Depuis le blocage du détroit d’Ormuz en mars 2025, le prix du kérosène a enregistré une hausse de plus de 120 %, contraignant les compagnies aériennes à réduire leurs rotations, voire à annuler massivement leurs vols. Dans ce contexte tendu, la Commission européenne a tranché : les passagers ne devront pas supporter les conséquences financières de ces perturbations, comme le rapporte Journal du Geek.
Ce qu'il faut retenir
- Le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour le pétrole, est fermé depuis mars 2025, provoquant une flambée des prix du kérosène.
- Le coût du carburant a plus que doublé, passant de **1,50 €/litre** à **3,30 €/litre** en moyenne.
- Les compagnies aériennes annulent ou réduisent leurs vols en raison de cette crise, affectant des milliers de passagers chaque mois.
- La Commission européenne a statué : les compagnies doivent assumer les frais liés aux annulations, et non les consommateurs.
- Cette décision s’applique à l’ensemble des vols au départ ou à destination de l’Union européenne.
Un détroit stratégique au cœur de la crise énergétique
Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman, est une voie maritime essentielle pour le transport du pétrole brut, représentant près de **20 % du trafic mondial**. Sa fermeture, décidée par les autorités iraniennes en réaction aux sanctions internationales, a immédiatement perturbé les approvisionnements en hydrocarbures. Journal du Geek souligne que cette mesure a entraîné une augmentation brutale des coûts logistiques pour les compagnies aériennes, déjà fragilisées par les tensions géopolitiques.
Dans ce contexte, le prix du kérosène, principal carburant utilisé par l’aviation, a connu une progression inédite. Les compagnies, incapables d’absorber seules ces surcoûts, ont massivement annulé des vols ou réduit leurs fréquences. Selon les données compilées par Journal du Geek, certaines lignes long-courriers ont enregistré jusqu’à **30 % de rotations supprimées** depuis le début de l’année 2026.
Bruxelles prend position : les passagers ne paieront pas
Face à cette situation, la Commission européenne a adopté une position claire : les compagnies aériennes doivent supporter les conséquences économiques des annulations de vols, et non les voyageurs. «
Le problème ne vient pas des passagers, mais des compagnies qui n’ont pas su anticiper cette crise. Ce n’est pas à eux de payer pour les erreurs de gestion d’autrui», a déclaré une source anonyme au sein de l’exécutif européen, comme le rapporte Journal du Geek.
Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une communication publiée le 10 mai 2026, rappelant que le règlement européen sur les droits des passagers aériens (CE 261/2004) s’applique intégralement. Ainsi, les passagers concernés par des annulations pourront exiger un remboursement intégral ou un réacheminement, sans frais supplémentaires. Les compagnies devront également proposer une assistance (repas, hébergement si nécessaire) en cas de perturbation prolongée.
Quelles conséquences pour les passagers ?
Les voyageurs concernés par des annulations de vols depuis mars 2025 devraient théoriquement être indemnisés, mais la situation reste contrastée. Certaines compagnies, comme Air France ou Lufthansa, ont déjà mis en place des procédures simplifiées pour les remboursements. D’autres, en revanche, peinent à appliquer les directives européennes, invoquant des « difficultés logistiques ». Journal du Geek indique que des plaintes ont déjà été déposées auprès des autorités nationales de consommation dans plusieurs pays membres.
Pour les passagers bloqués, la priorité reste de contacter directement leur compagnie ou de se tourner vers les plateformes de médiation, comme le recommande la Commission européenne. «
Nous avons mis en place des cellules dédiées pour traiter les dossiers urgents, mais la charge de travail est colossale», a expliqué une porte-parole de la DG MOVE. Une circulaire ministérielle française, publiée le 5 mai 2026, précise que les voyageurs peuvent exiger une indemnisation immédiate en cas de refus de remboursement de la part de leur transporteur.
Tout vol annulé pour des raisons liées à la crise du kérosène (hausse des coûts, réduction des rotations) donne droit à un remboursement intégral ou à un réacheminement, selon le règlement CE 261/2004. Conservez votre confirmation d’annulation et contactez votre compagnie dans un délai de 30 jours pour faire valoir vos droits.