Selon Frandroid, la prochaine console de Sony, la PlayStation 6, pourrait voir sa sortie repoussée en raison de la pénurie persistante de composants électroniques, notamment la mémoire vive (RAM). Le groupe Embracer, dans son dernier rapport annuel, souligne que cette situation pourrait contraindre le géant japonais à revoir son calendrier de développement.
Ce qu'il faut retenir
- Un retard possible : la PS6 pourrait être lancée en 2028 ou 2029 au lieu de 2027, selon les analystes.
- La RAM en cause : la pénurie de mémoire vive impacte directement la production des consoles et des composants électroniques.
- Un rapport d'Embracer : le groupe, spécialisé dans le jeu vidéo, a publié ces informations dans son dernier bilan annuel.
- Un enjeu industriel : la crise des semi-conducteurs touche l'ensemble du secteur technologique depuis plusieurs années.
Une sortie initialement prévue pour 2027
À l'origine, la PlayStation 6 devait succéder à la PS5 dès 2027, suivant ainsi le cycle habituel des consoles Sony, qui sort une nouvelle machine tous les six ans. Pourtant, selon les informations révélées par Frandroid, le groupe Embracer tempère ces prévisions. Dans son rapport annuel publié récemment, il évoque explicitement une possible révision du calendrier, imputable en grande partie à la crise des composants électroniques.
Cette situation n'est pas nouvelle : depuis la pandémie de Covid-19, les chaînes d'approvisionnement mondiales subissent des tensions persistantes, notamment sur les semi-conducteurs, dont la RAM fait partie. Les constructeurs doivent donc adapter leurs stratégies pour faire face à ces contraintes.
La RAM, un composant critique pour les consoles
La mémoire vive joue un rôle clé dans les performances des consoles modernes. Pour la PS6, une augmentation significative de la capacité de RAM était attendue afin de supporter des jeux en 4K, voire en 8K, avec des temps de chargement réduits. Or, la pénurie actuelle limite la disponibilité de ces composants, rendant leur intégration plus complexe et plus coûteuse.
D'après les analystes du secteur, cette situation pourrait contraindre Sony à opter pour des solutions alternatives, comme une réduction de la capacité mémoire ou un report pur et simple du lancement. « La situation des composants reste tendue, et cela impacte directement nos capacités de production », a déclaré un porte-parole du groupe Embracer, cité par Frandroid.
Un contexte industriel toujours difficile
La crise des semi-conducteurs, qui a débuté en 2020, a déjà entraîné des retards dans de nombreux secteurs, du smartphone aux ordinateurs en passant par les consoles de jeux. Les fabricants de RAM, comme Samsung ou SK Hynix, peinent à répondre à la demande, en raison notamment des goulots d'étranglement dans la production de puces électroniques.
Pour Sony, l'enjeu est double : d'une part, maintenir la qualité et les performances de la PS6, et d'autre part, éviter une hausse trop importante des coûts de production. Une solution pourrait passer par un partenariat renforcé avec les fabricants de puces, mais cela prendrait du temps. Autant dire que le calendrier initial semble désormais hors de portée.
Une chose est sûre : l'industrie du jeu vidéo, déjà fragilisée par la crise des puces, devra faire preuve d'adaptabilité dans les mois à venir. La sortie de la PS6 en 2028 ou 2029 dépendra largement de l'évolution de la situation industrielle, mais aussi des choix stratégiques de Sony.
D'après les informations disponibles, Sony pourrait soit réduire la capacité de RAM de la PS6, soit opter pour une architecture différente permettant de contourner partiellement le problème. Une autre piste serait de collaborer plus étroitement avec des fabricants de puces pour sécuriser l'approvisionnement, mais cela prendrait du temps.