Le manager du Montpellier Hérault Rugby (MHR), Joan Caudullo, a présenté ce vendredi matin au Vélodrome de Marseille la feuille de route de son équipe avant la demi-finale du Top 14 contre le Stade Français, prévue ce samedi 21 juin à 21h05. Selon RMC Sport, la conférence de presse a permis de revenir sur les attentes de l’entraîneur pour ce choc décisif, dans une ambiance où la pression semble maîtrisée après une saison marquée par des résultats encourageants.
Ce qu'il faut retenir
- Montpellier affronte le Stade Français en demi-finale du Top 14 ce samedi 21 juin à 21h05 au Vélodrome de Marseille.
- Joan Caudullo a souligné une préparation « normale » pour cette demi-finale, après une saison aboutie avec la victoire en Challenge Cup.
- Le Stade Français, auteur d’un bonus offensif contre La Rochelle en quart, est considéré comme un adversaire respecté, capable de jouer un rugby offensif.
- Caudullo a rappelé l’importance pour le club de bénéficier d’une image positive dans les médias, un objectif atteint ces deux dernières années.
- La mêlée, « un rapport de force », sera un enjeu clé du match, les deux équipes alignant les meilleures du championnat.
Une préparation maîtrisée pour une demi-finale attendue
Joan Caudullo a confirmé que la semaine de préparation s’était déroulée « normalement », sans bouleversement particulier. « Je voulais une semaine normale parce que ça marche en ce moment. Donc pourquoi changer des choses ? », a-t-il expliqué. L’entraîneur mise sur l’expérience de ses joueurs, dont plusieurs ont déjà remporté des titres, pour aborder ce match avec sérénité. « J’ai des joueurs d’expérience, des joueurs qui ont gagné, donc je sais ce qu’ils sont capables de faire et ce qu’ils vont faire demain », a-t-il ajouté. Selon lui, la clé réside dans la continuité, après une saison où le MHR a remporté la Challenge Cup et atteint les demi-finales du Top 14.
La présence au Vélodrome de Marseille n’est pas anodine pour Caudullo. Le manager a évoqué le souvenir de la demi-finale 2011 entre Montpellier et le Racing 92, un match qu’il qualifie de « meilleur souvenir de [sa] carrière de joueur ». « On n’avait pas les moyens et les joueurs pour y être et on y était », a-t-il rappelé, tout en précisant que cette année, la situation est différente : « On a des joueurs de grande qualité, ce qui fait qu’on est là devant vous aujourd’hui. »
Un objectif : poursuivre sur la dynamique positive
Pour Joan Caudullo, cette demi-finale représente une étape, mais pas une fin en soi. « Ce n’est pas une fin en soi, même si c’est une saison réussie, avec une Challenge Cup gagnée et une demi-finale directe », a-t-il déclaré. Le manager a insisté sur l’envie de son équipe d’aller plus loin, tout en reconnaissant la difficulté du défi : « On sait que ce sera un match compliqué demain. Mais on a envie de se confronter à cette belle équipe du Stade Français. »
Caudullo a également tenu à rappeler que, pour lui, « ce qui [lui] importe le plus aujourd’hui, c’est que vous parliez de Montpellier en positif, qu’on ait une bonne communication ». Il a souligné que cela n’avait pas toujours été le cas par le passé, mais que depuis deux ans, le club y parvient. « Ce qui m’importe le plus aujourd’hui, c’est que vous parliez de Montpellier en positif », a-t-il martelé. Une déclaration qui reflète l’importance accordée à l’image du club, au-delà des résultats sportifs.
Le Stade Français, un adversaire respecté et redouté
Interrogé sur le Stade Français, Joan Caudullo a affiché un respect sans équivoque. « Le Stade Français, c’est la seule équipe qui nous a mis un bonus offensif », a-t-il souligné, avant d’ajouter : « Quand on démarre avec un constat comme ça, il y a énormément de respect à avoir envers cette équipe. » Le manager a analysé le profil de son adversaire, capable de jouer un rugby offensif une fois « la clé du coffre-fort » trouvée, comme ce fut le cas contre La Rochelle en quart de finale.
Caudullo a tempéré les attentes : « Nous, on ne parle pas de Brennus, on parle d’essayer de gagner contre une belle équipe du Stade Français. » Il a également évoqué un match physique, où les deux équipes devront s’imposer dans les duels clés. « À nous, justement, de créer un bras de fer face à eux et l’emporter », a-t-il conclu. Une déclaration qui résume l’état d’esprit de Montpellier : un mélange de respect pour l’adversaire et de détermination à en découdre.
« On est prêts à en découdre et s’ils sont meilleurs que nous, ils gagneront. Mais on est prêts à en découdre. »
— Joan Caudullo, manager du MHR
La Challenge Cup, un déclic pour l’équipe ?
La victoire en Challenge Cup en mai dernier a marqué un tournant pour le groupe. Joan Caudullo a confirmé que ce titre n’avait pas « débloqué » les joueurs de manière négative. « Ce que les joueurs ont fait après le match veut tout dire. Ils étaient libres de faire la bringue pendant une semaine et ils se sont mis au boulot le lundi, frais comme des gardons », a-t-il expliqué. Une attitude qui prouve, selon lui, que la victoire en Challenge Cup n’a pas suffi à rassasier l’ambition du collectif.
Le manager a également rappelé que la plupart de ses joueurs n’ont pas connu la lutte pour le maintien en Top 14 il y a deux ans, un épisode qui avait marqué le club. « Sans parler crûment, ça embête un peu mes joueurs parce qu’aujourd’hui, la moitié de mon effectif ne l’a pas connu et veut aller de l’avant », a-t-il indiqué. Pour Caudullo, cet épisode reste une leçon à tirer pour le staff et les dirigeants, même si le sujet n’est plus évoqué en interne. « On peut être en haut au tableau pendant trois, quatre ans puis se retrouver en bas tellement ce Top 14 est dense », a-t-il rappelé, soulignant la nécessité de toujours se remettre en question.
La mêlée, un enjeu majeur face à un pack de qualité
Joan Caudullo a mis en avant l’importance de la mêlée, « un rapport de force », dans ce choc contre le Stade Français. « Beaucoup de matchs de phase finale ont été gagnés grâce à la mêlée », a-t-il rappelé, en citant l’exemple du RC Toulon des années Laporte. « On s’est préparés là-dessus, on n’a pas changé les choses et on est à 100% pour affronter une des meilleures mêlées du championnat », a-t-il affirmé.
Pour le manager, la mêlée incarne l’affrontement entre deux des meilleurs packs du championnat. « On va essayer, le Stade Français et nous, de ne pas soulever les piliers adverses », a-t-il plaisanté, avant de conclure : « On s’est préparés pour arriver à les dominer parce que c’est notre leitmotiv tous les samedis. » Une préparation qui s’annonce cruciale pour un match où chaque détail pourrait faire la différence.
Quoi qu’il en soit, cette demi-finale s’annonce comme un nouveau chapitre pour Montpellier, qui a su se reconstruire après des années de doute pour retrouver les sommets du rugby français. Pour Joan Caudullo et ses hommes, l’enjeu est désormais clair : transformer l’essai en finale, puis, pourquoi pas, en titre.
Cette saison, les deux équipes se sont affrontées en phase régulière du Top 14. Montpellier s’est imposé à domicile (score de 23-16) lors de la 15e journée, tandis que le Stade Français a remporté le match retour à Jean-Bouin (score de 28-20). Les deux clubs arrivent donc à égalité avec une victoire chacun, ce qui ajoute une dimension supplémentaire à leur demi-finale.