Près d’un mois après la finale perdue par Arsenal contre le Paris Saint-Germain en Ligue des champions, le gardien espagnol David Raya a livré son ressenti sur ce revers douloureux. Selon RMC Sport, le portier de 30 ans a évoqué avec franchise l’impact émotionnel de cette défaite aux tirs au but, tout en soulignant la fierté liée à la saison accomplie.
Ce qu'il faut retenir
- Finale du 30 mai 2026 à Budapest : Arsenal s’incline 1-1 après prolongation puis 3-4 aux tirs au but face au PSG.
- David Raya, gardien d’Arsenal et de la Roja, décrit un profond désarroi après le match : « Quand je suis rentré chez moi, j’étais anéanti ».
- Malgré la défaite, Raya relativise en évoquant les progrès du club, notamment la victoire en Premier League après plus de 20 ans d’attente.
- Le gardien espagnol a chaleureusement félicité son coéquipier Fabian Ruiz, champion d’Europe avec l’Espagne après la victoire du PSG.
- Raya et Ruiz se sont retrouvés en sélection espagnole aux États-Unis, où ils ont échangé sur la finale.
Un coup dur dans l’histoire d’Arsenal
Pour Arsenal, cette finale de Ligue des champions restera gravée comme l’une des plus amères de son histoire récente. Selon les propos rapportés par RMC Sport, David Raya a expliqué que la défaite aux tirs au but, après un match nul 1-1 en prolongation, avait été particulièrement difficile à digérer. « Le problème, c’est que lorsqu’on perd une finale de Ligue des champions, qu’on y arrive pour la première fois en 20 ans et qu’on perd aux tirs au but, c’est un coup dur », a-t-il déclaré au Guardian. Le gardien a reconnu avoir ressenti une profonde déception en rentrant chez lui après le match.
La nuit du 30 mai à Budapest a marqué les esprits. Raya a détaillé l’épreuve subie par les joueurs : « Je suis reparti la tête haute grâce au travail accompli toute l’année, mais j’étais anéanti intérieurement car on était si près du but ». Il a ajouté : « Quand je suis rentré chez moi, j’étais anéanti. On a passé la nuit à Budapest et on a repris la route le lendemain matin. Cette nuit-là est vraiment très difficile. Le lendemain matin aussi. »
De la déception à la fierté collective
Malgré l’amertume de la défaite, David Raya a choisi de mettre en avant les avancées réalisées par Arsenal cette saison. Dans ses déclarations, il a rappelé que la douleur de la finale était à relativiser au regard des progrès accomplis. « Personnellement, ce furent des moments très difficiles, mais avec le recul, on repense à l’évolution du club. On compare ce qu’était le club il y a quelques années à ce qu’il est aujourd’hui, à nos progrès constants en Ligue des champions, à notre victoire en championnat, la première en plus de 20 ans… et ça, ça donne le sourire », a-t-il indiqué. Il a conclu en se projetant vers l’avenir : « C’est là qu’on se dit que l’année prochaine, on peut faire encore mieux et gagner la Ligue des champions. »
Cette victoire en Premier League, acquise pour la première fois depuis 2004, a donc servi de contrepoids à la déception européenne. Raya a souligné que cette saison, marquée par des performances remarquées en Ligue des champions, avait permis au club londonien de retrouver un niveau compétitif sur la scène internationale.
Des retrouvailles sportives et amicales avec Fabian Ruiz
Alors que David Raya digérait encore la finale perdue, son coéquipier Fabian Ruiz vivait l’apothéose avec le PSG. Le milieu espagnol a soulevé le trophée de la Ligue des champions après la victoire de son équipe. Selon RMC Sport, les deux hommes se sont retrouvés en sélection espagnole, où Ruiz participe à la Coupe du monde 2026 aux États-Unis. Raya a évoqué cette rencontre avec émotion : « Je suis arrivé un peu avant Fabian [Ruiz]. Je saluais quelques personnes à la réception quand il est arrivé. Je suis allé le féliciter », a-t-il raconté. « C’était quasiment la première chose que j’ai faite. Je n’arrivais pas vraiment à lui parler après la finale, j’étais trop fatigué. Le lendemain, on a parlé du match comme il faut. Juste deux potes qui discutent… J’étais content pour lui qu’il puisse soulever le trophée pour la deuxième fois. »
Cette scène illustre la sportivité qui anime les relations entre joueurs, même après des affrontements intenses en compétition. Pour Ruiz, cette victoire représente un nouveau titre continental après celui remporté en 2024 avec l’Espagne. Pour Raya, c’est l’occasion de célébrer le succès d’un ami, malgré la rivalité qui les a opposés en club quelques semaines plus tôt.
Pour l’Espagne, la Coupe du monde en cours aux États-Unis représente une priorité absolue. Les joueurs comme Raya ou Ruiz devront concilier préparation et ambition sportive, dans l’espoir de briller sur la scène mondiale. La compétition, qui se déroule jusqu’au 19 juillet, pourrait offrir à l’Espagne une nouvelle occasion de briller, après une finale de Ligue des champions qui a marqué les esprits.
David Raya a évoqué plusieurs raisons : c’était la première finale de Ligue des champions d’Arsenal en 20 ans, et la défaite aux tirs au but a rendu l’échec encore plus cuisant. « Quand je suis rentré chez moi, j’étais anéanti », a-t-il déclaré, soulignant l’intensité de la déception.