Le 15 juillet 2025, Matis Dugast, âgé de seulement 19 ans, perdait la vie dans un accident du travail survenu à Sainte-Flaive-des-Loups, en Vendée. Un an plus tard, sa mère, toujours marquée par ce drame, témoigne de son quotidien et de sa détermination à faire évoluer les règles de sécurité au travail. Selon Ouest France, elle continue son combat en attendant le procès, prévu pour janvier 2027, qui devra déterminer les responsabilités dans cette tragédie.

Ce qu'il faut retenir

  • Matis Dugast, 19 ans, est décédé le 15 juillet 2025 dans un accident du travail à Sainte-Flaive-des-Loups (Vendée).
  • Sa mère, toujours en deuil, milite aujourd’hui pour une meilleure protection des travailleurs.
  • Un procès est attendu pour janvier 2027 afin de statuer sur les responsabilités.
  • L’accident soulève à nouveau la question de la sécurité dans certains secteurs professionnels.

Un an après le drame, la mère de Matis Dugast partage son quotidien, entre souffrance et engagement. Comme elle l’explique à Ouest France, sa vie a basculé ce jour-là, et rien ne peut effacer cette perte. Pourtant, elle a choisi de transformer sa douleur en combat, afin que d’autres familles n’aient pas à vivre la même épreuve. « On ne se remet jamais d’un tel drame », confie-t-elle. « Mais je me bats pour que plus aucun parent n’ait à enterrer son enfant à cause d’un accident du travail. »

Son action s’inscrit dans la durée. Depuis l’été 2025, elle multiplie les démarches pour sensibiliser l’opinion publique et interpeller les pouvoirs publics. Elle participe à des conférences, rencontre des associations de victimes, et intervient auprès des médias pour alerter sur les lacunes en matière de prévention. Son objectif ? Faire évoluer la législation et imposer des contrôles plus stricts dans les entreprises. « Il faut que les choses bougent, côté sécurité et côté justice », déclare-t-elle. « Mon fils n’est plus là, mais d’autres pourraient l’être si on ne fait rien. »

L’accident de Matis Dugast s’est produit dans des circonstances encore floues. Les investigations menées après le drame ont révélé des failles dans les procédures de sécurité de l’entreprise où il travaillait. Selon les premiers rapports, le jeune homme aurait été victime d’un effondrement de structure lors de son intervention. Les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de l’accident et identifier les éventuelles responsabilités. Dans l’attente des conclusions, sa mère exige des réponses claires. « Je veux savoir ce qui s’est vraiment passé ce jour-là, insiste-t-elle. Et surtout, je veux que justice soit rendue pour Matis. »

Et maintenant ?

Le procès, prévu pour janvier 2027, constituera une étape cruciale dans cette affaire. Il devra trancher sur les responsabilités civiles et pénales, et pourrait aboutir à des sanctions contre l’employeur ou des manquements identifiés. Parallèlement, l’engagement de la mère de Matis pourrait inspirer d’autres initiatives locales ou nationales pour renforcer la prévention des accidents du travail. Reste à voir si ces démarches aboutiront à des changements concrets dans les mois à venir.

Cette affaire rappelle également l’ampleur du phénomène des accidents du travail en France. Chaque année, des centaines de travailleurs perdent la vie ou sont gravement blessés dans des conditions souvent évitables. Les associations de victimes dénoncent depuis longtemps un manque de moyens dans les contrôles et une législation parfois trop laxiste. « Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2024, plus de 600 décès ont été recensés dans ce cadre », rappelle un expert cité par Ouest France. « Et pour chaque accident mortel, des dizaines de cas graves laissent des séquelles à vie. »

Pour la mère de Matis, l’heure n’est plus à la résignation. Elle espère que son combat servira d’exemple et permettra d’éviter d’autres drames. « Mon fils aurait pu avoir 20 ans aujourd’hui, souffle-t-elle. À la place, il repose sous la terre. Alors oui, je me bats, parce que son souvenir doit servir à quelque chose. »

Le procès est prévu pour janvier 2027. Il devra déterminer les responsabilités dans l’accident de Matis Dugast et pourrait aboutir à des sanctions contre l’employeur ou des manquements identifiés.

Elle prévoit de continuer à sensibiliser l’opinion publique, participer à des conférences et rencontrer des associations de victimes pour faire évoluer la législation sur la sécurité au travail.