Le fondateur de Strategy, Michael Saylor, a récemment émis une critique cinglante à l’encontre d’Ethereum (ETH), estimant que « la confiance dans Ethereum s’est effondrée », selon Cryptoast. Ce jugement s’inscrit dans un contexte de tensions accrues au sein de la communauté crypto, où les blockchains comme Ethereum, Solana ou BNB Chain rivalisent pour s’imposer comme des infrastructures financières incontournables.

Ce qu'il faut retenir

  • Michael Saylor, fondateur de Strategy, affirme que la confiance dans Ethereum s’est effondrée, selon Cryptoast.
  • Cette déclaration intervient alors que Strategy, une société spécialisée dans l’accumulation de Bitcoin, a vendu 32 BTC le 1er juin 2026, malgré sa politique historique de détention exclusive.
  • Ethereum est aujourd’hui confronté à une concurrence accrue, notamment de la part de Solana et de BNB Chain, qui menacent son statut de principale plateforme pour les innovations comme les stablecoins ou la tokenisation d’actifs réels (RWA).
  • Michael Saylor critique l’incapacité d’Ethereum à revendiquer une « prime monétaire », contrairement au Bitcoin qui domine à 70 % du marché crypto (hors stablecoins).
  • Le cours de l’action de Strategy a chuté de près de 70 % sur les douze derniers mois, remettant en cause sa stratégie initiale.
  • Malgré ces critiques, le nombre de transactions sur Ethereum a atteint des niveaux records en 2026, soulignant sa vitalité technique.

Un affrontement idéologique autour d’Ethereum

Depuis plusieurs mois, la communauté Ethereum est divisée entre deux visions : une approche ancrée dans l’éthique cypherpunk, héritée de ses origines, et une orientation plus proche de la finance traditionnelle. Cette dernière vise à faire de l’Ether (ETH) un outil incontournable pour les innovations financières, comme les stablecoins ou la tokenisation d’actifs du monde réel (RWA). Pourtant, cette ambition se heurte à une réalité plus complexe, où l’ETH peine à se positionner comme une réserve de valeur comparable au Bitcoin.

D’après Cryptoast, cette situation crée une fracture au sein de l’écosystème. Certains acteurs, comme Michael Saylor, estiment que l’ETH ne pourra jamais bénéficier d’une « prime monétaire » – un avantage conféré aux actifs perçus comme des réserves de valeur stables. « Je pense que même ceux qui croient encore dans ces tokens réalisent qu'ils ne sont pas des monnaies. Ils ne bénéficieront jamais d'une prime monétaire. Leur succès ou leur échec dépendra de leur utilité », a-t-il déclaré lors du Bitcoin Corporate Day le 12 juin 2026.

Bitcoin vs Ethereum : le pari de Michael Saylor

Michael Saylor, figure emblématique du maximalisme Bitcoin, a toujours défendu l’idée que le BTC était supérieur à l’ETH en tant que réserve de valeur. Selon lui, Bitcoin affiche une domination écrasante de 70 % sur le marché crypto (hors stablecoins), un argument souvent cité pour justifier son statut de « ultrasound money ». En revanche, Ethereum, avec son modèle inflationniste et sa concurrence accrue, peine à convaincre.

Cette critique prend une dimension particulière alors que Strategy, l’entreprise de Michael Saylor, a récemment vendu 32 BTC le 1er juin 2026, une première depuis 2020. Cette décision, en totale contradiction avec sa stratégie historique d’accumulation ininterrompue de Bitcoin, a surpris les observateurs. La société a justifié cette vente en invoquant une nuance sémantique : « Je vous ai dit à vous de ne jamais vendre votre Bitcoin ! Je n’ai jamais dit que la société ne vendrait pas son Bitcoin ».

Cette position, jugée ambiguë, a alimenté les débats sur la crédibilité des maximalistes du Bitcoin. Alors que Strategy voit son action chuter de près de 70 % sur un an, la question de la cohérence de ses choix stratégiques se pose avec insistance.

Ethereum résiste malgré les critiques

Malgré les attaques de Michael Saylor, Ethereum continue de démontrer sa robustesse technique. Selon les données rapportées par Wu Blockchain, le nombre de transactions sur sa blockchain a atteint des niveaux records en 2026, signe d’une adoption toujours forte. Pourtant, cette vitalité ne suffit pas à rassurer les investisseurs sur le rôle futur de l’ETH.

Pour certains analystes, la perte de confiance évoquée par Saylor reflète davantage un changement de paradigme dans l’écosystème crypto. Les investisseurs ne cherchent plus nécessairement une réserve de valeur, mais plutôt des blockchains capables de supporter des applications décentralisées performantes. Dans ce contexte, Ethereum reste un acteur clé, même si sa capacité à s’imposer comme une « monnaie » est remise en cause.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient être déterminantes pour Ethereum. Plusieurs échéances techniques, comme les mises à jour du protocole ou l’évolution des stablecoins, pourraient redéfinir son positionnement. Pour Michael Saylor, la bataille idéologique entre Bitcoin et Ethereum devrait s’intensifier, même si les réalités du marché pourraient bien dicter une autre voie. Reste à voir si les investisseurs suivront ses prédictions ou privilégieront les performances concrètes des blockchains.

De son côté, Strategy devra clarifier sa stratégie après sa récente vente de Bitcoin. La chute de son action et les critiques sur sa crédibilité pourraient fragiliser sa position de leader dans l’écosystème Bitcoin Treasury. Pour les observateurs, une chose est sûre : la bataille entre maximalistes et pragmatiques ne fait que commencer.

Michael Saylor estime qu’Ethereum ne peut plus revendiquer une « prime monétaire » en tant que réserve de valeur, contrairement au Bitcoin. Il critique également sa concurrence accrue avec des blockchains comme Solana ou BNB Chain, ainsi que son modèle inflationniste qui peine à se confirmer.

La vente de 32 BTC par Strategy le 1er juin 2026 marque un tournant, car cette entreprise était connue pour ne jamais vendre ses Bitcoins depuis 2020. Cette décision a surpris les investisseurs et entraîné une chute de près de 70 % du cours de son action sur les douze derniers mois.