Alors que la campagne de déclaration des revenus 2026 s’est officiellement close le 4 juin, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a commencé à traiter les dossiers. Certains contribuables pourraient ainsi recevoir un remboursement dans les semaines à venir. Mais les escrocs profitent de cette période pour piéger les administrés avec de faux messages, comme l’a signalé la gendarmerie du Rhône le 11 juin 2026. Selon Capital, une vague de courriels frauduleux circule, prétendant provenir de la DGFiP et annonçant un remboursement de trop-perçu.

Ce qu'il faut retenir

  • Une vague de mails frauduleux circule, affirmant provenir de la DGFiP et annonçant un remboursement de trop-perçu.
  • L’adresse de l’expéditeur ne correspond pas à celle de l’administration fiscale : «[email protected]» au lieu de «@dgfip.finances.gouv.fr».
  • Le site officiel pour vérifier un remboursement est impots.gouv.fr — aucune démarche n’est nécessaire pour un éventuel versement.
  • Les remboursements réels interviendront automatiquement par virement bancaire, le 24 ou le 31 juillet 2026.
  • En cas de doute, il est conseillé de signaler le mail frauduleux sur le site Pharos.

La gendarmerie du Rhône a partagé une capture d’écran d’un de ces mails frauduleux, qui reprend l’identité visuelle de l’administration fiscale. Le message indique une «situation fiscale révisée» et un «remboursement en attente». Pourtant, comme l’a précisé la gendarmerie dans son communiqué, il s’agit d’une manœuvre d’escroquerie. L’adresse de l’expéditeur, «[email protected]», ne correspond en rien à celle utilisée par la DGFiP, dont les communications officielles se terminent systématiquement par «@dgfip.finances.gouv.fr».

Le piège est classique : les victimes potentielles, croyant avoir droit à un remboursement, pourraient cliquer sur un lien contenu dans le mail ou répondre aux demandes d’informations personnelles. Les escrocs cherchent ainsi à récupérer des données bancaires ou d’identité. Capital rappelle que la DGFiP ne contacte jamais les contribuables par email pour leur annoncer un remboursement. Tous les échanges officiels se font via l’espace personnel sécurisé du site impots.gouv.fr.

Comment distinguer un vrai mail de la DGFiP d’un faux ?

Pour éviter de tomber dans le panneau, il existe plusieurs vérifications simples. D’abord, l’adresse d’envoi doit toujours se terminer par «@dgfip.finances.gouv.fr». Ensuite, le message doit être rédigé dans un français précis, sans fautes d’orthographe ou formulations maladroites. Les vrais mails de la DGFiP ne contiennent jamais de liens cliquables pour saisir des informations bancaires ou personnelles. Enfin, l’administration fiscale ne demande jamais de communiquer des coordonnées bancaires par email ou par téléphone.

Si un contribuable reçoit un message suspect, la marche à suivre est claire. Il doit se connecter à son espace personnel sur impots.gouv.fr pour vérifier son solde. Aucun remboursement ne nécessite une démarche proactive de la part du contribuable. Comme l’explique l’administration, «le versement est effectué automatiquement par virement sur le compte bancaire enregistré». Aucune action n’est requise de la part du contribuable pour recevoir un éventuel trop-perçu.

Que faire en cas de doute ou de réception d’un mail frauduleux ?

En cas de suspicion, la première étape consiste à ne pas cliquer sur les liens du mail et à ne pas répondre. La DGFiP recommande de se rendre directement sur le site officiel impots.gouv.fr via une recherche manuelle dans le navigateur. Il est ensuite possible de consulter son espace personnel pour vérifier l’existence d’un éventuel remboursement. Si le doute persiste, le contribuable peut signaler le mail frauduleux sur la plateforme Pharos, dédiée à la lutte contre la cybermalveillance.

Le site Pharos permet de déposer une plainte en ligne et de transmettre le mail suspect aux autorités compétentes. Cette plateforme est accessible à l’adresse https://www.internet-signalement.gouv.fr. En signalant rapidement ces tentatives, les utilisateurs aident les services de police et de gendarmerie à identifier et démanteler les réseaux d’escrocs. Les autorités rappellent régulièrement que la vigilance est le meilleur rempart contre ce type de fraude, surtout en période de déclarations fiscales.

Et maintenant ?

Les prochains jours pourraient voir une intensification des tentatives d’escroquerie, à l’approche des dates de remboursement prévues par la DGFiP. Les contribuables devraient donc redoubler de prudence lors de la consultation de leurs emails. La gendarmerie et la DGFiP devraient multiplier les mises en garde pour limiter l’impact de ces arnaques. Reste à voir si les escrocs adapteront leurs méthodes pour contourner les alertes officielles. Pour l’heure, les autorités invitent les administrés à privilégier la vérification systématique via le site officiel avant toute action.

Les remboursements réels, s’ils existent, seront versés directement sur les comptes bancaires des contribuables concernés le 24 juillet ou le 31 juillet 2026. Aucun intermédiaire ni aucune démarche ne sera nécessaire. En attendant, la prudence reste de mise : mieux vaut un contrôle inutile qu’une erreur aux conséquences financières ou sécuritaires.

Si vous avez cliqué sur un lien ou fourni des informations, contactez immédiatement votre banque pour sécuriser votre compte. Déposez également un signalement sur Pharos et envisagez de porter plainte auprès des services de police ou de gendarmerie.