La société Disneyland Paris a été condamnée ce 2 septembre 2026 pour homicide involontaire dans le cadre de la mort d’un technicien survenue en 2023, selon BFM - Faits Divers. Le tribunal judiciaire de Melun a retenu la responsabilité de l’établissement pour manquement à ses obligations de sécurité, entraînant le décès d’un employé de 42 ans, prénommé Thomas Moreau, lors d’un accident lié à une attraction.

Ce qu'il faut retenir

  • Condamnation de Disneyland Paris pour homicide involontaire dans la mort d’un technicien en 2023.
  • Le tribunal de Melun a retenu un manquement aux obligations de sécurité de la part de l’établissement.
  • L’accident est survenu sur une attraction où le technicien intervenait pour des travaux de maintenance.
  • L’employé, âgé de 42 ans, a trouvé la mort lors de l’incident.
  • La décision de justice a été rendue ce 2 septembre 2026.

Selon les éléments de l’enquête, Thomas Moreau travaillait sur une attraction lorsque l’accident s’est produit. Les investigations menées par les autorités judiciaires et les services de sécurité de l’établissement ont révélé que les procédures de sécurité n’avaient pas été respectées lors de l’intervention du technicien. Disneyland Paris avait alors fait l’objet de poursuites pour ne pas avoir garanti un environnement de travail conforme aux normes en vigueur.

Dans son jugement, le tribunal a estimé que l’absence de mesures de sécurité adaptées avait directement contribué au décès de l’employé. Les magistrats ont souligné que l’établissement, en tant qu’employeur, avait failli à son obligation légale de protéger ses salariés. La condamnation intervient après plusieurs mois de procédures judiciaires et d’audiences au cours desquelles les avocats de la défense avaient plaidé la complexité des normes et la responsabilité partagée avec le sous-traitant intervenu sur l’attraction.

Les proches de la victime ont salué la décision, qualifiant la condamnation de « première étape vers la justice ». « Cela fait trois ans que nous attendons que la vérité éclate », a déclaré Sophie Moreau, la sœur de la victime, lors d’une conférence de presse organisée après l’annonce du verdict. Elle a ajouté : « Cette condamnation envoie un message fort : les entreprises doivent respecter leurs obligations, surtout quand des vies sont en jeu ».

« Le tribunal a considéré que Disneyland Paris n’a pas mis en place les mesures nécessaires pour éviter ce drame. La négligence est avérée. »
Me Laurent Dubois, avocat des parties civiles

Du côté de Disneyland Paris, la direction a réagi en indiquant qu’elle « prend acte de la décision » et qu’elle « étudie les voies de recours possibles ». Dans un communiqué, l’établissement a rappelé son engagement « en faveur de la sécurité de ses employés et de ses visiteurs ». « Nous continuons à coopérer pleinement avec les autorités judiciaires et à améliorer nos protocoles », peut-on lire dans le texte. Aucune date n’a encore été fixée pour un éventuel appel.

Cette affaire rappelle les risques encourus par les techniciens intervenant sur des attractions en fonctionnement. En 2019, un accident similaire avait déjà eu lieu à Disneyland Paris, entraînant la mort d’un employé de 38 ans lors d’une maintenance sur une attraction aquatique. À l’époque, l’établissement avait été mis en cause pour des manquements aux normes de sécurité, mais aucune condamnation pénale n’avait été prononcée.

Et maintenant ?

La condamnation de Disneyland Paris pourrait avoir des répercussions sur les procédures internes de l’établissement en matière de sécurité. Les prochaines étapes judiciaires pourraient inclure un appel de la part de la direction, tandis que les autorités du travail pourraient renforcer les contrôles sur les attractions du parc. Une enquête administrative est également attendue pour déterminer si d’autres manquements similaires existent au sein de l’entreprise.

Cette décision intervient dans un contexte où les questions de sécurité au travail sont de plus en plus scrutées, notamment dans les secteurs à haut risque comme celui des parcs d’attractions. Les syndicats du secteur ont d’ailleurs appelé à une refonte des protocoles de maintenance dans l’ensemble de la profession.

Reste à voir si cette condamnation marquera un tournant dans la gestion des risques par les grands groupes comme Disneyland Paris, ou si elle restera un cas isolé dans un paysage où les accidents du travail, bien que rares, peuvent avoir des conséquences dramatiques.

Disneyland Paris peut faire appel du verdict dans un délai de dix jours à compter de la notification du jugement. Si l’appel est déposé, la procédure pourrait s’étendre sur plusieurs mois, voire années. Par ailleurs, les parties civiles pourraient demander des dommages et intérêts supplémentaires lors de la phase civile du procès.

Selon les informations disponibles, l’attraction impliquée dans l’accident a été temporairement fermée pour inspection après l’incident. Aucune confirmation officielle n’a été donnée sur son éventuel réouverture, mais les autorités judiciaires et administratives pourraient exiger des modifications structurelles avant toute reprise d’activité.