Depuis ce mardi 1er septembre, première journée de la rentrée scolaire, plusieurs dizaines d’élèves de Hayange, en Moselle, se retrouvent sans solution de transport vers trois écoles primaires. Cette situation fait suite à la décision du maire Fabien Engelmann, membre du Rassemblement National, de supprimer les navettes scolaires. Selon Libération, l’élu justifie cette mesure par des motifs financiers et par une volonté de clarifier les compétences entre la commune et la métropole.

Ce qu'il faut retenir

  • La suppression des navettes scolaires concerne trois écoles primaires de Hayange depuis le 1er septembre 2026.
  • Le maire Fabien Engelmann (RN) invoque des raisons budgétaires et une réorganisation des compétences pour justifier cette décision.
  • Des familles dénoncent un abandon des enfants, certains se retrouvant « littéralement sur le bord de la route ».

Une décision municipale aux conséquences immédiates

Dès le premier jour de la rentrée, des parents et des associations se sont mobilisés pour dénoncer l’absence de solutions alternatives. Selon Libération, certains élèves doivent désormais parcourir à pied des kilomètres, sous la pluie ou par forte chaleur, faute de transport adapté. Un parent, dont l’enfant est scolarisé dans l’une des écoles concernées, a confié à nos confrères : « On nous a laissé tomber. Comment peut-on imaginer qu’un enfant de six ans marche vingt minutes pour rejoindre son école ? ».

La mairie, contactée par Libération, n’a pas encore communiqué de mesures d’urgence pour pallier cette situation. Fabien Engelmann a simplement rappelé que la compétence des transports scolaires relève désormais de la métropole du Grand Nancy, tout en reconnaissant que la transition n’a pas été anticipée.

Un différend sur les compétences entre la commune et la métropole

Le maire de Hayange souligne que la suppression des navettes s’inscrit dans un cadre légal. Depuis le 1er janvier 2024, la loi confie en effet aux métropoles la gestion des transports scolaires. Or, d’après Fabien Engelmann, la métropole du Grand Nancy n’a pas encore mis en place de dispositifs pour reprendre à son compte ces lignes. « Nous ne pouvons pas assumer des dépenses qui ne relèvent plus de notre responsabilité », a-t-il expliqué. Pourtant, des élus d’opposition locaux contestent cette interprétation, évoquant un manque de coordination entre les collectivités.

Côté métropole, on assure que des solutions sont à l’étude, mais leur mise en œuvre prendra « plusieurs semaines ». Un porte-parole a indiqué à Libération que « des discussions sont en cours avec la mairie de Hayange pour trouver un arrangement temporaire ».

Et maintenant ?

Si aucune mesure concrète n’est annoncée dans les prochains jours, la situation pourrait s’aggraver à mesure que les familles, contraintes de s’organiser, se tournent vers les médias ou les associations. Une réunion entre la mairie, la métropole et les représentants des parents d’élèves est prévue pour le 10 septembre, afin d’évaluer les besoins immédiats et les pistes de solution. Reste à voir si cette rencontre permettra d’éviter une crise durable pour les enfants concernés.

Contacté par Libération, le rectorat de l’académie de Nancy-Metz a indiqué qu’il « suit la situation de près » et qu’il « encourage les familles à signaler tout problème d’accès à l’école ». De son côté, la préfecture de Moselle a rappelé que « les maires ont l’obligation de garantir la sécurité des enfants », sans préciser si des sanctions pourraient être envisagées en cas de non-respect de cette obligation.

Le maire Fabien Engelmann (RN) justifie cette décision par des motifs financiers et une volonté de respecter la répartition des compétences entre la commune et la métropole du Grand Nancy. Depuis 2024, la loi attribue en effet aux métropoles la gestion des transports scolaires.

Trois écoles primaires de Hayange sont directement impactées par cette mesure, selon les informations rapportées par Libération.