Alors que le procès sur les circonstances entourant la disparition de Diego Maradona s’égrène devant les tribunaux argentins, son ancien avocat et agent, Matias Morla, a livré un témoignage marquant ce jeudi 2 juillet à Buenos Aires. Il a dénoncé les conditions dans lesquelles l’icône du football argentin a été soignée avant son décès, survenu le 25 novembre 2020.

Ce qu'il faut retenir

  • Matias Morla, ancien avocat et agent de Maradona, a témoigné le 2 juillet 2026 à Buenos Aires dans le cadre du procès sur la mort de l’Argentin.
  • Il a critiqué les conditions de soins reçues par Maradona avant son décès, sans pour autant entrer dans les détails médicaux.
  • Le procès, toujours en cours, vise à établir les responsabilités dans la prise en charge de l’ex-star du football.
  • Maradona est décédé à l’âge de 60 ans dans sa résidence de Tigre, près de Buenos Aires.

Selon Ouest France, Matias Morla a saisi l’occasion pour remettre en cause la qualité des soins prodigués à l’ancien capitaine de l’Argentine. « Les conditions dans lesquelles Diego a été pris en charge étaient inacceptables », a-t-il déclaré devant la cour, sans préciser s’il visait directement le personnel médical ou l’entourage proche du joueur.

Ce témoignage intervient alors que le procès, ouvert en 2022, s’attarde sur les dysfonctionnements présumés dans la gestion de la santé de Maradona. Plusieurs professionnels de santé, dont des médecins et des infirmiers, sont dans le collimateur des juges. Les familles des soignants mis en cause, ainsi que celle de Maradona, attendent des réponses sur les causes exactes de son décès, officiellement attribué à un arrêt cardiaque.

Le rôle de Matias Morla, longtemps considéré comme l’un des plus proches collaborateurs de Maradona, ajoute une dimension particulière à cette audience. « On ne peut pas ignorer que Diego a été entouré de nombreuses personnes, et que certaines décisions ont pu être prises dans l’urgence », a-t-il souligné, sans désigner explicitement de responsables.

Pour rappel, Maradona a été retrouvé sans vie dans sa chambre à Tigre, une localité située à une trentaine de kilomètres au nord de Buenos Aires. Son décès avait provoqué une onde de choc dans le monde du football et au-delà. Les expertises réalisées après sa mort avaient révélé des traces de substances illicites dans son organisme, mais aussi des négligences dans sa surveillance médicale.

Et maintenant ?

Les prochaines audiences devraient permettre d’auditionner d’autres témoins, parmi lesquels d’anciens membres du staff médical de Maradona. Le tribunal pourrait rendre son verdict d’ici la fin de l’année 2026, si la procédure ne subit pas de nouveaux reports. Parallèlement, une commission d’enquête parlementaire, créée en Argentine, continue d’examiner les lacunes dans la prise en charge des personnalités publiques en matière de santé.

Si les déclarations de Morla ouvrent une nouvelle brèche dans ce dossier complexe, elles soulèvent également des questions sur la responsabilité collective. Comment garantir que de telles situations ne se reproduisent pas ? Bref, le procès Maradona, au-delà de ses enjeux judiciaires, interroge aussi sur les limites de l’accompagnement des célébrités en fin de vie.

Les médecins et infirmiers mis en cause sont accusés de négligence médicale et d’homicide involontaire, selon les chefs d’accusation retenus par le tribunal argentin. Leurs responsabilités dans la surveillance et l’administration des traitements de Maradona sont au cœur des débats.