Le premier long-métrage de Denise Fernandes, réalisatrice portugaise d’origine capverdienne, a été récompensé lors de la dernière édition du Festival international du film de Locarno. Intitulé « Hanami », ce film déploie une narration poétique et initiatique à travers les rêves et les récits d’une enfant, s’inspirant directement de son propre héritage culturel.
Comme le rapporte Libération, cette œuvre marque une entrée remarquée dans le paysage cinématographique par sa capacité à mêler mémoire personnelle et universel.

Ce qu'il faut retenir

  • Denise Fernandes signe son premier long-métrage, « Hanami », primé à Locarno.
  • Le film s’inspire de son enfance au Cap-Vert, mêlant légendes et récits personnels.
  • Une narration poétique et initiatique, centrée sur les rêves d’une enfant.
  • Une œuvre qui explore les thèmes de l’identité, de la transmission et de la mémoire.
  • Le film est déjà salué pour son approche visuelle et son écriture.

Une œuvre nourrie par l’héritage culturel

Denise Fernandes puise dans ses racines capverdiennes pour façonner « Hanami ». Ce projet, qui marque ses débuts en tant que réalisatrice de long-métrage, s’appuie sur des récits oraux, des légendes locales et des souvenirs d’enfance.
Selon Libération, l’auteure a souhaité donner une voix à cette culture méconnue en Europe, tout en la reliant à des thèmes universels comme la quête d’identité et la transmission entre générations.

Une narration à la fois intime et universelle

Au cœur de « Hanami » se trouve le parcours d’une enfant dont les rêves et les visions servent de fil conducteur. Le film alterne entre réalisme et onirisme, avec des séquences où se mêlent souvenirs, légendes et émotions brutes.
Comme l’explique Fernandes dans une interview rapportée par Libération, « les histoires que l’on nous raconte enfant façonnent qui nous sommes ». Cette réflexion sous-tend toute la structure du récit, où chaque scène semble porter une part de magie et de vérité.

Un style visuel et une écriture salués par la critique

Dès sa présentation au Festival de Locarno, « Hanami » a été remarqué pour sa direction artistique et son scénario. Les critiques ont souligné la finesse des images, qui oscillent entre paysages capverdiens et séquences plus abstraites, reflétant l’état d’esprit de l’héroïne.
D’après Libération, le film évite les clichés sur l’enfance pour offrir une vision à la fois poétique et ancrée dans le réel, ce qui en fait une œuvre accessible tout en étant exigeante.

Et maintenant ?

Après sa première mondiale à Locarno, « Hanami » devrait entamer une tournée en festivals européens au cours de l’automne 2026.
Les distributeurs pourraient ensuite lui proposer une sortie en salles, avec une diffusion internationale envisagée pour 2027. Reste à voir si cette œuvre trouvera un écho auprès du public, notamment dans les pays où la culture capverdienne est moins représentée.

Avec « Hanami », Denise Fernandes prouve que le cinéma peut être à la fois un miroir et une fenêtre, reflétant une identité personnelle tout en ouvrant sur des horizons plus larges.
Alors que les débats sur la diversité culturelle dans le cinéma persistent, cette réalisation rappelle l’importance de donner la parole à des récits jusqu’ici marginalisés — autant dire que le film pourrait bien devenir un symbole.

Le terme « Hanami » désigne la tradition japonaise de contemplation des cerisiers en fleurs. Denise Fernandes a expliqué à Libération que ce mot lui évoquait à la fois la beauté éphémère et l’idée de transmission, deux thèmes centraux de son film. Le choix reflète ainsi une métaphore entre la floraison des cerisiers et l’épanouissement de l’enfance, tout en créant un pont entre deux cultures, la capverdienne et la japonaise.