 2025 marque un tournant. Pour la famille, cette décision administrative ne clôt pas les questions en suspens. Me Félix Allary a indiqué que des recours pourraient être envisagés pour contester ce classement, bien que les voies juridiques disponibles restent limitées. Les fils de Denis Martin espèrent que de nouveaux éléments, ou une réouverture du dossier, permettront un jour de faire la lumière sur cette disparition.

Et maintenant ?

Pour la famille de Denis Martin, la décision du parquet de Nîmes ne met pas fin à leurs recherches. L’avocat des fils a laissé entendre que des démarches pourraient être entreprises pour relancer les investigations, bien que les moyens juridiques pour contester un classement restent limités. Aucune date précise n’a été avancée pour une éventuelle réouverture du dossier, mais la pression médiatique et familiale pourrait jouer en faveur d’un réexamen des éléments disponibles. Les proches de Denis Martin appellent à une vigilance accrue sur les zones d’ombre persistantes, notamment la dispute conjugale évoquée et l’absence inexpliquée de ses effets personnels.

Cette affaire illustre les difficultés rencontrées dans les enquêtes pour disparition, où l’absence de corps ou de preuves directes complique considérablement le travail des enquêteurs. Entre hypothèses de fuite, d’accident ou de crime, les zones d’ombre subsistent. Pour la famille Martin, le temps semble s’écouler sans apporter de réponses, malgré le classement officiel de l’affaire.

Selon les éléments communiqués par le parquet de Nîmes, le classement de l’affaire en janvier 2025 repose sur l’absence de preuves permettant de déterminer les circonstances exactes de la disparition de Denis Martin. Les enquêteurs n’ont pas retrouvé de traces de son passage, ni de corps, ni d’indices concluants pour orienter l’enquête vers une piste en particulier.