Le Montpellier Hérault Rugby (MHR) a validé son billet pour la finale du Top 14 en dominant le Stade Français (25-15) samedi soir au Stade Vélodrome, selon RMC Sport. Dans une rencontre physique et serrée, les Héraultais ont confirmé leur statut de finaliste face à un adversaire coriace, avant d’aborder un choc historique face à Toulouse, leur ancien club pour Florian Verhaeghe, deuxième ligne de l’effectif montpelliérain. Une opposition qui s’annonce comme un nouveau chapitre d’une rivalité déjà bien entamée, avec en ligne de mire un titre de champion de France qui échappe au club depuis 2011.

Ce qu'il faut retenir

  • Montpellier a remporté sa demi-finale face au Stade Français (25-15) au Stade Vélodrome, validant sa présence en finale du Top 14 face à Toulouse.
  • Florian Verhaeghe, ancien joueur toulousain, évoque une rencontre « plus difficile » qu’en 2022, malgré la confiance affichée par son équipe.
  • Les Montpelliérains ont imposé leur rythme en mêlée et en touche, mais avec des marges de progression identifiées avant le choc du 28 juin.
  • Toulouse, malgré une phase régulière moins dominatrice, a écrasé le Racing 92 (71-17) en demi-finale, confirmant sa place de favori.
  • Verhaeghe souligne la nécessité de « sortir le match de l’année » face à des Toulousains « frais » et expérimentés.

Une qualification obtenue dans la difficulté

Le Montpellier Hérault Rugby a confirmé sa résilience samedi soir en s’imposant face au Stade Français au Stade Vélodrome, dans une rencontre où la domination n’a pas toujours été évidente. Selon RMC Sport, les Héraultais ont dû batailler jusqu’au bout pour décrocher leur place en finale, malgré un score final de 25 à 15 en leur faveur. « Oui, je pense que la confiance qu’on a actuellement et le fait qu’on ne lâche rien, ça a été la clé effectivement », a déclaré Florian Verhaeghe après le match. « C’était une équipe dure à manœuvrer, comme annoncé dès le début. On est deux équipes qui se ressemblent un peu, donc c’était un bras de fer jusqu’au bout. »

Les Montpelliérains ont su étouffer leur adversaire, comme à leur habitude cette saison. « C’est un peu notre but, c’est un peu notre jeu aussi, d’essayer d’imposer ce qu’on a envie, et pas laisser jouer l’adversaire », a expliqué le deuxième ligne. Malgré quelques erreurs coûteuses, dont un essai encaissé dans les dernières minutes grâce à Donovan Taofifuena, le MHR a su garder son sang-froid pour valider sa qualification.

Un ascendant pris en conquête, mais des marges de progression

La mêlée montpelliéraine a joué un rôle clé dans cette victoire, même si Florian Verhaeghe a tenu à souligner le travail des premières lignes. « La mêlée, je vais laisser les premières lignes briller là-dessus, mais oui, c’est sûr qu’ils ont fait un gros job », a-t-il reconnu avec un sourire. En touche également, le MHR a pris l’ascendant, mais sans pour autant afficher une précision parfaite. « On ne peut pas dire que c’est un match parfait en touche, mais effectivement, on avait bien travaillé leur attaque, on avait beaucoup bossé, même avec les lifteurs. Mais c’est à améliorer pour la semaine prochaine », a-t-il précisé.

Ces détails techniques seront cruciaux pour aborder la finale, d’autant que Verhaeghe a rappelé que « c’est à celui qui a réussi à gratter petit à petit » que le match s’est joué. Une philosophie qui pourrait s’avérer déterminante face à une équipe toulousaine redoutable en contre-attaque.

Un défi différent de 2022, malgré une même ambition

Florian Verhaeghe a comparé cette finale à celle perdue en 2022, mais avec une maturité accrue. « On se l’est dit tôt dans la saison, quand on était encore un peu cachés : on peut faire la saison qu’on veut, s’il n’y a pas de titre à la fin, c’est une belle saison, mais ça ne vaut pas grand-chose », a-t-il souligné. « Forcément, il n’y a pas d’euphorie. On sait à quoi s’attendre la semaine prochaine, on sait qui on va jouer. On sait qu’on va devoir sortir le match de l’année ou le match de notre vie. On a passé une étape et il y en a une la semaine prochaine. »

Le capitaine montpelliérain a également rappelé que Toulouse, malgré une phase régulière moins dominatrice cette année, reste une machine à gagner redoutable. « Je ne sais pas s’il y a beaucoup de monde qui a mis 70 points à une équipe en demi-finale », a-t-il lancé, avant d’ajouter avec humour : « Dire qu’ils sont moins dominants alors qu’ils ont passé la saison premiers et qu’ils ont mis 70 points en demi-finale… C’est une équipe qui a eu le confort de pouvoir faire tourner, ils ont tous leurs joueurs qui sont frais. Oui, on peut dire ça, mais moi je ne le dirais pas en tout cas. »

Verhaeghe face à son passé toulousain : « Je suis content »

Florian Verhaeghe a débuté sa carrière professionnelle à Toulouse, avant de rejoindre Montpellier en 2020. Face à son ancien club, il assume pleinement son rôle de leader dans cette finale. « Je suis content », a-t-il déclaré, avant d’ajouter avec une pointe d’autodérision : « Si j’ai mal quelque part ? Non, tout d’un coup, ça va. » Un mélange de sérénité et de détermination qui pourrait être un atout majeur pour son équipe.

La rivalité entre les deux clubs est historique, et cette finale s’annonce comme un choc entre deux philosophies : l’agressivité montpelliéraine contre l’expérience toulousaine. Toulouse, malgré un parcours moins dominant en phase régulière, a confirmé sa puissance en écrasant le Racing 92 (71-17) en demi-finale, prouvant qu’il reste une équipe capable de tout en phase finale.

Et maintenant ?

La finale du Top 14 est prévue le samedi 28 juin 2026 au Stade de France, à Saint-Denis. Montpellier devra afficher une rigueur défensive et une efficacité offensive accrues pour contrer une équipe toulousaine qui, malgré un parcours moins flamboyant en phase régulière, reste une machine à gagner en phase finale. Les Montpelliérains, qui ont su se montrer patients et méthodiques tout au long de la saison, devront confirmer leur statut de finaliste face à un adversaire qui n’a jamais vraiment été inquiété cette année. Reste à savoir si leur expérience récente en finale, couplée à la maturité de leur effectif, suffira à renverser la tendance face à un Toulouse en quête d’un nouveau titre.

Quoi qu’il en soit, cette finale s’annonce comme un nouveau chapitre d’une rivalité déjà bien entamée, avec en ligne de mire un titre de champion de France qui échappe au club montpelliérain depuis 2011. Une opportunité à ne pas manquer pour Florian Verhaeghe et ses coéquipiers.

Toulouse est le club le plus titré de l’histoire du Top 14 avec 22 titres, dont le dernier remporté en 2023. Le club a également remporté la Champions Cup à plusieurs reprises, confirmant sa domination sur la scène européenne.

Montpellier a atteint la finale du Top 14 à trois reprises : en 2011 (défaite contre Toulouse), en 2022 (défaite contre Toulouse) et en 2026 (face à Toulouse). Le club n’a jamais remporté le titre, malgré des performances régulières en phase finale.