Du 17 au 20 juin 2026, Paris Expo Porte de Versailles accueillera la dixième édition de VivaTech, le plus grand événement européen dédié aux startups et aux technologies. 30 % d’espace supplémentaire, une capacité d’accueil doublée : l’événement s’apprête à battre des records d’affluence avec 15 000 startups, 4 000 investisseurs et 1 500 démonstrations annoncées, selon Futura Sciences.
Cette année, VivaTech se positionne comme un tournant pour la tech européenne. « Cette 10e édition marque un virage, reflétant une nouvelle ère dominée par l’IA, les technologies de pointe et une reconfiguration géopolitique où l’Europe doit pleinement jouer son rôle », a souligné Maurice Lévy, coprésident de l’événement et président d’honneur du Publicis Groupe. Une édition qui s’inscrit dans un contexte de tensions technologiques mondiales, où la souveraineté numérique s’impose comme un enjeu aussi stratégique que les matières premières.
Ce qu’il faut retenir
- 10e édition de VivaTech, du 17 au 20 juin 2026 à Paris Expo Porte de Versailles
- 15 000 startups, 4 000 investisseurs et 1 500 démos attendus, avec 30 % d’espace supplémentaire et une capacité d’accueil doublée
- L’Allemagne désignée « Pays de l’Année 2026 », avec un stand record de 800 m² et 200 startups présentes
- L’Inde partenaire officiel de l’événement, soulignant son rôle croissant dans l’IA à l’échelle mondiale
- Quatre axes thématiques majeurs : IA et productivité, cybersécurité, greentech et deeptech
- Présence de figures majeures comme Yann Le Cun, Bernard Arnault, Rodolphe Saadé ou Christophe Fouquet
Une édition placée sous le signe de l’IA et de la souveraineté technologique
L’intelligence artificielle sera au cœur des débats, avec des démonstrations concrètes comme les interfaces cerveau-machine en temps réel (Unitree x HABS), les exosquelettes grand public (Sumbu) ou encore les agents conversationnels avancés (GetVocal AI). Un secteur où l’Europe tente de rattraper son retard face aux États-Unis et à la Chine, tout en affirmant sa propre voie. « L’Europe a longtemps considéré sa dépendance numérique comme inévitable, mais elle commence à en mesurer le coût politique », rappelle Futura Sciences.
L’Allemagne, désignée « Pays de l’Année 2026 », incarne cette ambition. Avec un stand de 800 m², le plus grand de l’histoire du salon, 200 startups, 14 Länder représentés et deux ministres fédéraux présents, Berlin envoie un signal fort. « Le message est clair : l’Europe compte dans le monde de la tech », note Futura Sciences. Une présence qui s’accompagne de celle d’ASML, le géant néerlandais des semi-conducteurs, dont dépend toute la chaîne mondiale des puces électroniques.
L’Inde, nouveau partenaire de l’innovation européenne
Pour la première fois, l’Inde est désignée « AI Country Partner » de VivaTech 2026. Un choix qui n’est pas anodin : avec 1,5 milliard d’habitants, le pays s’est imposé comme un acteur clé du déploiement de l’IA, tant sur le plan des infrastructures que des usages. « L’Inde n’est plus seulement un vivier de talents ou un marché émergent, mais un partenaire à part entière », souligne Futura Sciences. Cette collaboration s’inscrit dans le cadre de l’Année franco-indienne de l’innovation, qui a permis d’intensifier les échanges entre les deux écosystèmes technologiques.
Parmi les personnalités attendues, on retrouve des figures majeures du secteur. Du côté de l’IA et de la deeptech, Yann Le Cun (AMI Labs), Mati Staniszewski (ElevenLabs), Jean-Charles Samuelian (Alan), Loïc Henriet (Pasqal) ou encore Raphaël Auphan (Proton) viendront partager leur vision. Côté institutions, Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission européenne en charge de la souveraineté technologique, sera présente aux côtés de Karsten Wildberger, ministre fédéral allemand de la Digitalisation, et d’Anne Le Hénanff, ministre déléguée française chargée de l’IA et du numérique.
Cybersécurité, greentech et deeptech : les défis de demain
Quatre axes thématiques structurent cette édition 2026, reflétant les enjeux technologiques et sociétaux du moment. La cybersécurité est un sujet brûlant, alors que les cyberattaques se multiplient. Des startups comme Riot (sensibilisation des employés) ou Aikido (détection de vulnérabilités par IA) illustreront les avancées européennes en la matière. Autre domaine en pleine expansion : la greentech. Parmi les innovations présentées, on trouvera des solutions de recharge ultra-rapide de batteries (Nyobolt), des outils agricoles résilients face au climat (Bienesis) ou encore des projets de régénération des océans (Tenaka), dévoilés en exclusivité mondiale.
Enfin, la deeptech promet des avancées spectaculaires. IBM présentera un « lustre quantique » permettant des calculs d’une puissance inédite, tandis que Xpanceo dévoilera ses lentilles de contact à réalité augmentée pilotées par IA. Côté tourisme spatial, EOS X SPACE donnera un aperçu des prémices d’une industrie en devenir. Autant de technologies qui dessinent les contours de la prochaine révolution industrielle.
« VivaTech 2026 n’est pas qu’un salon, c’est un laboratoire où se préparent les technologies et les alliances de demain », rappelle Futura Sciences. Une édition qui, une fois de plus, confirme le rôle central de l’Europe dans l’innovation mondiale.
Les quatre axes sont : l’IA et la productivité, la cybersécurité, la greentech et l’énergie, ainsi que la deeptech.
L’Allemagne a été choisie pour incarner l’ambition européenne en matière de souveraineté technologique, avec une présence massive (800 m² de stand, 200 startups) et le soutien de deux ministres fédéraux.