Un milliard d’euros levé en fonds propres et une licence enfin accordée : la jeune entreprise française Velvet vient de franchir une étape décisive pour s’installer sur le marché très concurrentiel du transport ferroviaire en France. Selon nos confrères de Libération, la société a obtenu, ce mardi 1er septembre 2026, l’autorisation nécessaire pour exploiter des trains de voyageurs sur le réseau national.

Ce qu'il faut retenir

  • Velvet, entreprise française, vient d’obtenir sa licence d’exploitation ferroviaire, lui permettant de concurrencer la SNCF sur le marché intérieur.
  • La présidente de Velvet a levé un milliard d’euros auprès d’un fonds d’investissement français pour financer son projet.
  • Cette licence s’ajoute à celles déjà obtenues par d’autres opérateurs comme Trenitalia et Renfe, renforçant la concurrence sur le rail.

Un acteur français face à la SNCF

Avec cette licence, Velvet devient le troisième nouvel opérateur ferroviaire à pouvoir proposer des services de transport de voyageurs en France, après l’italien Trenitalia et l’espagnol Renfe. Jusqu’ici réservée à la SNCF, l’exploitation des lignes nationales s’ouvre désormais à des concurrents, dans un secteur marqué par une libéralisation progressive. La société, dont la présidente n’a pas été nommée dans l’article original, mise sur un modèle axé sur la modernité et l’innovation pour se différencier.

L’obtention de cette licence intervient après plusieurs mois de procédures administratives et techniques, nécessaires pour garantir la sécurité et la conformité des services proposés. Velvet devra désormais négocier avec l’État et les gestionnaires d’infrastructure pour définir les créneaux horaires et les lignes qu’elle desservira.

Un financement ambitieux pour un projet de grande envergure

Le milliard d’euros levé par Velvet auprès d’un fonds d’investissement français constitue l’un des plus importants levées de fonds jamais réalisées dans le secteur ferroviaire hexagonal. Ce financement permettra à l’entreprise de moderniser son parc de matériel roulant, d’investir dans des technologies numériques et de recruter du personnel qualifié. Selon Libération, une partie de ces fonds sera également consacrée à la rénovation des gares et à l’amélioration de l’expérience client.

La présidente de Velvet a souligné, dans des déclarations rapportées par la presse, que cette levée de fonds reflète la confiance des investisseurs dans la capacité de l’entreprise à transformer le paysage ferroviaire français. « Nous ne visons pas seulement à concurrencer la SNCF, mais à proposer une alternative attractive pour les voyageurs », a-t-elle indiqué.

Un marché en pleine mutation

L’arrivée de Velvet s’inscrit dans un mouvement plus large de libéralisation du transport ferroviaire en Europe. Depuis plusieurs années, l’Union européenne pousse les États membres à ouvrir leurs marchés à la concurrence, afin d’améliorer la qualité des services et de réduire les coûts pour les usagers. En France, cette libéralisation avait été actée par la loi d’orientation des mobilités de 2019, qui prévoyait l’ouverture progressive des lignes à d’autres opérateurs.

D’autres candidats, comme l’allemand Deutsche Bahn ou le britannique FirstGroup, pourraient également se positionner sur le marché français dans les années à venir. Pour Velvet, l’enjeu sera de convaincre les voyageurs de la fiabilité et du confort de ses services, alors que la SNCF reste un acteur historique et dominant sur le réseau.

Et maintenant ?

Velvet devra désormais finaliser ses accords avec les gestionnaires d’infrastructure, comme SNCF Réseau, pour obtenir des sillons horaires et lancer ses premières lignes. Les premières circulations pourraient intervenir dès 2027, sous réserve des validations techniques et administratives. Par ailleurs, la société devra aussi négocier avec les autorités locales pour adapter ses offres aux besoins des territoires.

Cette libéralisation du rail français s’annonce donc comme un test pour l’équilibre entre innovation et stabilité du service public. Autant dire que les prochains mois seront décisifs pour déterminer si l’ouverture à la concurrence profite vraiment aux voyageurs.

D’après les informations disponibles, Velvet prévoit de mettre en service des trains à grande vitesse et des trains régionaux, avec une attention particulière portée à la modernité et au confort des voyageurs. Aucun détail précis sur les modèles n’a encore été communiqué.