Le spécialiste français de l'intelligence artificielle LightOn accélère ses prises de commandes auprès de l'État français, comme l'a détaillé mardi 16 juin Aymeric Diday, directeur de la gestion chez Pergam, lors de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. Cette annonce s'inscrit dans un contexte marqué par la montée en puissance des acteurs français de l'IA, notamment face à des concurrents internationaux comme Palantir, dont le contrat avec la DGSI a pris fin.

Ce qu'il faut retenir

  • LightOn déploie son IA dans le secteur public en France, selon les propos d'Aymeric Diday dans BFM Bourse.
  • Le contrat entre la DGSI et Palantir n'est plus renouvelé, confirmant un tournant stratégique pour l'État français.
  • SpaceX pourrait devenir la première capitalisation boursière mondiale, selon une analyse de John Plassard de Cité Gestion.
  • Nvidia a levé 25 milliards de dollars lors de sa première émission d'obligations d'entreprise en cinq ans.
  • Goldman Sachs a revu à la baisse ses prévisions sur le prix du pétrole.

Un virage stratégique pour l'IA française dans le secteur public

LightOn, start-up française spécialisée dans les solutions d'IA pour les administrations, accélère son déploiement auprès des institutions publiques. Selon Aymeric Diday, cette avancée s'inscrit dans une volonté de souveraineté technologique de la France, notamment après la fin du contrat liant la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Palantir. Ce choix marque une préférence pour des solutions européennes, moins dépendantes des acteurs américains.

L'État français semble ainsi privilégier des partenaires locaux, une tendance confirmée par plusieurs observateurs du secteur. La décision intervient alors que l'intelligence artificielle devient un enjeu majeur pour la sécurité nationale et l'efficacité administrative. LightOn, qui propose des outils basés sur le traitement automatique du langage, pourrait ainsi renforcer sa position sur le marché public.

SpaceX en tête pour la première capitalisation boursière mondiale ?

Dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé et responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion, s'est interrogé sur la possibilité pour SpaceX de devenir la première capitalisation boursière mondiale. L'entreprise d'Elon Musk a en effet connu une croissance fulgurante ces dernières années, portée par ses activités spatiales et ses projets ambitieux, comme la constellation Starlink. Selon Plassard, si la tendance se poursuit, SpaceX pourrait dépasser des géants comme Apple ou Microsoft d'ici quelques années.

Cette analyse s'appuie sur des indicateurs économiques récents, notamment la valorisation record de l'entreprise. Les investisseurs semblent en effet particulièrement optimistes quant à son avenir, malgré les défis technologiques et réglementaires. Reste à voir si cette trajectoire se concrétisera, mais le pari est pris par plusieurs analystes.

Nvidia et Goldman Sachs : des signaux contrastés sur les marchés

Nvidia a réalisé une levée de fonds historique mardi 16 juin, en émettant pour 25 milliards de dollars d'obligations d'entreprise. Cette opération, la première en cinq ans pour le géant des semi-conducteurs, reflète sa santé financière et la forte demande pour ses produits, notamment ses puces dédiées à l'IA. Un succès qui illustre l'engouement des investisseurs pour les entreprises liées à l'intelligence artificielle.

À l'inverse, Goldman Sachs a revu à la baisse ses prévisions sur le prix du pétrole. La banque américaine anticipe désormais un baril moins cher que prévu en 2026, en raison d'une demande mondiale plus faible et d'une offre qui reste abondante. Cette révision pourrait avoir des répercussions sur les marchés énergétiques et les économies dépendantes du pétrole.

Un partenariat stratégique entre General Motors et Lockheed Martin

Un autre fait marquant de la journée concerne l'annonce d'un partenariat entre General Motors et Lockheed Martin. Les deux entreprises ont indiqué travailler ensemble sur des projets liés à la défense et à l'aérospatial. Cette collaboration pourrait notamment porter sur des technologies avancées pour les véhicules militaires ou les systèmes de propulsion.

Ce rapprochement s'inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques et de course aux armements, où les États-Unis cherchent à renforcer leur avance technologique. Les détails concrets de ce partenariat restent à préciser, mais il confirme l'intérêt croissant des acteurs industriels pour les synergies entre civil et militaire.

Et maintenant ?

Plusieurs échéances pourraient influencer le secteur technologique dans les prochains mois. D'abord, l'évolution de la valorisation de SpaceX, dont l'introduction en Bourse reste attendue avec impatience. Ensuite, la capacité de LightOn à concrétiser ses contrats avec l'État français, un processus qui pourrait s'étaler sur plusieurs trimestres. Enfin, la réaction des marchés à la baisse des prévisions de Goldman Sachs sur le pétrole, susceptible d'affecter les secteurs de l'énergie et de la chimie.

Enfin, la fin du contrat entre la DGSI et Palantir ouvre une période d'incertitude quant aux solutions retenues par la France pour ses besoins en renseignement. Les prochains mois devraient permettre d'éclairer ces choix stratégiques, cruciaux pour l'autonomie technologique du pays.

Plusieurs acteurs français de l'IA, comme LightOn, sont en lice pour répondre aux besoins de la DGSI. D'autres solutions pourraient également provenir de consortiums européens ou de start-up spécialisées dans la cybersécurité. Aucune décision n'a encore été officialisée à ce stade.