Le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle de 2027, Bruno Retailleau, a dévoilé ce lundi 31 août 2026 son programme pour l’Éducation nationale, s’engageant à revaloriser significativement les salaires des professeurs en cas d’accès à l’Élysée. Selon nos confrères de BFM – Politique, il promet une augmentation de 300 euros nets pour les enseignants en milieu de carrière et de 135 euros nets pour les débutants, une mesure qu’il présente comme un levier pour restaurer l’attractivité du métier.

Pour financer cette hausse salariale, estimée à près de 2 milliards d’euros, Bruno Retailleau assure que le budget sera équilibré « à l’euro près », sans création de nouvel impôt. La source de financement ? Une réduction des dépenses liée à la baisse démographique et à la diminution du nombre d’élèves dans les établissements scolaires. « Nous restaurerons une école de l’excellence, du mérite et de la mobilité pour tous », a-t-il déclaré lors d’une réunion avec des parents d’élèves à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Ce qu'il faut retenir

  • Une hausse de 135 euros nets pour les enseignants en début de carrière et 300 euros nets pour ceux en milieu de carrière.
  • Un budget global de 2 milliards d’euros financé par des économies liées à la démographie scolaire.
  • Retailleau promet de rétablir les notes chiffrées et de donner « le dernier mot aux professeurs » en conseil de classe.
  • Il souhaite aussi ramener la durée des vacances scolaires « à la moyenne européenne » et instaurer une remise de diplômes le 14 juillet.
  • Le candidat LR critique la gauche pour avoir « mis l’élève au centre » de l’école, au détriment du savoir.

Une « révolution culturelle » pour l’école

Bruno Retailleau a insisté sur la nécessité d’une « révolution culturelle » dans le système éducatif, afin que l’école ne « reproduise plus les inégalités ». Selon lui, le modèle actuel a « mis le savoir à la porte » en privilégiant une approche centrée sur l’élève plutôt que sur les fondamentaux. « Revenir aux fondamentaux comme lire, écrire, compter, penser, ce n’est pas regarder en arrière, c’est se donner les moyens de bâtir l’avenir », a-t-il affirmé, reprenant ainsi un discours classique de la droite sur l’école.

Parmi les mesures phares de son programme, il propose de rétablir les notes chiffrées, supprimées progressivement sous le précédent quinquennat. « Dire la vérité aux parents » est, selon lui, une priorité. Autre piste évoquée : la création d’une École normale du professorat par académie, ouverte aux ingénieurs et artisans souhaitant se reconvertir dans l’enseignement. « Il faut refaire du professorat un métier que l’on choisit », a-t-il souligné, en référence aux difficultés de recrutement actuelles.

Liberté des cartes scolaires et retour du mérite

Bruno Retailleau entend également instaurer une « liberté des cartes scolaires » dans le public comme dans le privé, une mesure qui s’inscrit dans la lignée des propositions de certains de ses rivaux à droite, comme Édouard Philippe, qui propose une hausse de 20 % des salaires des enseignants. Pour le président des Républicains, cette liberté permettrait aux familles de choisir librement l’établissement de leur enfant, dans un contexte où l’affectation des élèves est souvent critiquée pour son manque de flexibilité.

Il a aussi annoncé son intention de ramener la durée des vacances scolaires « à la moyenne européenne », sans préciser de calendrier. Autre proposition symbolique : l’instauration d’une remise de diplômes annuelle le 14 juillet, un clin d’œil à la fête nationale. Ces mesures s’accompagnent d’un discours sur le retour du mérite et de l’excellence, avec une attention particulière portée à la transmission des savoirs fondamentaux.

« Nous restaurerons une école de l’excellence, du mérite et de la mobilité pour tous. »
Bruno Retailleau, président de LR et candidat à la présidentielle, le 31 août 2026.

Et maintenant ?

Si ce programme doit encore être détaillé dans les semaines à venir, Bruno Retailleau devra convaincre non seulement les électeurs de droite, mais aussi l’ensemble du corps enseignant, souvent critique envers les promesses non tenues des politiques. Les prochaines semaines pourraient voir émerger des débats sur le financement de ces mesures, notamment dans un contexte budgétaire contraint. Pour l’heure, le candidat LR mise sur la crédibilité de son projet, qu’il présente comme « financé à l’euro près », pour séduire un électorat en quête de changements concrets.

Reste à savoir si ses propositions, qui s’inscrivent dans une logique de rupture avec les réformes récentes, parviendront à s’imposer face à celles de ses adversaires, comme Édouard Philippe ou Jordan Bardella, qui ont également placé l’éducation au cœur de leur campagne.

Cette annonce intervient dans un paysage politique marqué par une campagne présidentielle de 2027 déjà bien entamée, où l’éducation reste un thème récurrent, notamment face aux défis de l’attractivité du métier d’enseignant et des inégalités territoriales. Les prochains mois diront si le programme de Bruno Retailleau, axé sur la revalorisation salariale et le retour à des méthodes traditionnelles, trouve un écho suffisant pour peser dans le débat.

Le candidat LR justifie ce choix par les économies réalisées grâce à la baisse de la démographie scolaire et à la diminution du nombre d’élèves. Selon lui, ces ajustements naturels permettront de dégager les 2 milliards d’euros nécessaires sans alourdir la fiscalité.

Parmi les propositions, on note le rétablissement des notes chiffrées, la création d’Écoles normales du professorat ouvertes aux reconversions, la liberté des cartes scolaires et l’instauration d’une remise de diplômes le 14 juillet.