Selon BFM - Faits Divers, Khalid Cheikh Mohammed, présenté comme le « cerveau » des attentats du 11 septembre 2001 à New York, fera l’objet d’un procès en 2028. Capturé en mars 2003 au Pakistan, cet homme de 61 ans est l’un des dirigeants les plus recherchés du groupe djihadiste Al-Qaïda. Son jugement, initialement prévu plus tôt, a été repoussé à plusieurs reprises, notamment après l’annulation en juillet 2025 de l’accord de plaider coupable qu’il avait signé.

Ce qu'il faut retenir

  • Khalid Cheikh Mohammed, considéré comme le principal organisateur des attentats du 11-Septembre, sera jugé en 2028 après des années de procédure.
  • Il a été arrêté en mars 2003 au Pakistan par les autorités américaines, alors qu’il était recherché depuis les attaques de 2001.
  • En juillet 2025, un accord de plaider coupable avait été signé, avant d’être annulé par la cour d’appel de Washington, prolongeant ainsi le processus judiciaire.
  • Ces attentats, perpétrés par Al-Qaïda, ont causé la mort de près de 3 000 personnes à New York, Washington et en Pennsylvanie.

Un procès attendu depuis plus de vingt ans

Khalid Cheikh Mohammed, souvent décrit comme un lieutenant clé d’Oussama ben Laden, avait été arrêté près de deux ans après les attentats qui ont marqué un tournant dans l’histoire contemporaine. Son procès, initialement envisagé dans le cadre militaire à Guantanamo, a été marqué par des reports successifs. L’annulation de son accord de plaider coupable en juillet 2025 a repoussé une issue rapide à ce dossier judiciaire complexe.

Selon les éléments rapportés par BFM - Faits Divers, les autorités américaines peinent à trouver un cadre juridique adapté pour juger cet homme, dont le rôle central dans les préparatifs des attaques a été largement documenté. Son avocat a évoqué, à plusieurs reprises, les conditions de sa détention prolongée et les pressions exercées sur lui pendant son interrogatoire.

Le contexte des commémorations et l’impact durable des attentats

Chaque année, les États-Unis commémorent les attentats du 11-Septembre, un événement qui a profondément transformé la politique internationale et la société américaine. En 2025, les commémorations ont eu lieu en pleine campagne électorale, reflétant encore l’importance symbolique de cette date. Le président Joe Biden, comme ses prédécesseurs, a appelé à l’unité nationale lors de ces hommages, soulignant l’impact durable de cette tragédie.

Le site du World Trade Center, aujourd’hui reconstruit, reste un lieu de mémoire où des victimes continuent d’être identifiées, près de 25 ans après les faits. En 2023, deux nouvelles victimes ont été reconnues grâce à des analyses ADN, tandis que des morceaux d’avions, rescapés de l’effondrement, ont été retrouvés lors de fouilles ultérieures.

« Les attentats du 11-Septembre ont changé le cours de l’histoire américaine et mondiale. Leur répercussion se ressent encore aujourd’hui dans les politiques de sécurité et les relations internationales. »
— James Cohen, professeur d’études américaines à l’université Paris 3 Sorbonne Nouvelle

Les défis judiciaires et les questions en suspens

Le procès de Khalid Cheikh Mohammed soulève plusieurs enjeux, notamment celui du cadre juridique applicable. Les autorités américaines ont longtemps débattu entre un procès civil et une procédure militaire, ce dernier choix étant critiqué pour son manque de transparence. Par ailleurs, les conditions de détention du principal accusé, notamment son isolement prolongé, ont été dénoncées par ses avocats comme une forme de torture psychologique.

En 2019, une étude scientifique avait révélé que les faisceaux lumineux du mémorial du 11-Septembre perturbaient la migration de 160 000 oiseaux chaque année. Ce détail, bien que mineur, illustre la manière dont cet événement continue de marquer la société américaine, bien au-delà de son impact direct.

Et maintenant ?

D’ici 2028, le calendrier judiciaire pourrait encore évoluer, notamment en fonction des décisions rendues par les tribunaux américains. Les proches des victimes et les associations de défense des droits humains attendent que ce procès apporte enfin des réponses définitives sur les responsabilités de Khalid Cheikh Mohammed. Par ailleurs, les commémorations annuelles du 11-Septembre pourraient, comme chaque année, raviver les débats sur la mémoire de cette tragédie et ses conséquences géopolitiques.

Pour l’instant, la question de la date exacte du début du procès reste ouverte, tout comme celle des éventuelles révélations qui pourraient émerger au cours des audiences. Une chose est certaine : près de 25 ans après les attentats, l’histoire judiciaire de ce drame n’a pas encore livré tous ses secrets.

Plusieurs reports ont été enregistrés en raison de la complexité du dossier, notamment après l’annulation en juillet 2025 de l’accord de plaider coupable signé par l’accusé. Les autorités judiciaires peinent à trouver un cadre adapté, entre procès civil et procédure militaire, et doivent également gérer les conditions de détention de l’accusé, dont les avocats dénoncent les traitements comme une forme de torture psychologique.