Un climat de tensions et d’affrontements caractérise désormais les rassemblements organisés sous la bannière des banquets du Canon français. Selon Libération, l’élu socialiste Arthur Delaporte, député du Calvados, a adressé une demande officielle au gouvernement pour l’interdiction pure et simple de ces événements, après avoir recueilli des témoignages attestant d’incidents massifs lors de celui organisé à Caen le 18 avril 2026.

Ce qu’il faut retenir

  • Un banquet du Canon français organisé à Caen le 18 avril 2026 a été marqué par des violences et des intimidations
  • Le député Arthur Delaporte demande l’interdiction de tous les futurs banquets du Canon français
  • L’élu dénonce un « climat de peur » et des « incidents massifs » lors de ces rassemblements
  • La demande s’appuie sur des témoignages recueillis par Delaporte après l’événement caennais

La décision de l’élu socialiste s’inscrit dans un contexte de montée des tensions autour de ces manifestations, souvent associées à des groupes d’extrême droite. Libération rapporte que Delaporte a qualifié ces incidents de « non pas des faits isolés, mais d’incidents massifs », soulignant la gravité de la situation. L’événement de Caen, qui s’est déroulé dans la soirée du 18 avril, a servi de catalyseur à cette prise de position politique.

Dans un courrier adressé aux autorités, Arthur Delaporte explique que les témoignages recueillis révèlent une « escalade inquiétante » des violences. « On ne peut plus fermer les yeux sur ce qui se passe lors de ces rassemblements », a-t-il affirmé. L’élu met en garde contre le risque de normalisation de ces dérives, insistant sur la nécessité d’une réponse ferme et immédiate. Pour lui, l’interdiction de ces banquets constitue une mesure indispensable pour préserver l’ordre public et protéger les citoyens.

« Il ne s’agit pas de faits isolés, mais d’incidents massifs. Le gouvernement doit agir sans délai pour mettre fin à cette spirale de violence. »
— Arthur Delaporte, député socialiste du Calvados

Les banquets du Canon français, traditionnellement organisés par des groupes d’extrême droite, ont été régulièrement pointés du doigt pour leur rôle dans la propagation de discours haineux et la multiplication des affrontements avec des contre-manifestants. À Caen, plusieurs sources locales ont confirmé à Libération la présence de heurts entre participants et opposants, ainsi que des dégradations matérielles. Les forces de l’ordre, déployées en nombre, ont dû intervenir à plusieurs reprises pour rétablir le calme.

La demande d’Arthur Delaporte s’ajoute à une série de critiques adressées par des associations et des élus locaux contre ces rassemblements. Les autorités préfectorales n’ont pas encore réagi officiellement à cette proposition d’interdiction, mais la préfecture du Calvados a indiqué qu’elle « étudiait avec attention les éléments transmis par les élus » concernant les événements du 18 avril. Une décision pourrait être annoncée dans les prochains jours, en fonction de l’analyse des rapports de police.

Et maintenant ?

Le gouvernement devrait se prononcer sous peu sur la demande d’interdiction des banquets du Canon français. Une réunion interministérielle, prévue dans les prochaines semaines, pourrait examiner les modalités d’une telle mesure. Si la décision est prise, elle entrerait en vigueur avant les prochains rassemblements prévus en juin. Les organisateurs des banquets, de leur côté, n’ont pas encore réagi publiquement à cette initiative politique.

Cette affaire relance par ailleurs le débat sur la gestion des rassemblements à haut risque en France. Les autorités pourraient être amenées à renforcer les dispositifs de sécurité lors des manifestations futures, tout en évaluant la possibilité de sanctions ciblées contre les organisateurs en cas de troubles avérés. Pour l’instant, aucune date précise n’a été avancée pour une annonce officielle, mais la pression politique et médiatique ne faiblit pas.

Le Canon français est une organisation liée à des groupes d’extrême droite en France. Elle organise régulièrement des banquets, souvent associés à des discours politiques controversés et à des tensions avec les forces de l’ordre.