Marco Katalay-Kalala a été condamné, ce mardi 7 juillet 2026, à 26 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine pour le meurtre de son épouse, Marie Thakizimana, commis le 12 avril 2022 à Rennes. Selon Ouest France, le crime a été perpétré sous les yeux de leurs deux filles, alors âgées respectivement de 6 et 8 ans.
Ce qu'il faut retenir
- Condamnation de Marco Katalay-Kalala à 26 ans de prison pour le meurtre de son épouse le 12 avril 2022.
- Le crime a été commis devant leurs deux filles mineures, âgées de 6 et 8 ans.
- Quatre jours de procès ont été nécessaires avant que le verdict ne soit rendu.
- L’affaire s’est tenue devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine.
- La date de la décision judiciaire correspond au 7 juillet 2026.
Un procès de quatre jours pour une affaire particulièrement choquante
Le procès de Marco Katalay-Kalala s’est déroulé sur quatre journées consécutives devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine. Comme le rapporte Ouest France, l’accusé a été jugé pour le meurtre de Marie Thakizimana, dont le corps avait été découvert le jour même des faits. Les circonstances du crime, commis en présence des deux enfants du couple, ont marqué l’opinion publique et ont pesé lourdement dans la décision des jurés.
Le procureur avait requis une peine exemplaire, soulignant la gravité des faits et le traumatisme infligé aux deux filles du couple. Selon les éléments du dossier, le mobile du crime n’a pas été officiellement précisé lors des débats, mais les investigations ont permis d’établir que Marco Katalay-Kalala était bien l’auteur des coups mortels.
Un drame familial qui a choqué la région rennaise
L’affaire a profondément ému la communauté rennaise et plus largement celle de l’Ille-et-Vilaine. Les voisins et proches du couple ont décrit une relation conjugale tendue avant les faits, sans pour autant évoquer de signalements préalables aux autorités. Les deux filles, aujourd’hui âgées de 10 et 12 ans, ont été placées sous la protection de l’aide sociale à l’enfance après les événements.
Les associations féministes locales ont rappelé, à l’issue du procès, que ce drame illustre la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention contre les violences conjugales. « Ce cas rappelle cruellement que les violences faites aux femmes ne s’arrêtent pas aux portes des foyers », a déclaré une porte-parole de l’association « Solidarité Femmes 35 ».
Les éléments clés du dossier pénal
Selon les éléments présentés lors du procès, Marco Katalay-Kalala a reconnu avoir porté les coups ayant entraîné la mort de son épouse, tout en invoquant des circonstances atténuantes liées à un conflit familial. Les expertises médico-légales ont confirmé que les blessures étaient compatibles avec une violence extrême et répétée.
Les avocats de la défense ont plaidé en faveur d’une peine réduite, évoquant un « geste impulsif » et un « effondrement psychologique » de leur client. En revanche, l’accusation a insisté sur la préméditation, rappelant que les enfants étaient présents au moment des faits. « La présence des fillettes rend ce crime d’autant plus insupportable », a souligné l’avocat général lors de son réquisitoire.
La famille de la victime, représentée par un avocat, a indiqué qu’elle se réservait le droit d’engager des actions civiles pour obtenir réparation du préjudice subi.
L’accusé dispose d’un délai de 15 jours pour interjeter appel du verdict rendu par la cour d’assises. Si l’appel est déposé, l’affaire sera réexaminée devant la cour d’assises d’appel, sans que la peine ne puisse être aggravée.