À l’occasion de la Coupe du monde 2026 organisée en Amérique du Nord, une nouvelle tendance anime les supporters de football sur les réseaux sociaux. Des jeux de draft en ligne, comme « Sete a zero » ou « 38-0 », leur permettent de composer des équipes virtuelles idéales et de simuler des parcours triomphaux dans des compétitions imaginaires. Selon Franceinfo - Sport, ces mini-jeux, qui rencontrent un succès croissant, offrent aux internautes une manière ludique de patienter entre les matchs du Mondial.
Ce qu'il faut retenir
- Plus de 3 000 parties par heure étaient jouées sur « Sete a zero » dimanche 14 juin 2026, selon les chiffres affichés par le site.
- Le principe du jeu repose sur la composition d’une équipe fictive en sélectionnant des joueurs issus de sélections ayant participé à une édition de la Coupe du monde.
- Plusieurs déclinaisons existent selon les compétitions : « 38-0 » pour la Premier League, « Serie A 38-0 » pour le championnat italien, ou encore « Onze de rêve » pour la Ligue 1 et Ligue 2 en France.
- Ces jeux s’étendent à d’autres sports, comme le basket avec « 82-0 », le tennis avec « The Slam », le cyclisme avec « 9Races », ou le rugby avec « Invincible XV ».
Les jeux de draft ne sont pas une nouveauté, mais leur popularité a explosé grâce aux réseaux sociaux. Le concept, simple en apparence, consiste à bâtir une équipe fictive en sélectionnant des joueurs historiques ou emblématiques d’une compétition passée. L’objectif ? Simuler une campagne victorieuse, match après match, sans jamais perdre. « Sete a zero », l’un des plus populaires depuis le début du Mondial, illustre parfaitement cette tendance.
Sur ce jeu brésilien, les joueurs commencent par choisir une formation tactique et un style de jeu. Une roue virtuelle s’arrête ensuite sur une sélection ayant participé à une Coupe du monde : la Hongrie de 1954 avec Ferenc Puskás, l’Allemagne de 2002 avec Oliver Kahn, le Brésil de 2006 avec Ronaldinho, ou encore la France de 2018 avec Antoine Griezmann. Il faut alors sélectionner un joueur parmi cette sélection pour intégrer son équipe, en veillant à composer un collectif équilibré. Le défi ? Réussir à bâtir une équipe capable de remporter la compétition virtuelle, d’où le nom « Sete a zero » — sept victoires et zéro défaite.
L’algorithme du jeu oppose ensuite l’équipe composée à trois autres équipes fictives dans une phase de groupes imaginaire. Si l’équipe termine dans les deux premières places de sa poule, elle accède aux huitièmes de finale. En cas de victoire, elle affronte une équipe ayant réellement atteint ce stade lors d’une édition passée, et ainsi de suite jusqu’à la finale. Les parties, qui n’excèdent généralement pas cinq minutes, se jouent sans que le joueur n’ait la moindre influence sur le résultat final. L’algorithme détermine seul le déroulement des matchs, avec parfois des résultats surprenants.
« Àos viciados no Sete a zero, como que perde com um time desses ? »
— Daniel Gomes, utilisateur de X, le 5 juin 2026
Certains internautes ont ainsi partagé leur étonnement après avoir été éliminés en demi-finales malgré une équipe composée de stars comme Ronaldo, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. Ces résultats aléatoires, bien que frustrants pour les joueurs, participent au charme de ces jeux, qui reposent sur une part de hasard et de stratégie.
Le phénomène n’est pas limité au football. D’autres sports ont adapté le concept à leur discipline. En basket, les fans de NBA — actuellement en pause estivale après la victoire des New York Knicks face aux San Antonio Spurs de Victor Wembanyama — se tournent vers « 82-0 ». Le principe reste identique : rassembler cinq joueurs pour remporter tous les matchs d’une saison régulière fictive. Côté tennis, « The Slam » propose de composer un joueur virtuel en ajustant huit caractéristiques (physique, service, revers, etc.) pour s’imposer à Wimbledon, dont l’édition 2026 débute le 29 juin. Les amateurs de cyclisme, quant à eux, peuvent tester leur équipe sur neuf courses majeures, dont Paris-Roubaix, le Giro italien, le Tour de France ou la Vuelta espagnole, avec le jeu « 9Races ». Enfin, les fans de rugby peuvent se divertir avec « Invincible XV », qui mise sur des légendes du ballon ovale.
Ces jeux répondent à un besoin des supporters pendant les périodes creuses des compétitions. « On est en pleine Coupe du monde, mais entre les matchs, il y a des temps morts, explique un joueur régulier de « Sete a zero ». Ces mini-jeux permettent de prolonger l’excitation du Mondial, même quand son équipe favorite n’est pas sur le terrain. » L’aspect communautaire joue également un rôle clé : les joueurs partagent leurs résultats, leurs équipes et leurs déceptions sur les réseaux sociaux, créant une dynamique collective autour de ces défis virtuels.
Côté France, le jeu « Onze de rêve » mise sur la Ligue 1 et la Ligue 2. Les participants tirent au sort des clubs et des saisons entre 2006 et 2026, puis recrutent un joueur par poste pour composer leur équipe idéale. Le jeu propose ensuite de simuler une saison complète ou un parcours en Coupe de France, avec des matchs qui se déroulent automatiquement selon l’algorithme.
Sur le même principe, des observateurs s’interrogent : ces mini-jeux pourraient-ils inspirer des plateformes officielles à développer des expériences similaires, en collaboration avec les fédérations sportives ? Pour l’heure, les fans profitent de ces outils autonomes, qui allient stratégie, nostalgie et hasard, pour tromper l’attente entre deux matchs ou deux compétitions.
La roue du jeu « Sete a zero » propose une sélection historique ayant participé à une Coupe du monde. Le joueur peut la faire tourner trois fois pour obtenir une équipe cohérente. Chaque sélection affichée inclut plusieurs joueurs, et le participant doit en choisir un pour intégrer son équipe. L’objectif est de composer un collectif performant en seulement trois tours, ce qui ajoute une dimension stratégique au hasard.
Oui, la grande majorité de ces jeux de draft sont accessibles gratuitement en ligne. Certains peuvent proposer des options payantes pour débloquer des fonctionnalités supplémentaires, mais l’expérience de base reste ouverte à tous sans frais. Leur modèle économique repose souvent sur la publicité ou les dons des utilisateurs.