Alors que les coureurs de l’UTMB entament une nouvelle journée d’effort après une première nuit en montagne, le soleil se lève sur le massif du Mont-Blanc ce samedi 1er septembre 2026. Selon Le Figaro, une équipe de camrunners de la société Mouss Film, partenaire officiel de l’événement, s’est lancée dans une mission particulière : suivre en direct la progression de la tête de course féminine, menée par la Française Blandine L’Hirondel.

Ce qu'il faut retenir

  • L’équipe de Mouss Film suit la favorite Blandine L’Hirondel pour une retransmission en direct de sa course
  • Édouard Thouvenin, 22 ans, est le camrunner désigné pour accompagner la Française
  • Thouvenin, lui-même athlète, a remporté les 42 km du Trail de l’Échappée Belle le 22 août 2026 et terminé 5e de la MCC en début de semaine
  • Le parcours de suivi commence à La Fouly, au kilomètre 115, après un détour express pour récupérer du matériel
  • Le départ de la portion suivie est donné alors que la course féminine entre dans sa phase décisive

Parmi les camrunners dépêchés sur place, Édouard Thouvenin, 22 ans, a pour mission de filmer la course de Blandine L’Hirondel tout en l’accompagnant physiquement. Comme le rapporte Le Figaro, ce jeune athlète n’est pas un simple opérateur : il est lui-même un compétiteur aguerri. Thouvenin vient de remporter les 42 kilomètres du Trail de l’Échappée Belle le 22 août dernier, puis a terminé cinquième de la MCC (Mont-Blanc Cœur de Course) en début de semaine, juste avant l’UTMB.

Alors que les premières lueurs de l’aube éclairent Chamonix, l’équipe de Mouss Film quitte le centre de presse à 7 h 30 pour rejoindre le point de départ de leur mission : La Fouly, située au kilomètre 115 du parcours. Mais avant de se lancer sur les sentiers, un détour s’impose au chalet pour récupérer les baskets oubliées de Thouvenin, puis un arrêt express à la boulangerie pour s’assurer un ravitaillement rapide. Le timing est serré, et chaque minute compte pour ne pas perdre de vue la tête de course féminine.

Une logistique millimétrée pour un suivi en temps réel

La mission assignée à Thouvenin et son équipe est double : filmer la course de Blandine L’Hirondel et retransmettre ses images en direct. Une tâche complexe, d’autant que la Française évolue en tête d’une épreuve réputée pour son exigence technique et physique. Selon Le Figaro, la pression est d’autant plus forte que L’Hirondel est considérée comme l’une des favorites de l’UTMB 2026.

Le parcours suivi ce samedi matin s’étend de La Fouly jusqu’à un point stratégique du tracé, où la position de la Française pourrait déterminer l’issue de la course. Thouvenin, en tant que camrunner, doit non seulement maintenir le rythme pour rester à la hauteur de l’athlète, mais aussi anticiper les mouvements de caméra pour capturer les moments clés. Une prouesse technique qui nécessite une préparation physique et mentale rigoureuse.

Un athlète camrunner, un duo gagnant

Le profil de Thouvenin illustre la polyvalence exigée par ce type de mission. Athlète à part entière, il connaît les contraintes du trail et les attentes des coureurs. « Courir tout en filmant demande une adaptation constante », explique-t-il dans les colonnes du Figaro. « Il faut trouver un équilibre entre la vitesse de course et la stabilité de l’image, sans oublier la gestion de l’effort sur la durée. »

Son expérience récente, marquée par une victoire au Trail de l’Échappée Belle et une place d’honneur à la MCC, lui confère une légitimité certaine. Ces performances récentes démontrent sa capacité à performer sur des épreuves exigeantes, une qualité indispensable pour suivre une athlète comme Blandine L’Hirondel, dont le palmarès parle pour elle. La Française, spécialiste des ultra-trails, a déjà remporté l’UTMB à deux reprises et s’impose comme une référence dans la discipline.

Un défi humain et technique

Le suivi d’un coureur en direct lors d’un ultra-trail relève autant de l’exploit logistique que du défi humain. Les conditions météo, le terrain technique et la fatigue accumulée par les athlètes rendent chaque minute précieuse. Selon Le Figaro, Thouvenin et son équipe doivent composer avec des contraintes matérielles : poids du matériel, autonomie des batteries, et nécessité de capturer des images exploitables malgré les mouvements constants.

Bref, une course contre la montre s’engage également entre les camrunners et les coureurs. Alors que Blandine L’Hirondel progresse dans les hauteurs du massif alpin, Thouvenin doit, lui, redoubler d’efforts pour ne pas se laisser distancer. Le moindre écart pourrait compromettre la qualité de la retransmission et, par ricochet, l’expérience des spectateurs suivant la course à distance.

Et maintenant ?

Si la mission de Thouvenin et son équipe se poursuit tout au long de la journée, la suite de la course féminine à l’UTMB 2026 pourrait être marquée par des rebondissements. Blandine L’Hirondel, en tête depuis le départ, devra gérer son avance face à une concurrence qui pourrait revenir en fin de parcours. Quant aux images tournées par les camrunners, elles devraient alimenter les retransmissions officielles de l’événement dans les prochaines heures.

La performance de Thouvenin et de l’équipe de Mouss Film pourrait, à terme, influencer la manière dont les médias couvrent les ultra-trails. Une immersion aussi proche des coureurs ouvre en effet de nouvelles perspectives pour le grand public, habitué à des retransmissions plus traditionnelles. Reste à voir si cette approche sera reproduite lors des prochaines éditions.

En attendant, l’UTMB 2026 continue de s’écrire, kilomètre après kilomètre, dans un équilibre fragile entre dépassement de soi et gestion de l’effort.

Un camrunner a pour mission d’accompagner un ou plusieurs coureurs en tête de course afin de filmer leur progression en direct. Cela implique de courir à leur rythme tout en assurant la qualité des images, ce qui nécessite une préparation physique et technique spécifique.

Oui, Blandine L’Hirondel a remporté l’UTMB à deux reprises. Sa présence en tête de course lors de l’édition 2026 en fait l’une des favorites.