Xiaomi frappe fort avec son nouveau 17T, un smartphone qui mise sur un design compact et une partie photographique ambitieuse pour se positionner en haut de gamme, selon Frandroid. Annoncé à partir de 749 euros, ce modèle de milieu de gamme 2026 propose un zoom optique x5 identique à celui du modèle Pro, une première dans cette tranche de prix.
Ce qu'il faut retenir
- Un écran AMOLED de 6,59 pouces en définition 1.5K, certifié Dolby Vision et HDR10+, affichant jusqu’à 3440 nits en luminosité maximale
- Un triple capteur photo arrière incluant un téléobjectif périscopique x5 de 50 Mpx, une première à moins de 800 euros
- Une batterie de 6500 mAh avec une autonomie réelle dépassant une journée et demie en usage mixte
- Un processeur MediaTek Dimensity 8500-Ultra épaulé par 12 Go de RAM et jusqu’à 512 Go de stockage
- Un prix de départ à 749 euros pour la version 12/256 Go, en hausse de 100 euros par rapport à son prédécesseur
- L’absence de recharge sans fil et une recharge filaire limitée à 67 W, loin des standards du marché
Un design compact et une finition soignée, mais des compromis sur les matériaux
Le Xiaomi 17T rompt avec la tradition des grandes dalles en adoptant un écran AMOLED de 6,59 pouces, contre 6,83 pouces sur le 15T précédent. Ce choix permet une meilleure ergonomie à une main et des bords plats aux angles harmonieusement arrondis, selon les tests de Frandroid. La finition mate de la version « Opal White » repousse efficacement les traces de doigts et offre des reflets nacrés subtils.
Côté protection, le smartphone est certifié IP68 et équipé d’un verre Corning Gorilla Glass 7i à l’avant et à l’arrière. Cependant, le cadre latéral en plastique à 749 euros déçoit face à des concurrents en aluminium ou titane. Le bloc photo arrière, redessiné en forme de carré symétrique, dépasse légèrement du châssis mais assure une stabilité parfaite lorsqu’il est posé sur une table. Le flash a été déplacé à l’extérieur, laissant place à un capteur colorimétrique.
Un écran performant, mais des limites sur la gestion de la fréquence de rafraîchissement
L’écran AMOLED de 6,59 pouces affiche une définition 1.5K (2756 x 1268 pixels) et une densité de 460 ppp, garantissant une excellente netteté. Les mesures réalisées avec CalMAN Ultimate montrent une luminosité adaptative impressionnante : jusqu’à 2156 nits sous un soleil de plomb et 3440 nits en lecture HDR, assurant une lisibilité parfaite en extérieur. Les couleurs, avec un DeltaE moyen de 3,18 en mode « Vif », sont fidèles et bien calibrées pour un usage humain.
Cependant, la gestion de la fréquence de rafraîchissement souffre de saccades logicielles. Le panneau LTPS ne permet pas une variation fine entre 1 et 120 Hz, comme le feraient des technologies plus coûteuses comme les LTPO. De nombreuses applications, dont YouTube, restent bloquées en 60 Hz par défaut, malgré la présence d’un menu permettant de forcer le 120 Hz. Le smartphone est par ailleurs quadruplement certifié par TÜV Rheinland pour le confort visuel, avec une gradation PWM à 3840 Hz éliminant tout scintillement.
Des performances équilibrées, mais un refroidissement perfectible
Sous le capot, le Xiaomi 17T embarque un processeur MediaTek Dimensity 8500-Ultra gravé en 4 nm, associé à 12 Go de RAM LPDDR5X et jusqu’à 512 Go de stockage. Ce combo offre une bonne fluidité en usage quotidien, y compris pour le multitâche ou l’édition vidéo sur CapCut. Les performances ludiques sont correctes : le smartphone maintient 60 images par seconde sur Fortnite en mode Épique, mais doit réduire les réglages graphiques sur des jeux plus exigeants comme Genshin Impact ou Wuthering Waves.
Le refroidissement 3D Ice Loop annoncé par Xiaomi ne suffit pas à éviter un throttling de 20 % après 10 minutes d’usage intensif. Les mesures thermiques révèlent jusqu’à 50 °C dans une pièce climatisée à 20 °C, un seuil qui pourrait dépasser cette valeur sous une chaleur estivale. Pour autant, cet échauffement ne concerne que des usages très poussés, rarement rencontrés au quotidien.
