Un skipper finistérien prendra le départ ce dimanche 6 septembre aux Sables-d’Olonne de la Golden Globe Race, une course autour du monde en solitaire et sans assistance électronique. Selon nos confrères d’Ouest France, ce marin rompu aux technologies modernes devra naviguer à l’ancienne, en s’appuyant uniquement sur un sextant pour se repérer en mer.

Ce qu'il faut retenir

  • Course en solitaire : le skipper affrontera les océans sans équipage ni assistance extérieure.
  • Sans électronique : interdiction totale des outils de navigation modernes comme le GPS.
  • Navigation à l’ancienne : utilisation exclusive d’un sextant pour déterminer sa position en mer.
  • Départ aux Sables-d’Olonne : le coup d’envoi sera donné dimanche 6 septembre depuis ce port vendéen emblématique.
  • Durée prévue : la traversée devrait durer plus de 200 jours, en suivant un parcours de près de 40 000 milles nautiques.
  • Voiliers vintage : les participants devront utiliser des bateaux conçus avant l’ère de l’électronique.

Une course exigeante et sans filet

La Golden Globe Race impose des règles strictes aux concurrents. Pas de GPS, pas de téléphone satellite, pas même de radar, explique-t-on côté organisation. Les marins doivent se fier à des méthodes de navigation traditionnelles, comme l’observation des astres. Pour le skipper finistérien, habitué aux outils high-tech, cette édition représente un défi de taille : s’adapter à des techniques qu’il maîtrisait jusqu’alors pour ses loisirs, mais pas pour une course au long cours.

Parmi les outils autorisés, le sextant occupe une place centrale. Cet instrument, utilisé depuis des siècles pour mesurer l’angle entre un astre et l’horizon, permettra au marin de recalculer sa position avec une précision relative. « Viser le soleil et l’amener sur l’horizon », résume un spécialiste de la course interrogé par Ouest France. Une méthode qui demande patience et rigueur, surtout dans des conditions météo difficiles.

Un parcours mythique et des conditions extrêmes

La Golden Globe Race suit un tracé historique : départ des Sables-d’Olonne, passage par les caps de Bonne-Espérance et Leeuwin, avant un retour par l’Atlantique. Les concurrents devront affronter des zones réputées dangereuses, comme les 40e rugissants ou les 50e hurlants, où les vents et les vagues peuvent atteindre des niveaux extrêmes. Sans assistance, chaque décision compte : une erreur de navigation peut coûter des jours de retard, voire mettre en péril la sécurité du skipper.

Les voiliers engagés sont des modèles anciens, conçus avant les années 1980, et donc dépourvus des systèmes de sécurité modernes. « On revient à l’essentiel », souligne un ancien participant. « Pas de pilote automatique, pas de radar, et des communications limitées à une radio VHF. » Une règle qui vise à recréer l’esprit des premières courses autour du monde, mais qui en fait aussi l’une des épreuves les plus difficiles du calendrier.

Un défi humain et technique

Pour le skipper finistérien, cette participation est bien plus qu’une aventure sportive. C’est un retour aux sources, une manière de renouer avec les techniques de navigation qui ont fait leurs preuves pendant des siècles. « On apprend à lire le ciel, à anticiper les changements de temps, à sentir le vent », explique-t-il. Une approche qui contraste avec la précision instantanée du GPS, mais qui offre une satisfaction différente : celle de maîtriser pleinement son environnement.

La Golden Globe Race n’est pas qu’une course de vitesse. C’est aussi un test de résistance physique et mentale. Les marins doivent gérer leur sommeil, leur alimentation et leur stress sur des périodes de plusieurs mois. Un seul faux pas, et c’est toute la stratégie qui peut s’effondrer. « On se retrouve seul face à soi-même et à l’océan », confie un concurrent. Un défi que seul un petit nombre de navigateurs osent relever.

Et maintenant ?

Les premiers jours de course seront décisifs pour le skipper finistérien. Une fois passé le golfe de Gascogne, il devra rapidement s’adapter aux conditions de l’Atlantique Sud, où les dépressions peuvent être particulièrement violentes. Les prochaines semaines permettront d’évaluer sa capacité à concilier vitesse et sécurité, deux objectifs souvent contradictoires en solitaire.

Les observateurs s’attendent à une compétition serrée entre les favoris, mais aussi à des surprises. L’océan a toujours le dernier mot, et dans une course sans électronique, chaque imprévu peut tout changer. Le classement final ne sera connu qu’à l’arrivée, prévue pour le printemps 2027.

Quant au skipper finistérien, il a déjà commencé à se préparer mentalement. « On sait que l’on va souffrir, mais c’est justement ça qui rend cette aventure si unique », confie-t-il. Une phrase qui résume bien l’esprit de la Golden Globe Race : un retour aux fondamentaux, où l’homme et la mer ne font plus qu’un.

Les concurrents doivent naviguer sans assistance électronique, sur des voiliers conçus avant 1980, et utiliser uniquement des méthodes de navigation traditionnelles comme le sextant. Les communications sont limitées à une radio VHF, et aucune aide extérieure n’est autorisée.