La Belgique s’est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 après une victoire 4-1 contre les États-Unis, dans un match marqué par une décision controversée de la FIFA concernant la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun. Selon Euronews FR, cette rencontre, disputée lundi soir à Kansas City, a également confirmé la forme impressionnante des Diables rouges, qui restent invaincus depuis dix-huit matchs.

Ce qu'il faut retenir

  • La Belgique s’impose 4-1 face aux États-Unis grâce à des buts de Charles De Ketelaere (2), Romelu Lukaku et une erreur de Matt Freese
  • Folarin Balogun, dont la suspension a été levée après un appel de Donald Trump à Gianni Infantino, a eu un impact limité (meilleure occasion à la 82e minute)
  • L’Espagne, grâce à Unai Simón, signe un sixième match consécutif sans encaisser de but et affronte la Belgique en quarts de finale
  • Cristiano Ronaldo quitte la compétition après six Coupes du monde, avec un dernier message sobre : « Parfois on gagne, parfois on perd »
  • Les Diables rouges affronteront l’Espagne vendredi à Inglewood pour une place en demi-finale

Une victoire belge sous le signe de la polémique et de la rigueur

Dans un match où les États-Unis alignaient leur attaquant vedette Folarin Balogun, c’est pourtant la Belgique qui a dicté le tempo dès les premières minutes. Charles De Ketelaere a ouvert le score à la 9e minute, profitant d’une erreur défensive américaine. Le jeune milieu belge a doublé la mise à la 33e minute, après une nouvelle erreur collective des défenseurs des États-Unis. Le gardien Matt Freese a ensuite offert le troisième but belge en début de seconde période, avant que Romelu Lukaku ne scelle la victoire à la 93e minute, sur un contre éclair.

Selon Euronews FR, la présence de Balogun sur la pelouse ne s’est pas traduite par une performance à la hauteur de son statut. L’attaquant américain, auteur d’une prestation discrète, n’a pas trouvé le chemin des filets malgré plusieurs occasions, dont une tentative arrêtée par Thibaut Courtois à la 82e minute. Remplacé à la 92e minute, il a quitté le terrain sous les applaudissements, sans avoir pu peser réellement sur le cours du match.

Balogun épargné par la FIFA après un appel de Donald Trump

La polémique autour de Balogun a éclipsé une partie de la rencontre. Lors du match précédent contre la Bosnie-Herzégovine, l’attaquant américain avait été expulsé par l’arbitre brésilien Raphael Claus pour un tacle dangereux sur la cheville d’un adversaire, ce qui aurait dû entraîner une suspension automatique d’un match. Pourtant, après un entretien téléphonique entre Donald Trump et le président de la FIFA Gianni Infantino, le comité de discipline a décidé de suspendre cette sanction pour une durée d’un an, permettant à Balogun de jouer contre la Belgique. Malgré cette décision controversée, son impact est resté limité.

Si Balogun n’a pas marqué, il a cependant été à l’origine du but de Malik Tillman à la 31e minute, après avoir été fauché par le défenseur belge Brandon Mechele. Les États-Unis, qui avaient besoin d’un résultat pour espérer passer le cap des huitièmes, ont tenté à plusieurs reprises de servir leur attaquant vedette, sans succès face à une défense belge solide et un Thibaut Courtois en grande forme.

L’Espagne, nouvelle menace pour la Belgique, pulvérise le Portugal

Dans un autre match de huitièmes de finale disputé lundi, l’Espagne a confirmé sa domination défensive en s’imposant 1-0 face au Portugal, championne du monde en titre. Grâce à Unai Simón, auteur de deux arrêts décisifs en première période sur des tentatives de Cristiano Ronaldo, les Espagnols ont signé leur sixième match consécutif sans encaisser de but, un record en Coupe du monde. Leur gardien a ainsi porté à 609 minutes son record d’invincibilité dans le tournoi, dépassant le précédent record établi par Walter Zenga en 1990.

Ronaldo, qui a disputé son sixième Mondial et son dernier selon ses déclarations, a quitté la pelouse sous les applaudissements des supporters portugais, le visage marqué par la déception. « Triste, c’est normal après une élimination comme celle-là », a-t-il déclaré. « J’ai tout donné, j’ai donné le meilleur de moi-même et je pars la conscience tranquille. C’est le football, c’est la vie d’un footballeur. Parfois on gagne, parfois on perd. »

« Ronaldo, seul joueur à avoir marqué lors de six Coupes du monde consécutives et meilleur buteur de l’histoire en sélection avec 146 réalisations, expliquait la veille qu’il espérait que ce ne serait pas son dernier match dans cette compétition et qu’il voulait en profiter au maximum. »
Euronews FR

Pour le Portugal, cette élimination marque la fin d’une ère. Ronaldo, qui avait mené son équipe à son premier titre international avec l’Euro 2016, laisse derrière lui un héritage inégalé, même si le trophée de Coupe du monde reste le seul absent de son palmarès. Le Portugal, lui, doit désormais se reconstruire sans sa figure emblématique.

La Belgique en quête d’un premier titre mondial face à une Espagne redoutable

Avec cette victoire, la Belgique s’offre un quart de finale face à l’Espagne, une équipe qui a su allier rigueur défensive et efficacité offensive. Les Diables rouges, invaincus depuis dix-huit matchs, abordent cette rencontre avec l’ambition de créer la surprise. Leur parcours en quarts de finale pourrait les mener en demi-finale, où ils pourraient affronter la France ou le Maroc, selon les résultats des autres rencontres.

Côté espagnol, l’équipe de Luis de la Fuente mise sur une défense de fer et une gestion millimétrée du jeu pour tenter de remporter un deuxième titre mondial après celui de 2010. Leur prochain adversaire, la Belgique, sera un test de taille, mais leur série d’invincibilité en fait une équipe à prendre au sérieux.

Et maintenant ?

Les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 s’annoncent riches en émotions. La Belgique, après avoir éliminé les États-Unis, affrontera l’Espagne vendredi à Inglewood, en Californie. Une victoire leur ouvrirait les portes des demi-finales, où elles pourraient retrouver la France ou le Maroc. De son côté, l’Espagne, qui a écrasé le Portugal, devra confirmer sa forme pour espérer atteindre le dernier carré. La question reste entière : qui succédera au Brésil, championne en titre, dans ce tournoi qui réserve encore bien des surprises ?

La Coupe du monde 2026 entre désormais dans une phase décisive, où chaque match peut basculer à tout moment. Les observateurs s’interrogent déjà sur la capacité de la Belgique à franchir un cap historique, tandis que l’Espagne, invaincue depuis six matchs, semble partie pour écrire sa légende. Une chose est sûre : le spectacle est loin d’être terminé.

La suspension automatique d’un match pour carton rouge a été suspendue par le comité de discipline de la FIFA après un entretien téléphonique entre Donald Trump et le président de la FIFA Gianni Infantino. Cette décision, prise un an, a permis à Balogun de jouer contre la Belgique, malgré une expulsion controversée lors du match précédent.

Les Diables rouges affronteront l’Espagne vendredi 11 juillet 2026 à Inglewood, en Californie, pour une place en demi-finale.