Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a réaffirmé dimanche le soutien de l’Union européenne au « choix démocratique » exprimé par les électeurs islandais, après leur refus de reprendre les négociations d’adhésion à l’UE lors d’un référendum. Selon nos confrères du Figaro, cette position a été communiquée à la Première ministre islandaise, Kristrún Fjeldstedóttir, lors d’un échange téléphonique.
Au cœur de cet entretien, le dirigeant européen a souligné que Bruxelles « respecte pleinement le choix démocratique » des Islandais, une déclaration relayée par un porte-parole du Conseil européen. L’Islande, bien que non membre de l’UE, entretient des relations étroites avec les Vingt-Sept, notamment dans des domaines comme la pêche, l’énergie ou la sécurité.
Ce qu'il faut retenir
- Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a déclaré que l’UE « respecte pleinement le choix démocratique » de l’Islande lors d’un entretien avec la Première ministre islandaise.
- Les négociations d’adhésion à l’UE, suspendues depuis 2015, ne seront pas relancées après le référendum islandais.
- L’Islande est qualifiée de « partenaire le plus proche et le plus fiable de l’UE » par le Conseil européen.
- Les deux dirigeants ont exprimé leur volonté de renforcer les relations bilatérales, en dehors du cadre institutionnel européen.
Un partenariat stratégique malgré le statu quo institutionnel
L’échange entre Antonio Costa et Kristrún Fjeldstedóttir a aussi permis de réaffirmer la solidité des liens entre Bruxelles et Reykjavik. Le porte-parole du Conseil européen a précisé que l’Islande reste « l’un des partenaires les plus proches et les plus fiables de l’UE », malgré son refus de rejoindre le marché unique. Cette reconnaissance s’inscrit dans un contexte où l’archipel nordique collabore déjà étroitement avec l’Union sur des enjeux communs, comme la transition énergétique ou la gestion des espaces maritimes.
Les deux parties ont également rappelé leur engagement à approfondir cette coopération, sans pour autant envisager une adhésion à court ou moyen terme. Une position partagée par une majorité d’Islandais, comme en témoigne le résultat du référendum récent.
L’Islande et l’UE : une relation complexe mais durable
L’histoire entre l’Islande et l’UE est marquée par des allers-retours. L’archipel a déposé sa candidature en 2009, en pleine crise financière, avant de geler le processus en 2015. Le référendum de 2026 confirme donc une tendance de fond : les Islandais privilégient leur souveraineté, notamment sur les questions de pêche, tout en maintenant des échanges économiques et politiques avec l’UE.
Cette relation asymétrique – l’Islande bénéficiaire des accords européens sans en être membre – illustre une forme d’intégration pragmatique. Les deux parties y trouvent leur compte : l’UE conserve un partenaire stable dans l’Atlantique Nord, tandis que l’Islande accède aux avantages du marché unique sans les contraintes institutionnelles.
En attendant, l’Union européenne et l’Islande devraient maintenir leur collaboration actuelle, en s’appuyant sur les mécanismes existants plutôt que sur une intégration formelle. Une approche qui, pour l’heure, convient aux deux camps.