Montpellier se présente samedi 21 juin 2026 en demi-finale du Top 14 face au Stade Français, un match qui s’annonce électrique (21h05). Deux ans après un barrage salvateur contre Grenoble, le club héraultais a opéré une véritable mue sous l’impulsion d’un staff technique que Bernard Laporte, directeur du rugby, décrit comme exceptionnel. Selon RMC Sport, ce collectif, chapeauté par Joan Caudullo, a su transformer une équipe en reconstruction en un club capable de rivaliser avec les meilleurs.

Ce qu'il faut retenir

  • Sixième demi-finale de l’histoire du MHR, deux ans après un barrage contre Grenoble (avril 2024) pour éviter la relégation.
  • Un staff jeune et solidaire, composé d’anciens joueurs du club, dirigé par Joan Caudullo, manager général.
  • Bernard Laporte souligne l’enthousiasme, la compétence et l’absence d’égo au sein de cette équipe technique.
  • Quatre adjoints sont mis en avant : Geoffrey Doumayrou (attaque), Benoît Paillaugue (défense), Antoine Battut (avants) et Didier Bes (mêlée), chacun salué pour son expertise.
  • Benson Stanley, spécialiste néo-zélandais des skills, complète ce collectif avec une approche méthodique.

Un staff technique enraciné dans l’ADN du club

Joan Caudullo et ses adjoints incarnent une philosophie collective où « personne ne tire la couverture à soi », comme l’explique Bernard Laporte. Ancien entraîneur, Laporte souligne que cette équipe rappelle ses débuts : « C’est un régal de travailler avec eux, de les voir évoluer. Ça me rappelle vraiment ma jeunesse. Et quand tu as de l’âge, c’est bien d’être avec des jeunes. » Selon lui, ce staff est « très sérieux, très appliqué, il n’y a pas de star ». Il insiste aussi sur le rôle de Caudullo : « Il y a un manager général, c’est lui qui décide. Moi, je fais en sorte que ça fonctionne bien. Je ne veux surtout pas sa place. »

Ce collectif, composé d’anciens joueurs du MHR, partage une vision commune du rugby. « Tout le staff est très solidaire. Il y a des gens qui œuvrent pour le club, passionnés et compétents. Ils ont plein d’espoir, plein d’enthousiasme, plein d’envie, et ils transmettent cette énergie aux joueurs », précise Laporte.

Les profils clés du staff technique montpelliérain

Bernard Laporte s’est livré à un éloge détaillé de chaque membre de l’équipe technique, mettant en avant leurs spécificités. Joan Caudullo, manager général, est décrit comme « quelqu’un qui donne un tempo, appliqué, travailleur et conscient de ses limites ». Laporte ajoute : « Le rugby, ce n’est pas son problème. Il sait faire, mais il sait qu’il y a meilleur que lui. Moi, je n’aurais pas fonctionné comme ça. »

Geoffrey Doumayrou, entraîneur des arrières, est qualifié de « très gros entraîneur », « hyper compétent » et « passionné ». Laporte souligne sa maîtrise du sujet et son énergie communicative : « Quand tu le vois travailler, tu sens qu’il est dans son truc. Il transmet de l’énergie. »

Benoît Paillaugue, en charge de la défense, a « la mission la plus compliquée car il y a un ballon ». Laporte note ses progrès : « Au début, il était jeune, avec le poste pour moi le plus difficile. Aujourd’hui, il est imprégné, il a compris beaucoup de choses. Il est passionné, il adore ce sport et il fait bien son boulot. »

Antoine Battut, responsable des avants, est présenté comme « intelligent, passionné par le jeu d’avant et la touche ». Laporte voit en lui un futur entraîneur capable de progresser : « Ce sont des gens qui ont de l’avenir. »

Didier Bes, chargé de la mêlée, est salué pour sa maîtrise technique. « La mêlée, c’est son truc. Je prends beaucoup de plaisir à aller regarder ses séances », confie Laporte, qui a joué contre lui en professionnel.

Enfin, Benson Stanley, spécialiste des skills, est décrit comme rigoureux et méthodique. Laporte apprécie son approche néo-zélandaise : « C’est la rigueur, la méthode néo-zélandaise, la qualité dans le nettoyage, l’organisation et la libération de balles. » Il souligne aussi son énergie communicative : « Quand il parle, il y a de l’enthousiasme, et ça, ça se transmet. »

Un collectif en quête de consécration face au Stade Français

Cette demi-finale contre le Stade Français s’inscrit dans la continuité d’une saison où Montpellier a su se réinventer. Après un barrage contre Grenoble en 2024 pour éviter la relégation, le club a su construire une équipe compétitive. Laporte, qui supervise l’ensemble depuis son poste de directeur du rugby, reste en retrait pour laisser Caudullo diriger. « Chacun doit rester dans son couloir », explique-t-il.

Les Montpelliérains abordent ce match avec une dynamique positive. Laporte, optimiste, estime que « le plus dur nous attend », mais insiste sur la nécessité de rester solidaires. Il évoque aussi l’avenir de Caudullo, dont les performances ont attiré l’attention de la Fédération française de rugby. « Le XV de France le drague, c’est une révélation. Il est hyper compétent dans son domaine », déclare Laporte. Il ajoute que Caudullo « mérite » sa place et que ses résultats sont là.

« Il sait lui aussi que le plus dur nous attend, et qu’il faudra qu’on soit solidaires ensemble. Et on le sera. »
— Bernard Laporte, directeur du rugby du MHR

Et maintenant ?

La demi-finale contre le Stade Français pourrait marquer un tournant pour Montpellier. Une victoire ouvrirait les portes d’une finale historique, tandis qu’une défaite sonnerait comme un échec malgré les progrès réalisés. Pour Joan Caudullo et son staff, l’enjeu sera de prouver que cette équipe est capable de rivaliser avec les meilleurs clubs du Top 14. Côté Fédération, l’avenir de Caudullo pourrait aussi se jouer lors de cette période, avec un éventuel appel pour le staff tricolore.

La rencontre, prévue samedi 21 juin 2026 à 21h05, s’annonce donc comme un test grandeur nature pour ce collectif montpelliérain. Reste à voir si leur énergie et leur passion suffiront à franchir l’obstacle du Stade Français.

Bernard Laporte, directeur du rugby du MHR, insiste sur le fait que « chacun doit rester dans son couloir ». Il explique qu’il a appris de ses erreurs passées, où il voulait tout contrôler. « Au bout d’un moment, tu t’aperçois que c’est complètement con. Jo [Caudullo], il sait bien gérer son staff », déclare-t-il. Laporte assume un rôle de soutien pour permettre au manager général de diriger librement l’équipe.