HyperOS 3 et HyperAI : une interface optimisée, mais des logiciels intrusifs
Le Xiaomi 17T tourne sous Android 16 avec la surcouche HyperOS 3, dont les animations retravaillées et les icônes redessinées apportent une touche plus épurée. Une nouveauté majeure est l’intégration de « Hyper Island », une réplique logicielle du Dynamic Island d’Apple, affichant des informations contextuelles pour les appels, la musique ou les minuteurs. L’écosystème HyperAI, basé sur Google Gemini pour les versions européennes, propose des outils comme la traduction instantanée, la retranscription de mémos vocaux ou la génération de fonds d’écran dynamiques.
Cependant, l’expérience est entachée par la présence de nombreux pourriciels (Amazon, Booking, Facebook, TikTok, etc.) et de doublons avec les outils Google. Le magasin alternatif « GetApps » envoie également des notifications intrusives. Xiaomi s’engage tout de même sur 5 ans de mises à jour système et 6 ans de correctifs de sécurité, un engagement solide mais légèrement inférieur à celui de Samsung ou Google.
La photo, point fort du Xiaomi 17T : un zoom optique x5 à moins de 800 euros
Le véritable atout du Xiaomi 17T réside dans sa configuration photographique. Le smartphone partage avec le modèle Pro le même téléobjectif périscopique x5 de 50 Mpx, une première dans cette gamme de prix. Ce capteur permet des images incroyablement nettes à 115 mm, avec une clarté parfois supérieure à la version Pro grâce à un traitement logiciel plus incisif. Le zoom numérique x10 conserve une bonne netteté, et les paliers jusqu’au x20 restent exploitables pour les réseaux sociaux. La mise au point minimale de 28 cm permet également des photos macro de qualité.
Le capteur principal de 50 Mpx offre des clichés détaillés en plein jour, avec un contraste prononcé et une plage dynamique étendue. L’application propose deux profils colorimétriques signés Leica : « Vibrant » pour des images éclatantes et « Authentic » pour des tons plus fidèles à la réalité. Les portraits profitent d’un piqué excellent sur les visages et d’un flou d’arrière-plan bien maîtrisé. En basse lumière, le capteur principal limite le bruit numérique, tandis que le téléobjectif se débrouille correctement sous les éclairages urbains.
L’ultra grand-angle de 13 Mpx et le capteur selfie de 32 Mpx sont plus modestes : le premier manque de netteté en bordure d’image et en basse lumière, le second produit des autoportraits un peu flous et saturés. En vidéo, le Xiaomi 17T enregistre jusqu’en 4K à 60 images par seconde, avec une stabilisation optique efficace mais des tressautements résiduels en mouvement.
Autonomie et connectivité : une batterie imposante, mais des recharges en retrait
Avec une batterie de 6500 mAh, le Xiaomi 17T affiche une autonomie dépassant une journée et demie en usage mixte (réseaux sociaux, streaming, messages, photos). Selon les tests PCMark Work 3.0, le smartphone tient 13 heures avec une luminosité de 250 nits, mais consomme 13 % de batterie en une heure de jeu sur Genshin Impact. En conditions réelles, la consommation est donc modérée.
Côté recharge, Xiaomi opte pour une solution filaire de 67 W, loin des 100 W proposés par des concurrents comme le Poco X8 Pro. Pour remplir la batterie de 6500 mAh, il faut compter une heure en partant de 1 % avec un chargeur officiel. Le smartphone ne propose pas de recharge sans fil, une fonctionnalité pourtant courante à ce niveau de prix. En revanche, il permet une charge inversée filaire de 22,5 W pour dépanner un autre appareil.
La connectivité est complète : Wi-Fi 6E (sans le 6 GHz), Bluetooth 6.0, NFC et USB Type-C. Cependant, ce dernier est limité à la norme USB 2.0, bridant les transferts de fichiers et interdisant la sortie vidéo via DisplayPort Alt. La compatibilité double SIM et eSIM est de mise, avec une excellente sensibilité réseau en zone urbaine.
Le Xiaomi 17T incarne cette tendance, même si ses compromis (recharge lente, cadre plastique, fréquence de rafraîchissement perfectible) rappellent que le haut de gamme s’acquiert souvent à un prix plus élevé. Une version Pro du 17T, ou une évolution de la gamme, pourrait voir le jour d’ici la fin de l’année, avec des améliorations attendues sur le refroidissement ou la recharge.
Non, le Xiaomi 17T n’est pas compatible avec les accessoires MagSafe d’Apple, car il ne dispose pas de la technologie de magnétisation nécessaire. La charge sans fil, absente sur ce modèle, se limite à la norme Qi classique.
Non, le Xiaomi 17T ne permet pas de forcer systématiquement le 120 Hz sur toutes les applications. Seule une sélection d’applications, dont YouTube, peut être configurée manuellement pour utiliser cette fréquence. La plupart des applications restent bloquées en 60 Hz par défaut.