Un suspect de 23 ans a été écroué en début de semaine pour le meurtre d’une femme de 71 ans dans l’Eure, où il aurait tenté de dissimuler son crime en mettant le feu à l’habitation. Selon nos confrères du Figaro, les investigations menées par le parquet d’Évreux ont révélé des éléments troublants, dont des traces génétiques compatibles avec l’accusé sur les lieux du drame.
Ce qu'il faut retenir
- Un homme de 23 ans, déjà condamné pour des faits de vol, violences et agressions sexuelles, est mis en examen pour homicide volontaire, incendie et vol.
- La victime, une septuagénaire, présentait des lésions génitales évoquant de possibles violences sexuelles, selon le procureur d’Évreux.
- L’incendie s’est déclaré le 20 août 2026 à Saint-Sébastien-de-Morsent, où la femme a été retrouvée inanimée par des voisins.
- Des traces génétiques du suspect ont été retrouvées en plusieurs points de la maison, bien qu’il nie toute implication.
- L’enquête se poursuit sous la direction d’un juge d’instruction pour déterminer si des violences sexuelles ont été commises.
Un incendie suspect suivi d’un décès
Tout a commencé le mercredi 20 août 2026, lorsqu’un incendie s’est déclaré dans une maison située à Saint-Sébastien-de-Morsent, dans l’Eure. Comme le rapporte le Figaro, les secours ont été alertés vers 18h30 et ont découvert la locataire, une femme de 71 ans, inconsciente dans sa salle à manger. Les voisins, qui l’avaient extraite des lieux, ont signalé aux gendarmes avoir remarqué un individu suspect dans la rue peu avant l’incendie. Ce dernier, vu en train de discuter avec la victime moins d’une heure plus tôt, a rapidement attiré l’attention des enquêteurs.
La victime a été transportée en urgence à l’hôpital, où elle est décédée quelques heures plus tard des suites d’un traumatisme crânien. Les médecins légistes ont par ailleurs relevé « des hématomes, des tuméfactions et du sang sur le visage », ainsi qu’un foulard attaché autour de son cou. Autant dire que les circonstances de sa mort laissaient déjà présager une intervention violente.
Des violences à caractère sexuel évoquées
Le procureur de la République d’Évreux, Rémi Coutin, a indiqué dans un communiqué que les autopsies avaient révélé « la présence de lésions génitales » chez la victime, laissant craindre d’éventuelles « violences à caractère sexuel ». Ces éléments, couplés aux hématomes visibles sur son visage, renforcent l’hypothèse d’une agression avant sa chute mortelle. Comme l’a précisé le magistrat, les causes exactes de sa mort restent à confirmer, mais les premières constatations orientent vers un scénario bien plus sombre qu’un simple accident.
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La victime est décédée d’un traumatisme crânien consécutif à de multiples chutes ou chocs »,a-t-il ajouté, sans pour autant écarter la possibilité d’un acte délibéré. Les enquêteurs étudient désormais toutes les pistes, y compris celle d’un geste criminel.
Un suspect déjà connu des services de police
L’homme de 23 ans, domicilié à Saint-Sébastien-de-Morsent, a été rapidement identifié grâce aux témoignages des riverains et aux images de vidéoprotection. Selon nos confrères du Figaro, il était déjà connu des forces de l’ordre pour des antécédents judiciaires lourds : vols, violences et agressions sexuelles figuraient au nombre de ses condamnations passées. Placé en garde à vue dès le lendemain de l’incendie, il a nié toute implication dans les faits, malgré les preuves matérielles recueillies sur place.
Les enquêteurs ont en effet retrouvé des traces génétiques compatibles avec lui en plusieurs points de la maison, notamment sur des objets manipulés par l’agresseur présumé. Face à ces éléments, le parquet d’Évreux a décidé de le mettre en examen pour homicide volontaire, incendie volontaire et vol, avant de le placer en détention provisoire dans l’attente de son procès. La procédure suit désormais son cours sous le contrôle d’un juge d’instruction.
En attendant, les habitants de Saint-Sébastien-de-Morsent restent sous le choc. Le drame rappelle, une fois de plus, la nécessité d’une vigilance accrue au sein des quartiers résidentiels, où la proximité entre voisins peut aussi faciliter l’identification rapide de comportements suspects.