Pour marquer son 80e anniversaire, le Festival d’Avignon a accueilli une création ambitieuse et démesurée, fruit de la collaboration entre le metteur en scène Julien Gosselin et deux figures littéraires majeures du XXe et du XIXe siècle. Selon Ouest France, la pièce « Maldoror » se distingue par son ampleur scénique, sa durée exceptionnelle de cinq heures, ainsi que par une interprétation magistrale des acteurs. Ce spectacle, qui mêle l’univers de l’écrivain chilien Roberto Bolaño à celui du poète maudit du XIXe siècle, le comte de Lautréamont, propose une plongée vertigineuse dans l’ombre du mal absolu.

Ce qu'il faut retenir

  • Une création conçue pour le 80e anniversaire du Festival d’Avignon par le metteur en scène Julien Gosselin, fidèle du rendez-vous culturel depuis plusieurs années.
  • Une durée totale de 5 heures, un dispositif mêlant théâtre et cinéma, et une mise en scène XXL qualifiée de « monstre » par la critique.
  • L’œuvre s’inspire à la fois de l’écrivain chilien Roberto Bolaño et du poète français du XIXe siècle, le comte de Lautréamont.
  • Le spectacle aborde de front la question du mal absolu, avec une interprétation saluée pour son intensité et sa profondeur.
  • Une diffusion prévue prochainement sur la chaîne Arte, permettant à un public plus large de découvrir cette création.

Une création XXL pour un anniversaire symbolique

Le Festival d’Avignon, qui célèbre cette année ses huit décennies d’existence, a choisi de marquer le coup avec une œuvre à la mesure de l’événement. Julien Gosselin, habitué des créations audacieuses et des formats longs, a conçu « Maldoror » comme une pièce fleuve, à la fois exigeante et immersive. Selon Ouest France, la pièce s’étire sur cinq heures, une durée qui, loin de rebuter le public, devient un élément central de l’expérience proposée aux spectateurs. Ce choix reflète une volonté de transcender les codes traditionnels du théâtre pour offrir une expérience totale, où chaque détail compte.

Un mélange littéraire entre Bolaño et Lautréamontp>Au cœur de « Maldoror » se trouve un dialogue entre deux univers littéraires radicalement différents, mais unis par une même fascination pour les abîmes de la condition humaine. D’un côté, l’écrivain chilien Roberto Bolaño, dont l’œuvre explore souvent les zones d’ombre de la société et de la psyché humaine. De l’autre, le comte de Lautréamont, poète français du XIXe siècle, connu pour son recueil « Les Chants de Maldoror », texte sombre et visionnaire qui a marqué des générations d’artistes. Selon Ouest France, Julien Gosselin a tissé une adaptation où ces deux voix se répondent, créant une œuvre hybride et puissante, où le mal n’est plus seulement un thème, mais une présence presque tangible.

Un dispositif scénique innovant et une interprétation remarquée

La mise en scène de « Maldoror » ne se contente pas de raconter une histoire : elle la projette. Le spectacle utilise un dispositif mêlant théâtre filmé et jeu en direct, une approche qui, selon Ouest France, renforce l’immersion du public. Les acteurs, dirigés par Gosselin, livrent des performances d’une intensité rare, portées par une énergie qui semble inépuisable sur la durée. Leur interprétation, saluée par la critique, contribue à faire de cette pièce une expérience à la fois physique et intellectuelle. Le public, captivé par la densité du propos et la virtuosité des comédiens, en ressort souvent bouleversé, non pas par des effets faciles, mais par la puissance brute du texte et de la mise en scène.

Un spectacle qui interroge : et si le mal était une constante universelle ?

Ce qui frappe dans « Maldoror », c’est moins son aspect spectaculaire que sa capacité à poser des questions fondamentales. Selon Ouest France, la pièce ne cherche pas à donner des réponses, mais à provoquer une réflexion sur la nature du mal, son omniprésence dans l’histoire et dans nos vies. En s’appuyant sur des textes aussi exigeants que ceux de Lautréamont ou Bolaño, Julien Gosselin invite le public à affronter ses propres démons, ou du moins à les regarder en face. Autant dire que le spectacle ne laisse personne indifférent : certains en sortent avec un sentiment de vertige, d’autres avec une curiosité redoublée pour ces auteurs qui, chacun à leur époque, ont osé explorer les recoins les plus sombres de l’âme humaine.

Et maintenant ?

Alors que le Festival d’Avignon 2026 entre dans sa dernière ligne droite, « Maldoror » pourrait bien devenir l’un des spectacles les plus discutés de cette édition. Selon Ouest France, une diffusion sur Arte est prévue dans les prochains mois, ce qui permettra à un public plus large de découvrir cette création hors norme. Reste à voir si cette œuvre, déjà acclamée par les festivaliers, saura toucher un auditoire encore plus vaste. Une chose est sûre : après cinq heures passées en sa compagnie, difficile d’oublier « Maldoror ».

Quant à Julien Gosselin, après avoir marqué le festival avec des créations comme « Les Particules élémentaires » ou « Fin de l’humanité », il confirme avec « Maldoror » son statut de metteur en scène audacieux, capable de transcender les frontières entre les arts. Les prochains mois diront si cette pièce, déjà considérée comme un jalon de l’édition 2026, s’inscrira dans la durée comme une référence du théâtre contemporain.

Selon Ouest France, une diffusion du spectacle sur la chaîne Arte est prévue dans les mois à venir. Aucune date précise n’a encore été annoncée, mais la chaîne a confirmé son intérêt pour cette création.